Comment ça, tu ne connais pas encore Le Côte-Rotie? Le nouveau restaurant qui a ouvert à la Croix-Rousse début février? Mais si, enfin, rue de Belfort, à la place du Canut sans cervelle, juste à côté du Cassoulet Whisky Ping-Pong! Tu ne peux pas le rater!
Alors, comme c'est bientôt le week-end, qu'il fait beau et que ça donne envie de sortir de sous la couette, pourquoi ne pas aller y goûter leur brunch? Le samedi ou le dimanche, de 10h à 16h, tu peux déguster, au choix un brunch classique, à agrémenter de plein de petites choses : oeufs, charcuterie, fromage. Ou alors tu peux opter pour le wine brunch que tu peux accompagner, entre autres, de lyonnaiseries.
Ce restaurant très convivial t'accueillera aussi bien en famille qu'entre amis. J'ai personnellement testé le brunch classique attablée avec une sacrée bande de copines blogueuses (la dream team lyonnaise et une sympathique invitée marseillaise!) et je me suis régalée de tartines, viennoiseries, céréales, jus d'oranges fraîchement pressées et oeufs brouillés au St-Marcellin! Non, je n'ai pas laissé ma part au lion, en même temps tous mes sens étaient en éveil, difficile de résister à la tentation!
En semaine, le Cote-Rotie est un restaurant traditionnel, avec carte, menus, plats du jour et prix tout doux! And last but not least : un menu enfant offert pour l'achat d'un plat! J'en ferais presque ma cantine, tiens.
Donc, tu notes, tu y vas ce week-end et tu m'en diras des nouvelles!
Résumé : un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles qui n'ont jamais été éclaircies. Il doit remonter à des événements souvent très lointains pour suivre les traces de la mystérieuse "souris bleue".
Ma lecture : cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu un roman policier capable de me tenir en haleine. Je dénoue souvent l'intrigue trop tôt et c'est très frustrant. Avec La souris bleue, je n'ai pas deviné la fin de l'histoire avant l'heure, alors évidemment, je l'ai dévoré jusqu'au bout.
Même si le dénouement n'est pas à la hauteur de mes exigences en matière de polars, j'ai beaucoup aimé le style corrosif et l'humour de l'auteur. Et je suis une grande fan des histoires parallèles des protagonistes qui finissent par se croiser. J'avais découvert ce style avec Manhattan Transfer de John dos Passos et je l'ai retrouvé ici, à un autre niveau, bien sûr.
Un livre qui se lit avec beaucoup de plaisir, donc et qui ne laisse pas au lecteur le temps de s'ennuyer.
Zebda is back dans les bacs depuis le 23 janvier et je me suis empressée d'acheter l'album. J'ai découvert Zebda grâce à Jules à l'époque de l'album Essence ordinaire, et je suis tombée amoureuse de la musique de ce groupe, découvrant les deux albums qu'ils avaient sorti auparavant mais qui n'avaient pas connu autant de succès, L'arène des rumeurs et Le bruit et l'odeur.
Après 10 ans d'absence et des carrières développées chacun de son côté, décision a été prise de reconstituer le groupe et de sortir un nouvel album, Second tour, pour mon plus grand bonheur. Car celui-ci encore tient toutes ses promesses : à la première écoute on découvre, à la deuxième on savoure, à la troisième on saute sur place en reprenant les refrains en coeur. Incroyable comme cette musique a la capacité de m'embarquer si rapidement. J'aime les paroles coup de poing de Magyd Cherfi, l'accent chantant de Mouss et Hakim. Et surtout, j'aime ce mélange de musiques, du rock, du reggae, du dub, des sonorités maghrébines.
J'aime Zebda car c'est un groupe qui me parle, parce que, bien que plus âgés que moi, Magyd, Mouss et Hakim sont, comme moi, issus de l'immigration, enfants de la deuxième génération.
Parce que, comme moi, ils ont grandi dans des cités au milieu des HLM et qu'ils ont réussi à s'intégrer, à être de vrais Français.
Parce que ce sont de vrais Français mais qu'ils gardent en eux leurs racines, ils savent d'où ils viennent et ont été confrontés plus souvent qu'à leur tour au choc de deux cultures.
Parce qu' ils prennent du recul sur les problèmes de l'immigration et ne comprennent pas toujours pourquoi il est si difficile de s'intégrer (à écouter absolument, Le théorème du châle, qui traite de la question du voile chez les femmes musulmanes).
Je les ai déjà vus sur scène et c'est de la bombe, comme ils passent à Lyon en avril, je serai forcément de la partie. Si tu veux connaitre les dates de leur tournée, tu peux aller faire un tour sur leur site (ICI).
Et en cadeau bonus, le clip de leur dernière chanson, Le dimanche autour de l'église :
La semaine dernière, j'ai été interpelée par un reportage sur France Info qui traitait de la nouvelle campagne de sensibilisation contre la consommation de drogues. Dans ce reportage, il y avait un extrait audio d'une vidéo actuellement en ligne : on y entendait des jeunes du "tierquar" dealer du cannabis à grand renfort de langage ouech ouech. Sur le coup, je fulmine, je n'en peux plus de cette stigmatisation systématique et je décide tout de go d'écrire un article à ce sujet. Mais comme j'aime faire les choses correctement, je suis allée voir la vidéo en entier auparavant et c'est tant mieux car du coup, cela me permet de mesurer mes propos.
Donc, pas spécialement de stigmatisation des cités dans ce clip, juste une vue globale de ce qu'ils appellent l'envers du décor. D'ailleurs, le voici, cela te permettra de te faire une idée.
Pourquoi ce billet, alors? Je ne suis pas, mais alors pas du tout une consommatrice de cannabis, j'ai déjà fumé et, comment dire, comme j'aime boire de l'alcool et que je suis sujette aux "bad trip" quand je couple les deux, j'ai choisi mon camp : pour me détendre, me faire plaisir ou faire la fête, je bois de l'alcool. Voilà, ça c'est dit, avant qu'on vienne s'imaginer que je suis une fumeuse invétérée de shit.
Ce qui ne m'empêche pas de penser que l'interdiction du cannabis ou de l'herbe est une vaste fumisterie. Oui, le cannabis c'est la drogue, c'est le mal, je n'irai pas dire le contraire. Mais on tolère tellement d'autres drogues dans notre beau pays, l'Etat se fait tellement de fric sur la vente d'alcool et de tabac, pourquoi continuer à faire croire aux gens que le cannabis est pire que l'alcool ou le tabac?
Je connais aussi bien des alcooliques que des gens qui savent boire modérément. Toutes classes sociales confondues. L'addiction a une drogue n'est pas l'apanage des classes sociales modestes. Tout comme je connais tout type de consommateurs de cannabis et d'herbe : des médecins, des flics, des marginaux, des gens de la classe moyenne comme vous et moi. Des gens bien sous tous rapports. Qui consomment chacun de façon différente, un petit pétard de temps en temps pour le plaisir, pour certains le pétard quotidien qui détend en fin de journée, pour d'autres encore une consommation addictive de plusieurs joints par jour. Ce sont des gens que je fréquente régulièrement, que je connais bien et à qui je pourrais tout à fait confier mes enfants si besoin.
Quand Omar Sy remporte le César du meilleur acteur dans Intouchables, personne ne fait référence à la scène où il fait fumer un joint à François Cluzet pour le soulager de ses douleurs. Personne ne crie "quelle honte!" quand Antoine de Caunes propose un petit pétard en direct à Karine Viard pour la consoler de ne pas avoir obtenu le César de la meilleure actrice. Pourquoi? Parce que tout le monde connait quelqu'un qui fume de l'herbe. Point barre. On ne va pas en faire un fromage.
Lors de mes deux grossesses, j'ai été obligée de me sevrer de mes petites drogues à moi. Je n'ai eu aucun souci pour l'alcool. J'ai mis un peu plus de temps pour la cigarette mais, tant que j'étais enceinte, cela ne m'a pas manqué. Mais quand j'ai dû arrêter le sucre pour cause de diabète gestationnel, j'ai pleuré ma race, j'ai été malheureuse et j'ai vraiment été obligée de me sevrer (pour mieux retomber dedans après avoir accouché). Le sucre est une drogue dure, on en trouve partout, dans tous les aliments, et personne ne dit rien.
La scène du deal dans la campagne de sensibilisation est réaliste. Les jeunes sont agressifs, ils vendent pour se faire de l'argent. Ils savent que c'est illégal et qu'ils peuvent se faire choper, mais c'est un marché. Un marché qui pourrait disparaitre si l'Etat acceptait enfin de légaliser. Oh, je ne me fais pas d'illusion, il y aura toujours d'autres drogues à vendre sous le manteau. Mais il serait grand temps d'admettre que le cannabis et la marijuana sont des drogues "douces", en tout cas au même titre que l'alcool et le tabac. Et cela permettrait déjà de régler une partie des problèmes. Une partie seulement, je sais, mais il faut bien un commencement.
Synopsis : Un jour, il n'y a pas si longtemps, une petite fanfare de la police
égyptienne vint en Israël. Elle était venue pour jouer lors de la
cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Seulement à cause
de la bureaucratie, d'un manque de chance ou de tout autre concours de
circonstance, personne ne vint les accueillir à l'aéroport. Ils
tentèrent alors de se débrouiller seuls, pour finalement se retrouver au
fin fond du désert israélien dans une petite ville oubliée du monde. Un
groupe de musiciens perdu au beau milieu d'une ville perdue. Peu de
gens s'en souviennent, cette histoire semblait sans importance...
Ce film ne date pas d'hier (2007), mais je n'ai découvert ce petit bijou cinématographique que la semaine dernière.
Anti-hollywoodien par excellence, les longs silences et les plans rapprochés comblent le vide avec une intense émotion.
Très intimiste, il évoque de manière pudique et humble le conflit israélo-palestinien, une rencontre fortuite entre juifs et musulmans. Sans toutefois prendre le spectateur à parti pour l'un ou l'autre camp. Car ici, il n'y a pas de camp, juste de belles rencontres entre des êtres humains un peu largués, chacun à sa façon, des rencontres qui font tomber les préjugés et abrogent toute religion.
Un petit message d'espoir, sans doute, de bon sens, très certainement.
Jeudi dernier, j'ai regardé le reportage d'Envoyé Spécial sur l'abattage de la viande, le même reportage qui a provoqué chez Marine Le Pen, dès le lendemain, une poussée de rhétorique haineuse sur la viande halal et un déplacement direct à Rungis du nain de service. C'est dans ce genre de situation que le choix des mots est crucial et ici, encore une fois, nous avons la preuve de raccourcis langagiers qui deviennent malveillants et, avouons-le, poussent à la haine raciale.
Le reportage de France 2 devait dénoncer, au départ, les conditions d'hygiène non respectées dans les abattoirs... Au final, il ne fait que stigmatiser l'abattage rituel. Je me demande toujours pourquoi certains journalistes ne font pas leur travail à fond et pour qui ils travaillent pour détourner ainsi l'information.
Qu'est ce que l'abattage rituel? Un sacrificateur habilité par la mosquée égorge l'animal vivant en prononçant les paroles sacrées et en veillant à ce que l'animal ait la tête tournée vers la Mecque. A aucun moment il n'est fait mention de cette spécificité dans les propos des journalistes qui ne font que dénoncer l'égorgement de l'animal. Dans ce cas, pourquoi utiliser les termes inappropriés, si ce n'est dans le but de provoquer une polémique?
Le problème n'est donc pas une question de religion, c'est une question d'argent, d'équarrisseurs trop cupides pour prendre le temps de faire leur travail correctement. Pourquoi le reportage se limite t-il aux bovins et aux ovins? Pourquoi ne pas avoir enquêté dans un abattoir pour porcins et vérifier ainsi les normes d'hygiène? Pourquoi ne pas faire référence à la fête du boudin traditionnelle dans les villages français où l'on égorge le cochon sans prendre le temps de l'étourdir auparavant?
Oui, le reportage "la viande dans tous ses états" est choquant et
dévoile de graves dysfonctionnements dans les abattoirs, en terme de
respect de cette loi qui oblige à étourdir l'animal avant de l'abattre,
à l'exception de la viande destinée à la consommation halal. Oui, il y a de graves manquements dans la traçabilité de la viande. Mais la viande que l'on achète au supermarché et qui provient d'un animal égorgé sans qu'on le sache, n'est pas halal, quoi qu'on en dise. Cessons d'attiser le feu de l'islamophobie pour rien, surtout en cette période d'élections présidentielles. Que les journalistes fassent leur travail en toute objectivité, sans parti pris, et étonnamment, je suis certaine que le discours sera différent.
La rubrique jeudi société : toutes les semaines (ou presque!), l'analyse d'un fait de société, mon point de vue, mes coups de gueule.
Je pensais passer à travers la déferlante Beyblade, je me suis faite avoir... Mais je n'avais pas prévu le deuxième effet Kiss Cool...
C'est quoi le troisième effet secondaire? Jouer aux toupies nuit gravement à la croissance des petits garçons qui passent leur journée un genou à terre? Lumbago précoce? Tendinite de l'épaule?
Il m'aura à l'usure, ce gosse, je le sens bien parti...