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jeudi 31 mars 2011

Cantine vs midi chez la nounou

Voyons voir, tout a commencé en 2005, lorsque Lolotte est entrée en petite section de maternelle. Voilà donc plus de 5 ans que je me prends la tête avec cette histoire de repas du midi. Je suis peut-être certainement une mère à haute teneur en chiantitude, j'en conviens. Mais l'admettre ne m'aide pas à résoudre le problème.

Donc, tout a commencé en 2005, lorsque mon premier bébé a fait ses premiers pas à l'école : comme je travaillais, il était hors de question pour moi d'inscrire ma Lolotte a la cantine et de lui imposer des journées interminables. Et puis la cantine, beurk, quoi, ça donne moyen envie. J'ai donc trouvé une assistante maternelle agréée n°1 qui a bien voulu prendre en charge ma fille le temps de midi et j'étais très contente de mon choix.

Sauf que (eh oui, tu penses bien, si c'était aussi simple, je n'aurais pas besoin de cracher ma Valda!) : nounou n°1 avait des principes un peu bizarres, genre faire manger des saucisses 8 fois dans le même mois, genre ne pas donner la suite du repas si le gamin n'aime pas ce qu'il y a dans son assiette. J'ai compris qu'il y avait un problème quand, en récupérant ma Lolotte à la garderie un soir, on me dit que je devais lui donner plus de goûter car elle était affamée. Or, ce n'était pas moi qui l'affamait mais bien sa nounou qui la privait de fromage et dessert si elle n'aimait pas le plat principal... Exit nounou n°1!!

Je passe sur nounou n°2 dont je me suis séparée non pas parce qu'elle nourrissait mal mes enfants mais pour d'autres raisons bien plus obscures et plus graves, mais là n'est pas la question.

Quand j'ai embauchée nounou n°3, c'était pour qu'elle récupère mon Chacha le midi, tandis que Lolotte, sa grande soeur, allait à la cantine 4 fois par semaine (oui je sais, je suis une mère indigne). Je la connaissais bien, je l'avais vue fonctionner avec les autres enfants, je m'étais dit que c'était THE ONE, je lui ai donc confié mon Chacha sans broncher.

Sauf que... elle, si parfaite au début, est loin d'être un cordon bleu en vérité, plus rédhibitoire encore, n'a pas vraiment des notions de diététique et pas du tout la même conception des bonnes manières que nous. 

Ainsi, pour résumer, voici ce qui compose invariablement les repas de Chacha chez sa nounou le midi : 

Entrée : taboulé ou salade de carottes, rien n'est fait maison, tout est acheté sous vide. Parfois, quelques tomates viennent agrémenter ce festin.

Plat principal : riz / pâtes / pommes de terre / petits pois avec nuggets / poulet / steack haché / saucisses. Parfois, les haricots verts s'invitent au menu.

Fromage

Dessert : yaourt / flan / crème dessert. Une fois dans le mois, une banane ou une pomme.

Pompon sur la Garonne, à partir du fromage, les enfants sont autorisés à sortir de table et à finir leur repas assis par terre, en regardant la télé.... Tous les midis, cela va de soi...

Alors oui, je suis chiante et j'avoue, cela ne me convient pas DU TOUT. Mes enfants se tiennent très mal à table à la maison et ne mangent pas équilibré et ça, ça me saoûle graaaaaave.

Donc, j'envisage, l'année prochaine, d'inscrire Chacha à la cantine tous les midis : certes, ce n'est pas de la haute gastronomie, mais au moins, les repas sont équilibrés et il y a un cadre à respecter.

Sauf que... (quand je te dis que c'est une vraie torture, cette affaire!!), les retours de cantine de ma Lolotte sont loin d'être glorieux : l'enfant doit goûter chaque plat qui lui est servi, mais s'il n'aime pas, il peut laisser son assiette. Résultat des courses? Une gamine qui boulotte du pain en guise de repas et qui garde cette vilaine habitude le soir à la maison!!

Argggg! Bon, je fais quoi, moi alors? J'arrête de travailler pour pouvoir nourrir mes enfants comme il faut? Je revois à la baisse mes prétentions concernant mes enfants?

Comment tu fais, toi?
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mardi 29 mars 2011

Bilan de compétences #5 : troisième entretien

Je suis moyennement satisfaite de ce troisième entretien. J'ai travaillé sur mes devoirs, mais rien n'en est ressorti. Ma conseillère et moi avons discuté à nouveau de mon parcours, j'ai un peu le sentiment de tourner en rond....

Mon travail sur la création d'entreprise n'a pas vraiment abouti : peut-être suis-je trop frileuse pour me lancer ainsi dans l'aventure...

D'après ma conseillère, je manque cruellement de confiance dans ce que je fais et je minimise tout le temps mon travail : je n'assume pas les responsabilités que j'endosse, je me positionne toujours comme une exécutante. Elle est marrante, je suis fonctionnaire, moi, la seule fois où j'ai eu des velléités de responsabilités, on m'a bien vite remise à ma place! Avec le temps, je me suis auto-formatée pour rentrer dans le moule et c'est bien difficile d'en sortir!

Autre point : ma conseillère pense que je me sens lésée d'avoir arrêté mes études à Bac+4 et qu'une année de formation pour obtenir  Bac+5 contribuerait au moins à mon épanouissement personnel et à avoir une meilleure opinion de moi-même. Sur ce point, elle n'a pas tort!

Sauf que je viens de faire le tour des formations qui pourraient m'intéresser et les portes se ferment les unes après les autres... Cela semble compliqué d'intégrer un master directement en 2ème année, mais je n'ai pas les moyens de prendre un congé formation sur deux ans... Sans compter mon rêve de Sciences Po qui vient de partir en fumée...

La séance a fini par un test de personnalité, j'aurai les résultats lors de notre prochaine rencontre. J'adore faire ces tests, mais honnêtement, je ne comprends toujours pas comment on arrive à dégager quoi que ce soit de judicieux à partir des résultats.

Je suis un peu démoralisée aujourd'hui, cette impression que je n'y arriverai jamais devient obsédante. Je pense que c'est un passage obligé dans un bilan de compétences et qu'il faut le surmonter. Pourtant, j'ai envie de tout abandonner, de m'enfermer chez moi et de travailler pour moi, écrire, me faire plaisir, rendre service à ceux qui en ont besoin, apprendre des choses qui me passionnent, sans avoir jamais à me soucier du salaire à la fin du mois... Que des choses bien réalistes, en somme!

Espérons que le prochain rendez-vous me remontera le moral!
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vendredi 25 mars 2011

Bientôt le week-end : aux urnes, citoyens!

Bon, parlons peu, parlons bien, je te préviens, je ne vais pas faire dans la dentelle.

62,12% d'abstention dans mon canton dimanche dernier pour les élections cantonales. 62,12%. Les bobos étaient trop occupés à manger des huîtres en terrasse ou à profiter de la dernière neige en montagne pour daigner voter. Rien à foutre du Conseil Général, si ça se trouve, ils ne savent même pas ce que c'est. Ou alors, ils ont assez d'argent pour ne pas avoir à se soucier des problèmes de solidarité sociale ou d'aménagement du territoire. Je pencherais plutôt pour cette deuxième option.

Moi, ça me scie une jambe, ce genre de comportement. Est-ce que tu sais ce que cela m'a coûté de devenir française pour avoir le droit de voter? Longtemps, j'ai cru que j'étais française parce que j'étais née en France, parce que je parle un français soutenu, longtemps j'ai cru qu'à 18 ans, on me donnerait ma carte d'identité, comme les autres, et que je pourrais aller voter, comme les autres.

C'était sans compter sur la loi Pasqua de 1994, qui m'a gentiment rappelé, la veille de mes 18 ans, que mes parents étaient étrangers et qu'il fallait que je manifeste ma volonté de devenir française. Un truc de fou. Pendant que les copines révisaient la philo pour le Bac, j'avais rendez-vous au tribunal pour jurer sur la tête de ma mère et du Bon Dieu réunis que j'avais tout bien fait comme il faut depuis ma naissance et que j'avais été sage, tout ça pour obtenir une CNI, le sésame pour aller voter. 

13 ans plus tard, quand j'ai voulu renouveler ma carte d'identité, c'est-à-dire, échanger l'ancienne contre une nouvelle plastifiée, alors que j'avais déjà un passeport français valide et tout et tout, on m'a encore demandé un certificat de nationalité française, sait-on jamais, j'aurais pu devenir terroriste entretemps.

Tout ça pour dire qu'il y a plein de gens comme moi qui ont dû subir ces petites humiliations ordinaires pour avoir le droit de voter en France, c'est une fierté immense de pouvoir accomplir ce devoir en tant que citoyen français. Et j'avoue qu'en tant que Française de coeur, à défaut d'être de souche, je me désole de constater ce désintérêt flagrant alors que merde, les Tunisiens, les Libyens aimeraient juste être à notre place en ce moment! On s'auto-congratule d'être un modèle de démocratie républicaine pour ces pays et on n'est pas foutu de faire preuve de conscience citoyenne, trop préoccupés que nous sommes par le crédit de notre écran plasma ou le forfait UV adéquat pour être plus bronzé que jamais en avril...

Bon, alors, tu vas me faire plaisir et tu vas te bouger la fesse, tu feras un détour dimanche vers le bureau de vote, ça te prendra 10 minutes dans ta pauvre journée, de toute façon elle sera déjà écourtée par le changement d'heure, tu ne seras plus à ça près!

Ah! Une dernière chose : moi aussi, en 2002, ça m'a fendu le coeur de devoir voter Chirac, et je peux te dire qu'il ne nous a pas fait de cadeau en échange. On a même hérité d'un nain de jardin de carnaval comme successeur, on ne méritait pas tant. Mais entre ça et le bleu marine, il n'y avait pas photo. Alors, évite de te poser trop de questions, parfois il faut faire des choix difficiles, mais je compte sur toi pour faire le bon.
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mardi 22 mars 2011

La minute de Calimero

Longtemps, j'ai cru que je vivais dans un monde de Bisounours. Que l'entraide et la solidarité étaient les fondements de la vie en société. Longtemps, j'ai proposé mon aide, sans rien attendre en retour, mais en pensant, c'est vrai, qu'un jour la roue tournerait et que, lorsque j'aurais besoin d'aide moi aussi, il y aurait quelqu'un pour m'épauler.

J'ai compris, avec les années, avec la naissance des enfants, que c'était une vaste fumisterie et qu'il ne fallait jamais rien attendre de personne, qu'il fallait ne penser qu'à sa gueule.

J'ai ainsi appris, tant bien que mal, à vivre en autarcie, à subvenir à mes propres besoins, à ne jamais rien demander à personne. Par contre, mon coeur d'artichaut m'a toujours empêchée d'envoyer promener quelqu'un qui a besoin d'aide : je le fais en connaissance de cause, mais au moins, j'ai la conscience tranquille et je suis en paix avec mes convictions.

Le truc que je n'avais pas prévu, c'est l'image que je renvoie aux autres : celle d'une dure à cuire, qui a toujours solution à tout, qui se débrouille, qui sait toujours faire face, qui assume.

Parfois, lors d'une discussion avec l'un ou l'autre, dans un moment de faiblesse, il m'arrive de m'épancher et dire que, quand même, j'en bave des ronds de chapeau. Ce à quoi, on me rétorque assez systématiquement que je n'ai pas à me plaindre.

Je m'ennuie dans mon boulot? Il y en a qui aimerait bien travailler, alors bon.
J'aimerais bien que mes enfants voient plus souvent leurs grands-parents? Il faut que je m'estime heureuse car, au moins, ils sont en vie, tout le monde n'a pas cette chance.
Je croule sous les tâches ménagères? Oui, mais enfin, il y en a qui bossent, quoi (moi, je tricote, n'est-ce pas Jules?)

Oui, je sais, vous avez tous raison, je n'ai pas à me plaindre de ma vie, je ne suis pas malheureuse, je suis en bonne santé, ma famille aussi, nous avons un toit pour nous abriter, nous partons en vacances, nous ne regardons pas trop à la dépense... c'est vrai, à 200%, à 1000%.

Néanmoins, il m'arrive parfois d'avoir envie juste d'un câlin, comme ça, d'un peu de réconfort ou d'un petit coup de main qui viendrait spontanément. Qu'on me dise que oui, j'en fais beaucoup et que j'ai le droit, de temps à autre, de râler un peu.

Alors voilà, comme je n'ai pas le droit in real life, je viens me plaindre ici, après tout c'est mon blog, je fais ce que je veux.

Y EN MARRE!!

Zut, quoi.
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mardi 15 mars 2011

C'est beau, le service public

et c'est une fonctionnaire qui te parle. Fonctionnaire blasée, c'est vrai. Mais grandement confortée dans ma volonté de changement.

Si tu as un peu suivi mon histoire, tu dois savoir que je remets actuellement en question mon avenir professionnel. Je m'ennuie profondément dans mon travail et j'ai vraiment besoin de changer d'air.

Dans la fonction publique, une fois par an, tu as la possibilité de demander une mutation : dans un autre établissement, dans une autre ville, selon une liste plus ou moins précise de postes mis "au mouvement". C'est beau, ça sonne dynamique.

Je n'ai jamais tenté ma chance jusqu'à présent, pour des raisons de confort, tout d'abord et puis, compte tenu du nombre ridicule de points en ma possession (car, pour obtenir ta mutation, il te faut cumuler au fil des années un maximum de points), je me disais que cela ne valait pas la peine.

Cette année, j'avoue, j'ai regardé de plus près. J'ai décortiqué la liste, j'ai relevé quelques établissements que je trouvais intéressants, sait-on jamais, qui ne tente rien n'a rien, qui vivra verra.

Objectif n° 2 : appeler chaque établissement pour demander un descriptif du poste, je suis peut-être motivée pour me mettre en mouvement mais pas pour n'importe quelle mission.

Je crois que pendant ces quelques appels téléphoniques, j'ai atteint le sommet du non-sens et du marasme.

Établissement n°1 : la dame, elle sait pô, qu'elle me dit. il faut que je rappelle quelqu'un qui est en arrêt de travail mais on sait pô quand elle reviendra, qu'elle me dit. OK.

Établissement n° 2 : ah non, il n'y a pas de poste à pourvoir, c'est une erreur, c'était l'année dernière! Check.

Établissement n° 3 : oui, il y a bien un poste à pourvoir, mais pas en mutation, en détachement. Check.

Établissement n° 4 : non, non, il n'y a pas de poste à pourvoir, c'est une erreur... Fail

C'est beau, le mouvement, non? Dans la fonction publique, en fait, tu fais du sur place, tu brasses du vent, tu dépenses ton énergie pour... RIEN.

Vite, prendre ses jambes à son cou!!
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lundi 14 mars 2011

En panne

Je n'arrive pas à trouver l'inspiration ces derniers jours.

Certes, je me trimballe une sinusite carabinée depuis deux semaines, je suis à moitié sourde et mon cerveau fonctionne au ralenti. 

Certes, c'étaient les vacances (d'ailleurs, je ne les ai pas vues passer, les vacances, j'étais balade!!), il fallait s'occuper des enfants, pas toujours évident de trouver le temps d'écrire.

Certes, j'ai pris du retard dans mes devoirs pour mon bilan de compétences, il serait grand temps que je m'y remette!

Certes, j'ai une pile de livres à lire aussi haute que Chacha, mon p'tit gars, plus toute une liste dont je n'arrive pas à voir la fin.

Certes, j'ai plein de films à regarder, j'ai pris du retard avec mes documentaires sur Depardon, je suis à la ramasse!

Certes, j'essaye de ne rien manquer de l'actualité en ce moment particulièrement, le monde est sur des braises, il faut veiller au grain.

Certes, il faut que j'apprenne mon texte pour le théâtre et ce n'est pas une mince affaire.

Certes, les beaux jours reviennent, il va falloir que je double mon temps de sport hebdomadaire pour effacer mon épaisseur naturelle qui me tient un peu plus chaud pendant l'hiver...

Et puis, il y a tout le reste, la vraie vie, quoi! La maison, le boulot, le Jules....

Je devrais certainement me donner des priorités, sans aucun doute : j'ai juste l'impression que si j'arrête une seule de ses activités, ma vie serait déséquilibrée. J'ai besoin que ça bouillonne, que ça s'anime, que ça s'active, que ça dépote, que ça défouraille!!

Et pendant ce temps-là, inspiration au ras des pâquerettes, je mets mon blog de côté et.... tout est à nouveau déséquilibré!

je vais m'en sortir, n'est-ce pas?
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vendredi 11 mars 2011

La délicatesse de David Foenkinos

Petit cadeau de Jules, ce livre a rapidement trouvé sa place sur ma table de chevet.
La quatrième de couverture est sensationnelle :

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

Le bandeau annonce que ce roman a obtenu 10 prix littéraires : rien que ça! Je ne suis pas femme à me laisser berner par le strass, les paillettes et les récompenses, toutefois je ne peux m'empêcher de trouver tout cela bien prometteur...


Alors, j'ai décidé de dévorer La délicatesse, le soir, avant de m'endormir. J'aime lire sous la couette car je trouve cela propice au voyage au pays des songes. Quelque chose d'apaisant, qui vient clôturer la journée en douceur, tout en délicatesse, justement. Je suis partie en week-end et j'ai emmené le roman avec moi, ne pouvant attendre mon retour pour poursuivre ma lecture.

Et puis, j'ai fini de lire La délicatesse, il y a quelques jours. Et je me sens terriblement frustrée. Un livre qui semblait si prometteur et qui m'a tout simplement laissée sur place, sur le quai, sans m'embarquer une seule fois. Il y a bien quelques passages qui valent le détour, je ne dirai pas le contraire. 

Mais quel manque de saveur! Quelle fadeur! Quelle lourdeur, même, parfois! Je n'ai pas réussi à accrocher avec cette histoire d'amour, par moment j'avais le sentiment de regarder un mauvais téléfilm français... Et la délicatesse, hein, parlons-en! Où ça? quand ça? Lors du premier temps fort du livre? Non, des mots qui essayent de décortiquer la souffrance mais sans emballer le lecteur plus que cela. Le deuxième temps fort du livre? C'est d'une triste banalité, les mots ne parviennent pas à rendre la situation plus poétique, je ne trouve pas la délicatesse là où elle est supposée se trouver...

Non, décidément, le roman de David Foenkinos ne m'a fait ni chaud ni froid. J'en attendais certainement trop, ce n'est pas impossible... Je ne connaissais pas l'auteur et pour le moment, je n'ai pas spécialement envie de découvrir le reste de son oeuvre. Dommage!

Suis-je la seule à ne pas avoir aimé?
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mardi 1 mars 2011

Bilan de compétences #4 : deuxième entretien

Avant de poursuivre ce billet sur le bilan de compétences, j'aimerais revenir sur les commentaires laissés dans mon précédent article.

Tout d'abord, pour Mlle Toutouille, j'ai concrètement BAC+4 dans un domaine,  BAC+3 dans un autre domaine et BAC+2 dans un troisième domaine. Ma conseillère me proposait un métier à BAC+5 dans le domaine où j'ai BAC+2, d'où mon incompréhension.

En ce qui concerne mes prétentions salariales qui, visiblement, soulèvent un tollé général (souriez, c'est du second degré!), je me base simplement sur la grille des salaires des personnels de catégorie A de la fonction publique, c'est-à-dire les personnes qui ont au minimum BAC+3. Ainsi, un fonctionnaire de catégorie A débute sa carrière à 1700 euros brut environ. Enlevons les charges sociales et rajoutons les primes + indemnité de résidence + supplément familial de traitement pour les enfants (si c'est le cas), on arrive à 1600-1700 euros net. Après 10 ans de carrière, il sera à 2000 euros net. Vous pouvez consulter les grilles indiciaires ici.

Les professeurs des écoles, qui ont tous Bac+3, ont un salaire inférieur, c'est vrai (et personnellement je trouve cela scandaleux). Toutefois, ils bénéficient de 16 semaines de congés annuels, on peut considérer qu'il s'agit d'un "avantage en nature", même si ce raisonnement ne me convient pas tout à fait. Enfin, les professeurs certifiés et agrégés (en collège ou lycée, donc) bénéficient, quant à eux, d'un salaire aligné sur la grille indiciaire des fonctionnaires d'état.

Le jour où je gagnerai 5000 euros, j'estimerai que je touche un gros salaire, à 2000 euros, je trouve juste cela correct pour élever mes deux enfants.

Je tenais aussi à remercier les personnes qui m'encouragent dans cette démarche, j'ai vraiment envie d'en ressortir avec quelque chose de positif!

Fin de la parenthèse :-) Poursuivons :

J'ai sué sang et eau pendant deux semaines pour finir mon travail, mais j'y suis arrivée! (je suis pugnace, moi, faut pas me défier...).

Aujourd'hui, trois heures d'entretien (rien que ça!) pour faire un peu le point sur mes résultats.

Désabusée lors du précédent entretien, je reprends à nouveau confiance en ma conseillère qui semble avoir retrouvé ses esprits (je plaisante, elle est très bien, cette petite dame) et qui m'offre enfin un point de vue censé et réfléchi sur ce qu'elle lit sur son papier.

Bon, tu connais l'hexagone de Holland, toi? Admire :

Le mec qui a inventé ça (Holland, si tu n'as pas suivi) avait pour mission d'aider les vétérans de la guerre du Vietnam à se reconvertir professionnellement... Ahem

Donc, après avoir fait un test en ligne, mes résultats me positionnent quelque part sur cet hexagone et permettent ainsi d'identifier les intérêts professionnels qui me caractérisent le mieux.

Pas de surprise pour moi, ou presque : je me retrouve bien là où je pensais. Toutefois, il semblerait que je ne sois pas vraiment faite pour la rigidité de la fonction publique. Au bout de 10 ans, j'aime autant le savoir!!

Ma conseillère va également pointer du doigt  ma grande exigence par rapport à moi-même et mon manque de confiance. J'ai une fâcheuse tendance à minorer tout ce que je fais ou tout ce que je sais.

Mes devoirs pour les prochain entretien : rédiger en 25 lignes mon parcours de vie, réfléchir sur les intérêts professionnels qui me correspondent le plus et mettre sur papier une première ébauche de projet pour une création d'entreprise (parce que l'idée me titille depuis un moment).

Je suis curieuse de voir où tout cela va me mener...
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