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vendredi 30 septembre 2011

Même pas mal! - Bilan de septembre

Déterminé!
Enfin, si, un peu mal, quand même, les cervicales et de la fatigue, beaucoup. Beaucoup de mal à récupérer, aussi. Mais ce n'est pas faute de dormir, pourtant.

Bon allez, septembre, c'est fait. 

La rentrée, check : Lolotte au CM1 (nom de Dieu, le CM1, mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire dans une vie antérieure pour que le temps passe si vite??), j'ai failli pleurer de rage le jour de la rentrée parce qu'elle a été séparée de toutes ses meilleures copines, 3 dans une classe, 3 dans l'autre et ma Lolotte toute seule au milieu. Cet enfoiré de directeur n'a même pas daigné répondre au mail où je lui demandais de la changer de classe, je ne dois pas en valoir la peine! M'en fous, je lui enverrai les honoraires de la pédo-psychiatre et il peut toujours se brosser pour que j'anime un stand de la kermesse à la fin de l'année. Parce que Lolotte et l'école, c'est une longue histoire, c'est du Gainsbourg en puissance, "je t'aime, moi non plus". Et en attendant, qui c'est qui se ronge les sangs? Bibi. Of course.

Chacha, quant à lui est entré en grande section de maternelle et sait presque lire!  Quelle fierté sur son visage quand il arrive à déchiffrer un mot ! Mais la fatigue en fin de journée se transforme souvent en grosses colères et c'est épuisant pour les nerfs. "Tu ne me comprends pas!" qu'il me dit. Fâcheux, il va peut-être falloir que j'arrête de faire comme si tout était évident pour le cadet de la famille et que je lui consacre un peu plus de temps...

Activités extra-scolaires, check : 2 activités chacun, 1 sportive, 1 artistique. 1000 euros en moins. Je crois que je vais investir dans le loisir, ça marche du feu de dieu. Et moi, je reprends le théâtre la semaine prochaine, bonheur!!

Le boulot, check : mi-temps accordé, auto-entreprise lancée, bureau presque équipé... J'appréhende la masse de travail assez sereinement, ce qui signifie chez moi café et cigarettes. Fleurs de bach pour lutter contre l'anxiété et euphytose pour mieux dormir le soir. Zen, je te dis!!

La famille, check : aucune nouvelle du front. Les baby-boomers sont à la retraite et n'ont que faire de la nouvelle génération. Grand bien leur fasse.

Les anniversaires, check : soirée pyjama de Lolotte bien réussie, Chacha tourne à deux invitations par mois à des anniversaires, il va falloir prévoir le budget en conséquence!!

La météo, check : l'automne arrive enfin la semaine prochaine, je n'en peux plus de cette chaleur, il y a un temps pour tout!! Des piqûres de moustique en septembre, non mais on marche sur la tête, ma bonne dame. Bon, j'avoue, la petite bière en terrasse avec les copains à 23h, ce n'est pas désagréable...

La politique, check : DSK est enfin rentré dans ses pénates et c'est BIENTÔT la fin des primaires socialistes. Je frôle l'overdose...

Et enfin, le scoop du mois : Chacha a abandonné sa tétine à l'insu de son plein gré, l'ayant bassement oublié dans la voiture un soir, il est tombé sur deux parents épuisés qui n'avaient pas envie de ressortir la chercher. Bientôt une semaine, je suis fière de mon bonhomme même s'il  réclame encore de temps en temps sa sucette, il l'aura bien méritée, sa toupie Pegasus!!

Et l'année ne fait que commencer...

Promis, prochain billet, j'arrête de raconter ma vie...

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mardi 20 septembre 2011

Malbouffe et société qui perd la boule

La semaine dernière, j'ai ressenti un besoin compulsif d'équiper mon nouveau bureau en fournitures. Profitant de mon mi-temps et de la rentrée des classes, je suis allée à l'hypermarché du coin le vendredi matin. Accessoirement, je pensais que de bonne heure, je pourrais passer à travers les queues interminables. Mais je suis d'une naïveté sans limites, évidemment qu'il y a plein de gens qui vont faire leurs courses le vendredi matin au lieu d'être au travail (tandis que moi, je travaillais, nuance!). Tout le monde en RTT le même jour, et comme c'est la crise, les caddies sont pleins.

Justement, j'ai eu tout le loisir d'étudier les caddies pendant mes 20 minutes d'attente à la caisse. C'est Jules qui m'a donné ce goût de l'observation, on peut apprendre plein de choses sur les gens juste en regardant le contenu d'un caddie. Essaye, tu vas voir, ça vaut le détour. Il y avait un jeune couple devant moi, une petite vingtaine d'années, à peine. Tous les deux en RTT, je suppose, ils faisaient les courses alimentaires pour le week-end.

Dans le caddie, du soda, des plats préparés, quelques légumes, et tout, absolument tout à prix discount. Les premiers prix, quoi, tu sais, le pouce en l'air qui te dit que tu as bien vu le paquet tout en bas du rayon.

Je sais qu'il ne faut pas faire de généralités, mais cela génère toujours en moi des questionnements existentiels sur la façon de vivre des gens. 

Tout d'abord, le culte du temple de la consommation me laisse plus que sceptique. J'aime bien faire du shopping à mes heures et flâner parfois dans les rayons, mais de là à le faire toutes les semaines, réglée comme une horloge, il faudrait me payer pour cela! Je trouve de plus en plus insupportables ces hangars où l'on trouve de tout, à profusion et où les gens se ruent juste pour le plaisir d'acheter, même à crédit, alors que certains galèrent pour payer le loyer à la fin du mois. Comprends pas.

Ensuite, je suis toujours surprise de voir à quel point les français se nourrissent mal. Mais vraiment mal. Je veux dire, il y a une époque où c'était à la mode, mais maintenant tout le monde sait que l'industrie agro-alimentaire est une vaste fumisterie qui se fiche éperdument de la santé du citoyen lambda. Comment peut-on sciemment laisser son argent à des commerçants qui vous vendent de la merde en boite, passez-moi l'expression. Je ne suis pas une ayatollah du bio et du naturel, loin de là, Picard fait encore partie de mes compagnons de fortune quand je rentre épuisée le soir et qu'il faut bien nourrir mes oisillons. Toutefois, j'essaye de faire en sorte que cela reste exceptionnel et, quitte à payer un peu plus cher et à manger moins en quantité, je préfère acheter ma viande chez le boucher, mon fromage chez le fromager, mes légumes sur le marché auprès du producteur local et mes oeufs sont bio, issus de poules élevées en plein air. Alors, c'est vrai, ça demande du temps. Pour prendre ce temps, j'ai un petit salaire, Jules aussi, je vis dans un petit appartement et je pars en vacances en France. Mais au moins, je mange BIEN et ça, ça n'a pas de prix.

Pour en finir avec mes réflexions, je ne peux m'empêcher d'imaginer que ce sont, encore une fois, les plus pauvres qui trinquent et qui n'ont pas les moyens de manger correctement. Ou peut-être n'ont-ils pas reçu l'éducation pour (moi non plus, d'ailleurs, avec ma culture ouvrière, je n'allais pas bien loin, mais j'ai eu la chance - car oui, pour moi c'est une chance - de rencontrer les bonnes personnes au bon moment, ce qui m'a permis de prendre du recul). Et ce monde qui marche sur la tête,  ce foutage de gueule décomplexé de la part de ceux qui nous gouvernent me fatiguent et me pèsent de plus en plus. A l'heure où la malbouffe commence à faire des ravages sur la santé, on nous bassine avec des slogans pitoyables tout en nous balançant des publicités outrancières pleines de sucres et de graisses. Et que fait le Français? Rien, il se laisse faire, parce qu'il est devenu aussi mou du cerveau que la nourriture insipide qu'il ingurgite.

Cela me fait penser que j'ai très envie de lire le livre de Morgan Sportès, Tout, tout de suite, sur l'affaire Halimi : il y évoque un vide culturel en France et j'ai hâte de connaître son point de vue sur la question, j'ai bien peur de ressentir la même chose.

Oui, je sais, je passe du coq à l'âne. Quoi que.

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vendredi 16 septembre 2011

Autoentrepreneur et fonctionnaire : j'ai franchi le cap

Je pensais même que cela allait être plus compliqué que cela, mais contrairement à mes attentes, toutes les portes se sont ouvertes devant moi. Depuis 15 jours, je suis officiellement fonctionnaire à mi-temps et autoentrepreneur le reste du temps. Et maman aussi, mais ça je l'étais déjà avant.

Depuis 15 jours, je me donne corps et âme à mes nouvelles fonctions. 

Au boulot, j'ai quitté mon poste de secrétaire pour devenir chargée de communication. Alors qu'avant, j'étais seule entre les 4 murs de mon bureau, je me retrouve en open space avec 3 autres collègues. Impossible de travailler, de se concentrer sur la rédaction d'une newsletter : ça téléphone, ça parle dans tous les sens, ça rigole tout seul devant son écran. On entre dans notre bureau comme dans un moulin : ce n'est plus un service comm', c'est le bureau des pleurs, un planning familial, une permanence syndicale voir un café-théâtre pour les quelques bout-en-train de service qui ont besoin de se donner en spectacle. Moi, je souris, j'écoute, je communique, on me paye pour ça. Intérieurement, je me liquéfie en considérant la pile de travail qui me reste à abattre et le petit mi-temps hebdomadaire qui m'est octroyé pour le faire. Je suis sollicitée de toute part, tout le monde veut mon avis sur tout : je cours de réunion en réunion, je remanie des textes, je corrige des coquilles. Je me dis qu'ils sont complètement fous de me faire confiance, j'ai perdu tout mon savoir-faire en la matière. Je ne sais pas faire un communiqué de presse. Je n'aime pas parler aux journalistes. Mais non, ils ont l'air content. Pour le moment, en tout cas.

Le reste du temps, je travaille pour moi. J'ai de la chance d'avoir un bureau en dehors de la maison : certes, il n'est pas encore meublé, certes il n'y a pas encore internet, mais c'est déjà un bon début. En attendant, je bosse à la maison. Enfin, j'essaye. Parce qu'il y a un peu de repassage à faire, sans oublier les courses, inscrire les enfants aux activités extra-scolaires, aller acheter des fournitures. Ne pas se laisser déconcentrer, il y a du pain sur la planche. Alors, j'avance, j'avance, je n'entends plus rien ni personne, je bosse le jour, la nuit.

Au milieu de tout cela, il y a les enfants. Et Jules aussi. Mais Jules, ce n'est pas pareil. Il est autant à fond que moi dans ce projet que nous espérons commun un jour.
Les enfants, c'est différent. Je veux leur consacrer un maximum de temps, je ne les vois pas grandir, je m'en veux beaucoup. Pourtant, j'ai souvent une patience au ras des pâquerettes et une envie subite de les encastrer dans le mur quand ils s'engueulent et se tapent dessus. En général, c'est quand je suis au téléphone, comme ça j'ai bien la honte sur 5 générations. Ou parfois, j'ai des envies de prendre un billet d'avion, comme ça, sur un coup de tête, et de partir loin : ils sauront bien se débrouiller sans moi. Non? Bon. Non, au lieu de ça, comme j'ai quand même baissé mon salaire en prenant ce mi-temps (et que je n'ai pas encore émis une seule facture, mais ça va bien venir!!), j'ai viré la nounou au passage (mais dans les formes, hein) et je me coltine avec Jules les allers-retours à l'école le midi deux fois par semaine.

Mais je suis comblée, pleine d'énergie et de bonne fatigue le soir. Je dors comme un loir. Je suis heureuse de me lever le matin et de bosser à nouveau comme une malade. Le seul travers que je vois à tout cela, et dont je vais devoir me méfier, c'est mon exigence vis-à-vis de moi-même. Je veux être au top partout, être la nana qui assure. En même temps, je n'ai pas le choix : les enfants sont H24 avec nous, Jules bosse comme un dératé lui aussi, on compte grave sur moi au boulot... Même les copains du théâtre m'ont choisie comme "personne ressource" => quand on ne sait pas, on appelle Madame Sophie!!

Alors parfois, avec la fatigue, je me laisse gagner par l'ultra moderne solitude, mais j'efface du revers de la main. Et je continue d'avancer.
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jeudi 8 septembre 2011

Lectures de l'été, en vrac!

J'étais partie, avec le Katherine Pancol, pour faire un billet pour chacune de mes lectures estivales, mais le temps passe et mes lectures de l'été vont bientôt se retrouver en automne, alors je vais faire simple et concis. Je disais donc, dans un précédent billet, que j'avais lu les trois premiers tomes de Harry Potter en un mois, et que j'avais lu un livre "d'adulte" entre chaque volume. Les voici :
 


 Résumé du livre :

Elevée dans une ferme du Midwest, Tassie Keltjin s'installe en ville pour ses études. Cette vraie 'country girl' n'a jamais pris l'avion, sait à peine ce qu'est un taxi et n'a jamais franchi la porte d'un restaurant chinois. Elle a 20 ans et tout à découvrir. Elle plonge avec euphorie dans ce tourbillon de nouveautés : le campus, les cinémas, les longues discussions entre amis... Mais cette Amérique qui l'enchante, loin de l'univers où elle est née, est en pleine crise. Le 11 Septembre a eu lieu quelques semaines plus tôt. Le pays déclare la guerre à l'Afghanistan. Le tableau idyllique se décompose. Le couple qui l'emploie pour garder Mary-Emma, leur fille adoptive, est de plus en plus étrange, et la couleur de peau de l'enfant (elle est métisse) confronte chaque jour Tassie au racisme ordinaire.

Si tu aimes les intrigues à rebondissement, ce livre n'est pas pour toi. Tout le long du roman, le lecteur se laisse porter par le quotidien de Tassie. On a l'impression de se retrouver juste derrière elle et de la suivre dans sa vraie vie : sa recherche d'emploi, ses études, sa relation avec Mary-Emma. Il ne se passe pas grand'chose du début jusqu'à la fin, le rythme est très lent, mais il laisse le temps au lecteur de savourer chaque mot, chaque ambiance, chaque paysage si bien décrit.

Un très beau livre, à savourer dans le calme!





Résumé du livre :

Quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse, Nathan est poursuivi par le souvenir de la pire nuit de sa vie : lors d'une fête organisée par son employeur de l'époque, une jeune femme a disparu. Seuls lui et Bob, une vieille connaissance, savent ce qui s'est passé, et tous deux ont juré qu'il en serait toujours ainsi.

Des années plus tard, par une nuit pluvieuse, Bob est à la porte de Nathan avec de terrifiantes nouvelles. Face à un Bob méconnaissable et dangereusement déterminé à faire voler en éclats leur serment, Nathan est prêt à aller loin, très loin, pour protéger le monde qu'il s'est soigneusement construit...


C'est en lisant la critique faite par Filou sur son blog Baz'art que j'ai été tentée par ce polar. Je suis une fan éminente du roman policier et celui-ci ne m'a pas déçue, même s'il n'a rien d'extraordinaire non plus. Va donc lire Filou ici, il en parle nettement mieux que moi.


 

Résumé du livre :

C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, le CFR 'Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations. C'est l'histoire de quelques unes des plus grandes supercheries de notre époque, de Laïka, la première chienne dans l'espace, qui n'a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n'a pas découvert l'Amérique ; des fausses archives de la Stasi. C'est l'histoire d'un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille. C'est l'histoire d'une bande d'amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire. C'est, d'une certaine façon, l'histoire de notre siècle.
Sans conteste mon coup de coeur de l'été. Cadeau de Jules pour mon anniversaire, il s'était laissé conseillé par une vendeuse à qui il avait exposé par le menu mes lectures préférées. J'ai sauté de joie en ouvrant le paquet parce que j'étais contente d'avoir un nouveau pavé à lire, mais j'avoue avoir été très dubitative devant la 4ème de couverture, loin d'être persuadée de me laisser emporter par cette histoire de falsificateurs. Que nenni, le roman s'est révélé plus que passionnant et je suis complètement tombée dedans. D'ailleurs, je lis actuellement la suite des aventures de Sliv, Les éclaireurs, car je meurs d'envie, comme lui, de connaitre la finalité du CFR. C'est dire si l'intrigue est bien menée du début à la fin du premier volume (mais chaque livre peut se lire indépendamment). Bref, à lire sans tarder!

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dimanche 4 septembre 2011

Il va falloir me changer ce look, Martine...

Enfin! Finis les best of d'"On n'est pas couché", Ruquier était de retour hier soir, avec sa toute nouvelle équipe. Exit les Zemmour et Naulleau, ceux que j'appelais la fouine et le gros nounours et qui me sortaient par les yeux. Enfin du neuf, du frais, de la féminité surtout, avec Natacha Polony et Audrey Pulvar!!

Ah, Audrey Pulvar, enfin une journaliste qui crève l'écran ! Elle est belle, elle est intelligente, elle est de gauche, tout ce qui me convient! La seule journaliste à avoir osé prendre clairement position contre Guerlain et ses propos racistes contre les nègres (de toute façon, ils n'ont été que deux à relever ces propos indignes, elle et Dieudonné...), avec son fameux "eh bien, le nègre, il t'emmerde!!" d'Aimé Césaire. Une journaliste qui assume ses origines, sa négritude, qui n'a pas sa langue dans la poche, je suis fan!

Et puis, Martine Aubry en invitée politique, l'année commence fort! Je n'ai jamais caché mon penchant pour la gauche et en cet période pré-électorale, la gauchiste qui sommeille en moi a parfois tendance à se réveiller brusquement et à s'insurger. Tu es prévenu(e), hein, je risque de pousser de bonnes gueulantes dans les mois à venir! 

Donc, la Martine, j'avais hâte de l'écouter, parce que j'en ai un peu ras le pompon des primaires socialistes qui n'en finissent pas, de la langue de bois, impossible de se forger une opinion!! Je l'aime bien, Martine, j'ai été une grande fan de son papa à l'époque où il était encore dans la course, alors bon, comme je me dis que les chiens ne font pas de chats... voilà, quoi.

Martine, si tu passes par là, sache néanmoins que ton look d'hier a totalement effacé, voire discrédité ton discours politique. Je ne t'écoutais plus, je te regardais, et je ne cessais de me dire que le peuple français, très branché superficialité, bling bling et gouaille, n'allait pas avoir envie d'élire  une gentille petite dame au look provincial, un peu coincée, au langage châtié, tellement old school. Je dis ça pour toi, Martine, François et Ségolène essayent de faire des efforts de leur côté, j'ai bien peur que tu sois obligée d'y passer toi aussi.

Allez Martine, yes, you can, je t'en supplie, fais quelque chose!!
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jeudi 1 septembre 2011

Lecture de l'été : La valse lente des tortues de Katherine Pancol

C'est Jules qui m'a offert ce livre fin juillet pour mon anniversaire. Il avait vu trainer dans ma bibliothèque Les yeux jaunes des crocodiles et a pensé que j'aimerais bien lire la suite.

Résumé du livre :
Qu'un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s'en moque désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l'argent de son best seller, celui que sa sœur Iris avait tenté de s'attribuer, payant cruellement son imposture dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance à Londres dans une carrière de styliste à la mode. Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu'au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier. Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l'aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible d'oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l'a chavirée. Le bonheur est en vue, à condition d'éliminer l'inquiétant Lefloc-Pinel, son voisin d'immeuble, un élégant banquier dont le charme cache bien trop de turpitudes. 


C'est très frustrant de lire du Katherine Pancol, je trouve. En effet, elle a le don d'écrire des histoires qui embarquent le lecteur sans qu'il s'y attende. Chaque fois que je me plonge dans l'un de ses livres, je m'abandonne pendant des heures à la lecture, j'enchaine les chapitres, je n'arrive plus à poser mon bouquin et faire autre chose. 

Néanmoins, ses personnages m'agacent, ils me semblent trop caricaturaux, ils ne peuvent pas exister en vrai. Joséphine qui semble si parfaite comparée à sa garce de soeur, un scénario un peu tordu de serial-killer, des adolescents ultra raisonnables, ce n'est pas la vraie vie. C'est Dallas, c'est Santa Barbara, c'est Melrose Place et ça ne me parle pas. 

Et c'est quand même frustrant d'arriver à lire quasiment d'une traite un roman tout en se disant que cela manque franchement de réalisme et que l'intrigue est carrément tirée par les cheveux.

J'aime? Je n'aime pas? Difficile à dire. Un roman agréable pour la période estivale, mais duquel il ne faut pas attendre grand-chose non plus.
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J'ai testé pour vous : le Futuroscope

Alors, j'annonce la couleur d'entrée de jeu, je n'aime pas les parcs d'attractions. Jamais tu ne me verras trainer mes enfants à Eurodisney, Astérix ou Walibi. Non, non, non. Je sais, je suis sectaire, mais je préfère dépenser tout cet argent en livres ou cinéma, bref, quelque chose de moins futile à mon sens.

Comme Lolotte me tanne depuis des années pour aller dans un parc d'attractions, je me suis dit que le Futuroscope était une façon de couper la poire en deux : du ludique et du pédagogique, en plus on était dans le coin, en plus c'était son cadeau d'anniversaire (tu vois, je ne suis pas si sectaire que ça).

Me voilà donc perdue dans le Poitou un 15 août, en famille, il est 9h et je franchis les portes d'entrée du Futuroscope. Petite astuce : j'avais pris et imprimé mes billets en ligne, ce qui m'a permis d'éviter la queue au guichet.

Il est assez agréable de se balader dans le parc où des espaces verts sont bien aménagés. Au niveau fonctionnel, rien à dire. Un personnel souriant, serviable, des fontaines à eau, des poubelles pour le tri sélectif des déchets. Très bien.

Pour le reste, eh bien, ça laisse grandement à désirer. Les attractions n'ont rien de spectaculaire et pour le côté pédagogique, on repassera. J'en ai bien fait la moitié et je n'en garde aucun souvenir impérissable. Je donne la meilleure note à Van Gogh, les Voyageurs du ciel et de la mer et les Astromouches qui ont réussi à me toucher. Pour les autres (et là, je pense plus spécifiquement à Louisiane, Monstre des Mers, les Animaux du Futur), je trouve clairement qu'on nous prend pour des cons, il y aurait tant de choses à dire sur ces sujets mais là c'est vraiment réduit au minimum syndical. Sans compter qu'on nous parle comme si on était des neuneus (oui, je sais ça s'adresse principalement aux enfants, mais personnellement je ne parle pas neuneu à mes enfants, tu vois?).

En ce qui concerne les commerces : dans les boutiques de souvenirs, j'ai trouvé les prix très chers, impossible d'acheter un truc intelligent sans se ruiner, ça m'a gonflée, du coup nous sommes revenus bredouille! Enfin, j'ai testé un restaurant "La crêperie volante", les salades sont bien sympas mais les crêpes qui se veulent high tech sont beurk, beurk (moi aussi je peux faire des crêpes, ouvrir des boîtes de conserves et mettre le contenu dessus, fingers in ze nose). Du coup, ça m'a paru bien cher pour ce que c'est.

Enfin, le pompon sur la Garonne, le spectacle nocturne : une nullité absolue! Bon, le son et lumières au-dessus du plan d'eau, passe encore, c'est joli, tu fais des oh et des ah, comme le soir du 14 juillet quoi. Mais le scénario est ultra bidon, ultra américanisé (ça veut rivaliser avec Walt Disney, mais ça ne lui arrive pas à la cheville pour le côté magique) une ambiance Intervilles ou Camping des Flots Bleus, au choix, bref j'ai trouvé cela affligeant.

Un bilan plus que mitigé donc, et si je parle beaucoup d'argent dans ce billet, c'est que j'en ai laissé énormément juste pour une journée au Futuroscope (les entrées pour 4 personnes + 2 nuits d'hôtel + les repas + le trajet) et que j'estime ne pas en avoir eu du tout, du tout pour mon argent. Je m'attendais à un parc s'approchant de la Cité des Sciences à Paris, mais je me suis fourvoyée. Et c'est bien dommage, car il y a énormément de potentiel au Futuroscope et de choses très intelligentes à mettre en place.

Mais le prochain parc d'attractions (s'il y a) pour moi, ce sera La Villette et rien d'autre, c'est certain.
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