lundi 28 juin 2010

Une toute petite chose...

Avec le temps, les années passant, je me rends de plus en plus compte que les gens ont une fausse image de moi. Et c'est bien frustrant, tiens. Croire que je suis celle que je ne suis pas et inversement, fichtre, ça finit par me perturber.
Mais ce n'est pas toujours facile d'en parler, de dire "ouh la la, détrompe-toi, je ne suis pas du tout comme ça!" parce que, d'une, les gens ne t'en parlent pas forcément, et de deux, ben ils ne te croient pas (sont cons, les gens, parfois).

Prendre conscience de cette fausse image que je véhicule a été le plus douloureux pour moi. Les réflexions des uns, l'avis de Jules, les regards des autres m'ont fait comprendre tout cela. 

Et il y en a des clichés à mon sujet! Froide, distante, orgueilleuse, trop sûre d'elle. Et surtout, SURTOUT : forte et courageuse. Les gens de mon entourage croient que je suis capable de traverser n'importe quelle tempête et de m'en remettre en 30 secondes. Du coup, certains en profite pour se reposer à 200% sur moi, car de toute façon, j'assure en permanence.

Eh bien non!! Je ne suis ni forte, ni courageuse. Je suis une petite chose qui doute en permanence, qui se cherche, qui a besoin d'amour, d'amis, de chaleur humaine et de respect. Car, ce que les gens ne savent pas, c'est que mes blessures sont béantes et se referment rarement. Que la moindre contrariété, la moindre injustice, le moindre manque de respect dans mon entourage me met immédiatement le coeur à l'envers. Il m'a fallu un bon mois pour me remettre de la distribution des primes de fin d'année dans ma boîte, où ceux qui gagnent le moins n'ont rien eu, non RIEN. Quand ma copine perd son procès contre son ex pour la garde de sa fille, alors que c'est un connard fini. Quand Jules me balance des vacheries qui devraient me passer par-dessus la tête depuis le temps qu'on se connaît, mais non.

Ma vie est un crève-coeur permanent. Et  pour survivre, il me faut nécessairement une carapace (qui se fissure trop souvent) et un peu de toupet, pour avancer. Mais sous la carapace, il y a un coeur qui bat à 200 à l'heure. Après 33 années à faire "semblant", j'ai décidé de m'ouvrir aux autres et de montrer celle que je suis réellement. En douceur, en commençant ici. En espérant qu'avec le temps, j'arriverai à le crier un peu plus haut et un peu plus fort.

4 commentaires:

  1. Bonsoir,

    C'est toujours difficile quand on est une personne fragile de retirer sa carapace pour montrer aux gens que l'on est pas si fort que ça .... mais tu viens de faire un grand pas je pense ...

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  2. hei! bien sur, que nous avons touts besoin d'amour et d'amitié! il y a des gens qui se font une fausse idée de nous, c'est vrai! et un être humain est complexe, il n'est pas jute fort et courageux, ou il est mais il peut aussi être timide et sensible... mais connaitre quelqu'un ça prend du temps, de l'envie, et ça certains l'on pas!

    soi toi même et en paix avec toi! il y à que ça qui compté, puis après les autres ils verrons...ou pas...

    ;-)

    bises

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  3. je te comprends bien, pendant trop longtemps j'ai fait semblant d'être celle qu'on attendait que je sois. et puis j'ai décidé d'être moi et même si ça surprend parfois les gens, tu n'en seras que mieux avec toi-même.

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  4. avec beaucoup d'amies je suis pause café, celle qui se tait et qui écoute, pour qui tout va toujours bien mais depuis quelque temps j'en ai marre j'ai aussi envie d'avoir une épaule, être dans des relations où la réciprocité existe même si j'induis par mon comportement (je pose des questions histoire de ne pas parler de moi par exemple) une image en décalage avec celle que je suis...je te reçois donc 5 sur 5)

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