Pages

jeudi 21 avril 2011

Bilan de compétences #7 : cinquième entretien

Cinquième et avant-dernier! 

Autant vous dire que je suis grave énervée depuis le précédent entretien, mais dans le bon sens du terme, car j'ai retrouvé l'énergie pour avancer et cesser de me complaire dans une pseudo léthargie qui me fermera encore plus de portes à long terme.

Pendant cette séance, ma conseillère a établi la liste de mes compétences, à partir de documents que j'ai rédigés : elle m'avait demandé de mettre par écrit quelques unes de mes réalisations professionnelles ou extra-professionnelles en précisant bien les compétences mobilisées pour chacune de ces réalisations. En recoupant mes différentes expériences, elle a mis en valeur mes compétences les plus récurrentes, les a hiérarchisées et rédigées en fonction du vocabulaire très incentive des Ressources Humaines que je suis loin de maîtriser.

Quand elle a finalisé ce travail, "ah ouais, quand même" sont les premiers mots qui sont sortis de ma bouche. Certes, je n'ai pas fait l'ENA, certes ce ne sont que des mots sur une feuille. Mais elle a réussi à valoriser toute mon expérience professionnelle depuis 10 ans et en m'expliquant que, oui, dorénavant, j'ai le droit de faire valoir ces compétences. Et donc de croire en moi. D'être capable de penser que je suis compétente et donc de le défendre auprès d'employeurs potentiels.

Alors, c'est vrai, ça fait un peu placebo tout ça et concrètement, je ne sais pas encore comment je vais réussir à exploiter les fruits de ce bilan de compétences. Mais à ce jour, j'ai (presque) repris confiance en moi et c'est juste énorme (rapport à un gentil commentaire anonyme laissé sur mon précédent billet qui me disait que je perdais mon temps avec ce bilan de compétences, or tout ce qui me redonne confiance en moi et me permet de m'absenter de mon lieu de travail n'est jamais une perte de temps!)

Pas de devoirs pour le prochain entretien, c'est ma conseillère qui va travailler sur la synthèse du bilan!

J'ai fini par écarter la piste de la formation, trop onéreuse pour le moment. En temps voulu, je pense que je pourrai obtenir une Validation des Acquis de l'Expérience à Bac+5, ce qui ne m'empêche pas, en attendant, de suivre des formations courtes en mobilisant mon DIF.

Mais surtout, je travaille déjà sur mon nouveau projet car c'est décidé... je monte ma boîte! il faut que je pose les choses par écrit, que je définisse les étapes, mais en septembre 2011, il faut absolument que ma vie prenne un nouveau tournant professionnel. Croisons les doigts pour que ça marche et pour que je sois assez courageuse pour mener à bien ce projet, je n'ai pas vraiment un tempérament à prendre des risques à la base!

Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 14 avril 2011

L'homme qui a baissé les bras

Cet homme, vous ne le connaissez pas. Un anonyme parmi tant d'autres. Qui le restera à jamais.

Je connais un peu cet homme, la cinquantaine, un habitant du lointain village natal de mes parents. 

Un homme engagé. Militant.  Très investi dans la vie de son village, il a soutenu, lors des dernières élections locales, un candidat qui se disait indépendant des partis politiques. "Soutenu" est un mot faible, il l'a aidé à faire campagne, l'a encouragé, a milité pour lui.

Grand adepte de la protection de l'environnement et de la sauvegarde du patrimoine, il a mené des actions "coup de poing" pour obtenir gain de cause et il y est parvenu. Il a dénoncé la corruption, les abus de biens sociaux, toujours du côté du bien collectif. 

Un homme intègre, honnête, loyal, qui a réussi à réconcilier les habitants en proie à des querelles de voisinage ou d'intérêts personnels.

Ce matin, en ouvrant ma page Facebook, je suis tombée sur des dizaines de messages de condoléances, d'hommages destinés à cet homme. J'ai tout de suite compris que nous l'avions perdu. Un accident? Emporté par la maladie?

Non. Un message d'adieu et une balle dans la tête. Un départ inattendu, rapide, sans concessions. Parce qu'il était fatigué de lutter, de se battre contre des moulins. Parce qu'il a perdu la foi, parce qu'on l'a déçu, parce qu'il est allé de désillusion et désillusion. Quelques jours auparavant, le fameux candidat "apolitique" retournait sa veste et s'engageait aux côtés du parti "ennemi". Pour avoir assisté de loin à son militantisme, je pense pouvoir affirmer qu'il ne s'en est pas remis.

Ce matin, avant d'apprendre la nouvelle, j'étais dans le métro, plongée dans "Les heures souterraines" de Delphine de Vigan. Une lecture difficile pour moi, car chaque mot me parle, me bouleverse, me transporte dans une réalité que j'ai réussie à fuir. Et puis, une heure après, la mort de cet homme, brutale, violente.

Moi qui le croyais si fort, si déterminé, qui étais en admiration devant toutes ses actions militantes, je découvre sa fragilité et je ne peux m'empêcher de me questionner sur ma propre fragilité par rapport à la sienne. Comment, LUI, a pu perdre la foi? Comment un homme comme lui a pu baisser les bras, abandonner, ne plus croire en l'être humain? 

Il est parti en laissant des documents compromettants, pour que d'autres reprennent le flambeau et poursuive la lutte à sa place. Il n'avait plus la force, d'autres, face à ce geste, sauront certainement lui rendre ce dernier hommage.

Étrange monde que le nôtre, où la souffrance morale parvient à prendre le pas sur tout le reste. Même une personne au caractère bien trempé et pleine de détermination n'arrive plus à faire face à la violence de cette société. Imaginez alors ce qu'il doit en coûter aux plus faibles...
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 8 avril 2011

J'ai testé pour vous : le dentiste pédiatrique

Mon Chacha, bientôt 5 ans, a des dents de lait aussi joliment alignées qu'elles sont fragiles. Malgré une brossage de dent régulier pratiqué par la main parentale, figure-toi qu'il a réussi à attraper non pas une mais deux caries. Rien que ça. Sur des dents de lait. Gonflé, le môme.

Il a commencé à se plaindre dès qu'il mangeait et moi, mère indigne, je ne me doutais même pas que cela puisse venir d'une carie (je ne voyais rien!). Mais face à ses pleurs répétés, j'ai décidé de l'emmener chez le dentiste.

Tu ne sais pas quel métier faire plus tard? Deviens dentiste pédiatrique! Je n'imaginais pas que cette spécialité était aussi rare, surtout dans une grande ville comme Lyon.

Car, tu t'en doutes, premier réflexe, je l'ai emmené chez le dentiste "de famille", enfin celui de Jules. Qui a refusé de le soigner. Puis chez mon dentiste. Itou. Puis chez le dentiste de ma belle-mère. Rebelote. Juste une carie, hein, enfin deux.

Tu avais peur du dentiste quand tu étais plus petit(e)? Tu avais tort! C'est lui qui avait peur de toi! Trouver un dentiste pour soigner un enfant de moins de 6 ans, c'est la croix et la bannière. A partir de 6 ans, certains veulent bien pratiquer quelques soins, à condition que les enfants soient sous gaz hilarant.

J'ai fini par trouver la perle rare, dans la périphérie de Lyon.  J'ai déjà pris mon prochain rendez-vous pour dans 6 mois, le cabinet ne désemplit pas.

Déjà, quand tu arrives, tout n'est que douceur : la musique, l'ambiance, la secrétaire médicale qui parle tout doucement et qui ressemble à une fée et enfin THE dentiste, tout aussi douce, calme, belle, parfaite. Je te jure, ces nanas, elles ont au moins Bac+14 en psychologie de l'enfant, c'est pas possible autrement.

Pour le premier rendez-vous, pas de soins, le dentiste essaie de connaître les habitudes alimentaires et d'hygiène de l'enfant, c'est une rencontre qui se fait avec les parents et l'enfant (50 euros, non remboursés). Elle a offert une brosse à dent à Chacha, nous a ré-expliqués les règles d'or d'un bon brossage, a fait le tour de sa bouche, constaté, radiographié, et enfin prescrit deux rendez-vous pour des soins sous anesthésie locale.

(J'ouvre une petite parenthèse : quand j'étais petite et que j'allais chez le dentiste, jamais, au grand jamais, il ne m'a proposé de piquouse, il me soignait à vif, je levais le doigt dès que j'avais mal. Enfoiré).

Et là, tu te dis que jamais, au grand jamais, ton môme ne laissera entrer une seringue dans sa bouche sans avoir, au préalable, provoqué un séisme de magnitude 5 sur l'échelle de Richter parce que tu l'auras ligoté tel le pied d'une femme enceinte de 9 mois dans des spartiates en plein été.

Eh, eh. Elles n'ont pas Bac+14 en psychiatrie comportementale de l'enfant hystérique pour rien, les petites dames. Elles ont tout prévu! Les lunettes de soleil, le dessin animé, la récompense à la fin, un sourire de princesse, une voix d'ange, beaucoup de gentillesse et une patience en or.

Et ça marche. Mon Chacha s'est laissé soigner sans broncher, courageusement, tout seul (les parents doivent rester dans la salle d'attente). Et il y est retourné, content, sans aucune crainte. Mon fils AIME aller chez le dentiste!!

Testé, donc, et largement approuvé, par contre, cela a un coût : les tarifs sont élevés, certains soins ne sont pas remboursés. Si tu as une bonne mutuelle, tu as tout compris!
Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 6 avril 2011

La comédie des erreurs, mise en scène Dan Jemmett

Tu n'aimes pas le théâtre? Tu vas l'adorer!

Tu ne comprends rien à Shakespeare? Dan Jemmett va te réconcilier avec la littérature anglaise!

Si cette pièce est programmée vers chez toi, n'hésite pas un instant et prends-toi vite une place avant que cela ne soit complet.

L'oeuvre de Shakespeare est complètement détournée et transposée à notre époque. Avec comme musique de fond (enfin "de fond", à fond plutôt!) des tubes des années 80, dans un décor de guinguette, où la bière coule à flot. C'est parti pour 1h40 de fou rires, de quiproquos, de comique de répétition, de farce.

Photo :  Mario del Curto


5 comédiens qui interprètent au moins 10 personnages, avec une énergie folle et une folle envie de partager avec le public. Une performance, à coup sûr. Talentueux, magistral!

Photo :  Mario del Curto


Bientôt dans ta ville? Chatenay Malabry, Aix en Provence, Saint Brieuc, Thonon, Quimper, cours, dépêche-toi!
Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 5 avril 2011

Bilan de compétences #6 : quatrième entretien

Bientôt la fin! Plus que deux rendez-vous et je pourrai enfin avoir un bilan sur l'état de mes compétences à ce jour.

Pour commencer cet entretien, ma conseillère et moi avons parlé des portes qui se sont fermées et de celles qui ont du mal à s'ouvrir, après mes recherches. Et oui, il faut l'avouer, c'est compliqué. Car la fonction publique est une prison dorée. Tu as la sécurité de l'emploi et ton salaire augmente avec l'ancienneté, c'est vrai. Je pense que cela peut parfaitement correspondre à des personnes qui ne se posent pas trop de questions. Ce qui n'est malheureusement pas mon cas. Et plus je développe ce travail d'introspection, plus je me sens pousser des ailes et des envies de quitter la cage...Ce n'est, évidemment pas aussi simple que cela.

Nous avons également travaillé sur mes intérêts : mes activités préférées, mes traits de caractère, mes motivations. Plus un travail sur la personnalité, donc.

J'arrive de plus en plus à savoir ce que je ne veux plus "subir" ou faire au travail : c'est déjà un point positif! Mais il me faut encore creuser pour atteindre l'épanouissement professionnel. 

L'idéal serait la voie de la formation, il faudrait que je parvienne à obtenir un congé de formation professionnelle. Et surtout à pouvoir me payer la formation : car j'entre dans le cadre de la formation continue et il n'y a rien à moins de 3000 euros, même dans les universités publiques (pour une école privée, il faut compter minimum le double). Bien entendu, aucun financement n'est possible. Il ne me reste plus qu'à trouver un mécène ou à priver ma famille de vacances pendant une année, mais ça, je n'arriverai jamais à m'y résoudre.

J'ai le cerveau en ébullition! Le bilan de compétences est si dense, si intrusif dans l'inconscient, je ressors de chaque entretien complètement épuisée.

Mes devoirs pour la prochaine fois : établir mon profil de force (ce que j'aime faire / ce que je sais faire), prospecter encore et encore pour trouver une formation, mettre par écrit toutes les pistes envisageables à court ou moyen terme pour me sentir mieux au travail, faire le point sur les activités complémentaires légales quand on est fonctionnaire, terminer de rédiger mes réalisations (ce que j'ai pu réaliser de concret dans ma vie, au niveau professionnel et extra-professionnel, les preuves tangibles de ce que je sais faire, en somme mes "réussites"). Et ça, c'est pas de la tarte!!
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 4 avril 2011

Ce petit chemin, qui sent la noisette...

Du soleil, du soleil, du soleil, oh oui!!  

Fini le dopage à la vitamine D, je peux enfin me nourrir de lumière naturelle!

Finies les journées interminables enfermés à la maison, à ne plus savoir comment occuper les enfants!

A nous les promenades, les pique-niques, les pieds dans l'eau, les cabanes dans les bois.

Et, ô joie suprême, pouvoir enfin savourer le bonheur d'avoir...des enfants qui ont grandi! Bien sûr, on fait toujours attention, on les guette du coin de l'oeil, on les observe s'inventer de nouveaux jeux, rencontrer de nouveaux copains. 

Mais plus besoin de courir après le petit dernier pour qu'il ne tombe pas dans la rivière, ni de galérer avec la poussette dans des chemins de forêt peu praticables. Enfin, on peut randonner, marcher, se soulager derrière un arbre sans avoir à sortir tout le barda (sac à langer / couches / lingettes). Une bouteille d'eau que l'on partage, un paquet de gâteau, une pomme pour le goûter. Adieux les petits pots, les compotes, les petites cuillers, les  biberons. Enfin de vraies balades de "grands", à faire des ricochets dans l'eau, à se cacher derrière les buissons.

Le bonheur ultime? Le square, en pleine ville. Pouvoir se poser pendant une heure et BOUQUINER, en sachant que Lolotte et Chacha vont s'éclater dans les toboggans, balançoires et autres cages à poules sans avoir besoin d'accourir de peur de finir la journée aux urgences.

Juste lever le regard de temps en temps, jeter un oeil par-dessus les lunettes, et replonger dans son roman.

JOUISSIF, tout simplement.

Ma petite participation à Un lundi parmi tant d'autres, que tu peux retrouver chez Chrys et Zaza!
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 1 avril 2011

Travail et rythme biologique

Cette semaine, j'ai fait une découverte phénoménale. Révolutionnaire. Pour mon nombril, en tout cas.

Je travaille depuis 10 ans maintenant. Il y a eu la période travail "avant les enfants", où j'avais des horaires plutôt cools, 9h30-18h, j'avais le temps de dormir le matin et de profiter de ma soirée. Je pouvais abattre dix heures de travail d'affilée, je déployais un maximum d'énergie dans la journée.

Et puis, il y a eu la période travail "avec les enfants". Il faut avouer une chose, quand même : le jour où tu décides d'avoir des enfants, tu fais une croix définitive sur ta liberté. Même si tu prends le temps de penser à toi, de te ménager, de te reposer, ta vie est désormais conditionnée par celle de tes mômes. C'est un fait.

A fortiori, ta relation au travail est différente : quand ton petit bébé d'amour a été malade toute la nuit, ne te laissant ainsi pas le loisir de reposer ton cerveau et/ou tes mains qui ont carburé toute la journée au taff, mais que tu dois quand même te lever le lendemain pour aller travailler, comment dire, tu manques un peu de fraicheur et le travail te semble alors nettement plus fastidieux (ceci est un exemple parmi d'autres).

Depuis que j'ai repris le travail, après la naissance de Lolotte, je trouve qu'il y a un truc qui cloche. Je suis très souvent fatiguée. Lorsque je rentre du boulot le soir et que je dois enchainer sur ma 2ème journée de maman, je suis lessivée d'avance. L'horaire 18h-21h, je le maudis : je n'ai qu'une envie, dormir. 

Au début, je pensais, à juste titre d'ailleurs, que c'était lié au fait d'avoir des enfants, ça rajoute quand même un certain nombre d'heures de "travail" en plus dans la journée.

Oui, mais, il n'y a pas que cela! J'ai eu l'occasion d'expérimenter une journée où j'ai suivi mon rythme biologique et le résultat est bluffant. J'ai enfin compris quelles étaient les moments de la journée où je pouvais être productive professionnellement, et les moments où j'avais besoin de repos. En respectant mon horloge biologique, je me suis sentie de bien meilleure humeur et beaucoup plus disponible pour les enfants.

Je ne suis pas une scientifique, mais cela m'a semblé tout à coup tellement évident! Et je trouve bien dommage que cela ne puisse pas s'appliquer au monde du travail. Car je doute que mon employeur apprécie ma sieste de 14h à 16h et mon travail nocturne! Eh oui, je suis personnellement du matin et du soir. Levée dès 6 heures, je suis capable d'abattre beaucoup de tâches jusqu'à 13h, mais ensuite, il faut me ficher la paix. Je suis à nouveau disponible à partir de 16 heures et ce jusqu'à une heure avancée de la nuit.

Je suis quasiment persuadée que si chaque être humain avait le droit de prendre en compte son rythme biologique dans le cadre de son travail, les répercussions ne pourraient qu'être positives et le rendement meilleur. Travailler dans un cadre serein et apaisé parce qu'on nous autorise à écouter notre corps, ce serait génial, non? Évidemment, il faudrait un cadre minimum, pour éviter les abus. Mais moi, je rêve d'un travail que je pourrais moduler en fonction de ma "vitalité".

C'est complètement utopiste, bien sûr, mais je suis sûre qu'on réduirait assez rapidement le trou de la Sécu!
Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...