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lundi 31 janvier 2011

Au théâtre ce soir...

Après une longue journée, une seule envie, me glisser sous la couette.

Ressortir après le dîner, dans le froid, sous la pluie, très peu pour moi.

Mais je me fais violence, rien que l'idée d'être trop casanière me pousse à enfiler mon manteau et à descendre les escaliers.

Une cigarette me tient compagnie le temps du trajet, les ruelles que je connais par coeur, ici le fromager qui baisse le rideau de sa boutique, là la boulangère qui passe le balai. Des flots entiers de gens qui sortent du métro, tête baissée, le pas rapide, envie de rentrer, envie de dîner, envie de dormir, envie d'oublier.

Je passe le coin de la montée, je descends la rue pavée, j'y suis presque. Je devine quelques silhouettes, mes collègues de l'atelier, on se retrouve semaine après semaine, on discute, on refume une cigarette, on prend des nouvelles des uns et des autres.

Et on attaque. Échauffement ou pas, certains aiment jouer avec leurs tensions, d'autres non.

L'intervenant annonce le thème de la soirée : des rires fusent, on échange des regards exorbités. On ne va jamais y arriver, il met la barre trop haut.
La gêne, la timidité, la peur du ridicule. Jusqu'à ce que l'un d'entre nous se lance. Celui qui le sent, celui qui a envie. Même pas peur.

Vient mon tour. Une dizaine de regards rivés sur moi, pleins d'attention. J'ai des noeuds à l'estomac, le trouillomètre à +100, les mains moites et le coeur qui bat à 200 à l'heure. Le trac, en somme. 
Puis je me lance, je joue l'impro qui m'est demandée. Comme par magie, la femme timide et complexée que je suis tombe son masque. Je me glisse dans la peau d'une autre et je laisse jaillir mes émotions comme je n'ai jamais l'occasion de le faire in real life, par peur de trop me dévoiler. 
Mais là, ce n'est pas moi, c'est une autre, alors je suis libre. Libre de crier, de rire à gorge déployée, de m'arracher les cheveux, de faire des grimaces, de dire des énormités, de gémir de douleur, de me rouler par terre. Un travail toujours perfectible, car je suis rarement satisfaite de mon jeu, même si les critiques de mes collègues sont souvent positives.

J'aime leur regard bienveillant et sans jugement, j'aime les entendre rire ou saisir l'expression de leur visage quand je les touche droit au coeur.
J'aime quand eux -mêmes me font rire ou me donne les larmes au yeux.
J'aime partager avec eux tous ces moments, alors que je ne les connaissais pas il y a 6 mois.

La séance est terminée. Cet atelier de théâtre est une vraie bouffée d'oxygène.
Je rentre chez moi, légère comme une plume, je traverse les rues désertes plongées dans la nuit. 
Je suis libre. Je suis pleine de vie. 
Et je souris.
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vendredi 28 janvier 2011

Aider son enfant à grandir

Le plus dur, dans le métier de parent, ce n'est pas tant de changer des couches ou de passer des nuits blanches parce que bébé a le sommeil léger...

Le plus dur, dans le métier de parent, c'est d'accepter que son enfant grandisse et qu'il devienne autonome.

C'est réussir à lui donner les clés nécessaires pour affronter la vie, en se trompant le moins possible.

C'est le regarder prendre sa place dans le monde, accepter qu'il finisse par nous échapper un jour.
Et puis, finalement, le plus dur, dans le métier de parent, c'est cette crainte à vie que l'enfant soit blessé ou qu'il ne soit pas heureux, avec en arrière fond un sentiment de culpabilité, l'impression de ne pas avoir fait ce qu'il fallait.

Lolotte va gentiment sur ses 9 ans, à son âge je faisais un milliard de trucs de plus qu'elle toute seule. Plus qu'autonome, j'étais quasiment livrée à moi-même. Et, depuis qu'elle est née, je suis partagée entre l'envie de reproduire la même chose et le besoin de la protéger un maximum.

Depuis le début de l'année, Lolotte est chargée d'acheter le pain et le dessert du dimanche. D'une sociabilité exacerbée,  cela ne lui pose aucun problème d'aller faire la conversation à la boulangère, de choisir des pâtisseries selon nos goûts et le prix, de payer avec l'argent de papa et maman et de ramener la monnaie sans se tromper dans ses calculs. Cette enfant est affolante de maturité dans certaines situations.

Pour accomplir cette mission, Lolotte s'habille chaudement pour sortir tandis que je traîne encore dans ma tenue wiiesque. Nous lui confions l'argent et passons notre commande. Elle a quartier libre pour le choix des pâtisseries!

Pendant qu'elle descend les trois étages, je me poste à la fenêtre et je la surveille. Je la vois sortir de l'immeuble, traverser le carrefour, entrer dans la boulangerie. Puis, j'attends qu'elle refasse le chemin inverse. Pendant tout ce temps, je retiens ma respiration, tandis que mon coeur bat la chamade. Et quand elle arrive à la maison, détendue comme si elle avait fait ça toute sa vie, je ne peux m'empêcher de la serrer dans mes bras.

Dans 2 ans, Lolotte ira au collège et voudra y aller seule, ce qu'elle réclame déjà alors qu'elle n'est qu'au CE2.
Il va falloir lui apprendre à toujours être vigilante dans la rue pour ne pas se faire renverser.
Il va falloir lui expliquer que certaines personnes sont malveillantes et qu'il ne faut pas les fréquenter.
Il va falloir accepter qu'elle aille seule au cinéma, avec ses copines, ou faire les magasins.
Puis, elle grandira, encore un peu et deviendra une jeune fille. Avec tout ce que cela implique. Les garçons, la clope, la drogue, les soirées alcoolisées.

Personne ne m'a appris à grandir. Je me suis toujours débrouillée toute seule. J'ai découvert la vie à travers mon seul et unique regard. Aujourd'hui, je doute parfois de ma capacité à accompagner ma fille vers l'âge adulte. J'ai un noeud à l'estomac quand je la regarde grandir, avec le recul, je l'ai toujours eu : pour ses premiers pas, son premier jour d 'école, sa première dent perdue.

J'ai toujours eu hâte que mes enfants grandissent, qu'ils deviennent plus indépendants. Aujourd'hui je m'en veux, j'ai l'impression de pas avoir assez profité de mes bébés.



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jeudi 27 janvier 2011

Masochisme ordinaire

Je le savais.
Je savais qu'il ne fallait pas le faire.
Je savais qu'il ne fallait pas envoyer ce mail.
Mais je l'ai fait quand même.
Parce que je me dis, dans mon for intérieur, que rien n'est irréversible, que les gens peuvent changer. 
Parce que je finis par penser qu'il n'y a pas de raison que je passe à la trappe, au profit d'autres personnes plus culottées que moi.
Parce que j'ai cru que le bon sens faisait encore partie de l'humanité.
Peine perdue.
Le retour de mail est cinglant d'hypocrisie. On me caresse dans le sens du poil, mais la réponse à ma question est sans appel.
Dans ma tête, les derniers vers de l'amant de St-Jean, revisités contextuellement : "ils ne m'aiment plus, c'est du passé, n'en parlons plus"...
J'avais tiré un trait sur tout cela, j'y étais arrivé. Je suis allée tendre le bâton pour me faire battre.
Effectivement, ça fait mal.
Bien sûr, la vie continue, je souris aux autres, je fais comme si de rien n'était. Pendant ce temps, je trimballe cet énorme poids sur mon coeur et une gorge nouée.
Ca va passer, je le sais déjà, surtout depuis que j'ai décidé de ne plus monter dans les tours.
Il faut juste que je fasse définitivement mon deuil pour ne plus retomber dans le piège. Et cesser les consensus mous. Moi aussi, je peux faire preuve d'une dégueulasserie sans nom, quand je veux.

On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille...
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mercredi 26 janvier 2011

Bilan de compétences : c'est parti! #1

Ça y est, c'est officiel, la convention est signée, le calendrier est fixé, je peux enfin en parler : dans quelques jours, je vais commencer mon bilan de compétences!

J'ai remarqué que cela suscitait l'intérêt de beaucoup de personnes, quand j'en ai parlé autour de moi : c'est pourquoi j'ai décidé d'inaugurer cette nouvelle rubrique afin de partager mon expérience. J'espère pouvoir garder une traçabilité de ce bilan, quand je prendrai du recul dans quelques années, je pourrai juger de son utilité - ou pas!


Mais, c'est quoi, un bilan de compétences?

"Le bilan de compétences a pour objectif de permettre à des travailleurs d'analyser leurs compétences professionnelles et personnelles ainsi que leurs aptitudes et leurs motivations afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation.
Il peut être accompli, sur proposition de l'employeur, avec le consentement du travailleur ou à l'initiative du travailleur.
Il est réalisé par un prestataire extérieur à l'entreprise, selon des étapes bien précises.
Les salariés peuvent demander à bénéficier à cette occasion d'un congé".

Pour les démarches à suivre, si tu es intéressé(e), je t'invite à consulter le site Service-public.fr, c'est très bien expliqué.

Concrètement, je vais faire un point entre  les diplômes que je possède et mon parcours professionnel plus que disparate. L'idée étant de trouver le métier qui me conviendrait le mieux et qui répondrait le plus à mes aspirations personnelles et professionnelles. On peut rêver, non? Mon point du vue sur ce bilan de compétences sera bien évidemment  totalement subjectif! Je t'invite donc à suivre mon parcours dans  la jungle du monde du travail.

Prochain épisode : mon profil professionnel!

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mardi 25 janvier 2011

Polars : mon avis sur deux titres primés

Décidément, le Jules Père Noël m'a terriblement gâtée cette année, il m'a apporté, entre autres, une hotte pleines de livres. J'ai donc enchainé bouquin sur bouquin depuis le 25 décembre et je viens de lire à la suite deux polars qui ont reçu des prix : 


Du bois pour les cercueils, de Claude Ragon : 




Résumé :  Le commissaire Gradenne prend froid dans l’hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine…Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d’une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts !Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d’un Poulsard… ? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d’âge sans beaucoup d’affinage à la PJ, mais avec du… nez, avisé et goûteux !

Ce qu'il faut savoir à propos du prix du quai des Orfèvres :  il est attribué, chaque année, par un jury composé d'une vingtaine de Membres, sous la présidence effective de Monsieur le Directeur de la Police judiciaire, dont le siège est 36, quai des Orfèvres, à Paris.  L'originalité de ce Prix réside dans l'anonymat des manuscrits. Le jury tient compte de la qualité littéraire, de l'exactitude matérielle des détails et du respect des modalités de fonctionnement de la Police et de la Justice françaises.


La note noire, de Costantini : 



Résumé : Thel, un policier new-yorkais désabusé, est confronté à un crime étrange : un jeune homme a été retrouvé égorgé, le drapeau des États-Unis dessiné sur le front. le FBI et la CIA, dans le contexte d'angoisse de l'après-11-Septembre, penchent très vite pour la thèse d'un complot islamiste et s'emparent de l'enquête. Quand une autre victime est retrouvée égorgée à Chicago, avec cette fois le drapeau britannique comme signature, Thel, obstiné, décide de poursuivre les recherches de son côté. Elles le conduiront à Nice, Los Angeles et San Francisco. Il ne tardera pas à comprendre qu'il n'est qu'un pion dans le projet machiavélique du meurtrier, qui l'oblige à faire resurgir du passé de douloureux souvenirs.
Avec ce premier roman au suspense haletant, Costantini nous offre, sur fond de jazz, un bel hommage aux films noirs et à la littérature américaine. 

Ce qu'il faut savoir sur le prix du premier roman du Festival de Beaune : dans le cadre du Festival International du Film Policier de Beaune, des prix littéraires sont décernés dont celui du premier roman, destiné à révéler un nouvel auteur dans le domaine du roman policier.


Mes critiques : 

D'abord, j'ai la chance de les avoir lus dans le bon ordre. Je préfère toujours garder le meilleur pour la fin!!

Du bois pour les cercueils se lit facilement et assez agréablement, je dois avouer. A aucun moment, je n'ai eu envie de décrocher de ma lecture, ce qui m'arrive parfois quand je trouve un roman trop ennuyeux. Je n'ai pas été rebutée par le contexte de l'histoire, qui se déroule dans le Jura, dans une usine de récupération du bois. Par contre, j'ai été fortement agacée par plusieurs choses : 

- d'une part, la simplicité du texte, un vocabulaire et des tournures pas assez recherchés à mon goût.

- d'autre part, le personnage de Commissaire Gradenne, que je trouve lourd de chez lourd. Avec sa grippe, son côté paternaliste exagéré qui conseille à tout bout de champ à son lieutenant de ne pas travailler le ventre vide. L'idée de mettre en valeur le jeune lieutenant à travers les "défaillances" du commissaire n'est pas mauvaise en soi, mais vraiment très mal exploitée dans ce polar.

- et pour finir, élément rédhibitoire pour moi, on devine qui est le meurtrier très rapidement, la fin n'est donc pas surprenante, ce qui gâche tout quand on lit un polar! Le lecteur a l'impression d'être plus malin que le policier qui mène l'enquête, ce qui n'a pour moi aucun intérêt. J'aime être bluffée, j'aime avoir des nœuds dans l'estomac à l'idée de découvrir la suite d'une histoire, mais là non, c'est tiède tout le long.

La note noire est, quant à lui, un polar bien plus enlevé, plus rythmé. L'écriture est fluide et recherchée à la fois. Outre le fait que j'aime le contexte nord-américain dans la littérature,  sans avoir de préférence particulière pour celui-ci, cependant, les personnages semblent non pas plus réalistes (loin s'en faut, quoi de plus réaliste qu'un ouvrier algérien dans une usine du Jura, un milieu que je connais si bien), mais certainement moins ringards que ces pauvres policiers français à la Navarro...
MAIS, mais, si le polar est haletant jusqu'au bout, la fin m'a semblé trop précipitée, l'affaire trop vite résolue. Tout le suspense étayé au long des pages tombe comme un soufflé dans les derniers chapitres, affaire classée, dossier suivant. 

Suis-je devenue difficile avec les polars? Peut-être en ai-je déjà trop lu, je connais trop les ficelles, ou bien j'ai mis la barre trop haut dans mon choix d'auteurs, si bien que je suis vite déçue par des ouvrages comme ceux-ci. 

Un bon, un excellent polar à me recommander?

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lundi 24 janvier 2011

Deux jours à tuer de Jean Becker

Je ne sais pas comment ce film est arrivé chez moi : entre les locations au vidéo-club, les emprunts à la médiathèque et les DVD prêtés par les copains, j'ai un peu de mal à suivre.

Toujours est-il que j'ai regardé Deux jours à tuer, ce week-end, par hasard, donc.

Synopsis : Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?

Une petite appréhension au départ : même si j'aime beaucoup Albert Dupontel,  j'ai été parfois un peu refroidie par certains films dans lesquels il apparaît ou qu'il a réalisés : Enfermé dehors, Bernie, Irréversible... Aussi, je suis toujours un peu sur mes gardes lorsqu'il est à l'affiche d'un film.

Je dois avouer que j'ai été bluffée par sa prestation dans Deux jours à tuer. D'une incroyable justesse dans son rôle, tristement tragique, il incarne à merveille l'homme au bord du gouffre, en prise avec la crise de la quarantaine si stéréotypée...

Sauf que Jean Becker nous fait suivre une fausse piste dès le début du film, nous tenant en haleine tout le long et nous offrant une fin des plus inattendues...

Si j'aime qu'un film me surprenne jusqu'au générique de fin, j'aime encore plus quand il me bouleverse, quand il remue mes émotions et qu'il taquine tant mon empathie que j'atteins presque la catharsis...

C'est le cas avec Deux jours à tuer qui m'a transportée, sans me laisser le choix...
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lundi 17 janvier 2011

Faire du sport en s'amusant? oh Wii!

Tu te rappelles mes répliques vintage pour les cadeaux de Noël?

Le Père Noël est un grand farceur et ce n'est pas  à mes enfants qu'il a apporté une console Wii, mais bien à moi! Avec la balance et le jeu Wii Fit en plus! Sacré Jules Père Noël, quelle gentille façon de me dire qu'il est sérieusement temps que je m'occupe de mes rondeurs! Je suis mauvaise langue, car je la reluquais depuis un bon moment, cette console.

 Vois-tu, le sport et moi, on n'est pas franchement amis... Je traîne de vieilles casseroles depuis mon enfance, à force d'essuyer les moqueries de mes congénères face à mon manque de souplesse et d'endurance. Faire une apparition en public en jogging ou en maillot de bain est synonyme de grand moment de solitude et de honte absolue pour moi, oui, complexée je suis. Car il faut savoir que je n'ai parfois pas le choix : quand Jules me marque à la culotte pendant une semaine pour que j'aille courir avec lui, quand il déplace des montagnes de plannings overbookés pour pouvoir partager ce moment avec moi, je peux difficilement reculer. Alors, je cours tête baissée et les joues rouge carmin en priant ma bonne étoile pour ne croiser personne que je connaisse...

Mais bon, il faut bien que je me résigne : la trentecinquaine approchant, la clope depuis 15 ans (ah oui, quand même...), les risques d'AVC, les kilos superflus qui partent moins facilement qu'avant, bientôt la ménopause, tout ça, tout ça, je ne peux plus y couper!!

Alors Jules le Père Noël, qui sait que je suis plus branchée nouvelles technologies que nature et botanique,  a eu la bonne idée d'amener le sport jusque dans mon salon. Grand fou!

Je dois avouer que cette invention est quand même génialissime. Même avec des enfants dans les pattes (et ça, au gymnase club, c'est impossible!), tu peux faire de l'aérobic ou de la gymnastique douce de façon très ludique. Si la coach te gonfle, tu mets la télécommande sur "Mute" et tu as la paix. Je suis devenue accro à la boxe depuis 3 semaines et j'adore mettre une mornifle à mon punching-ball virtuel.

En ce qui concerne les résultats "visibles", c'est encore un peu tôt pour en parler. La Wii a quand même un sacré défaut : elle fait augmenter ma consommation de Nutella à la petite cuillère de façon très sensible... il faudrait que je le signale quand même, ce n'est pas bien normal! Sinon, concrètement, oui ça fait transpirer et oui j'ai des courbatures le lendemain. Et c'est vraiment agréable de se dépenser en s'amusant, lcar le sport n'est plus une contrainte, tout à coup. Je n'ai pas encore eu le temps d'explorer toutes les possibilités de jeu de la Wii Fit, mais je suis vraiment conquise par ce  cadeau!

Ceci est ma participation au lundi parmi tant d'autres proposé par Chrys et Zaza!


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vendredi 14 janvier 2011

Bientôt le weekend, ne te fais pas "brunch-arnaquer"!

9 janvier 2011, dimanche pluvieux MAIS dimanche heureux! En sortant du cinéma à 13h avec les enfants, une grande envie de prolonger le plaisir, direction le resto! On réfléchit vite fait, Jules a une idée précise en tête, envie d'une assiette bien particulière, on file vers un resto que l'on connaît depuis, pfff, des années, en plein Vieux-Lyon.

Vite, pour éviter les gouttes d'eau, on se rue à l'intérieur, Jules tape la bise à la patronne, pendant que je constate que la salle est vide. Tiens, étonnant. Au moins, on sera tranquille avec les enfants, un peu turbulents ce midi!

On prend place, on s'installe, mince, on a oublié de regarder la carte avant d'entrer, mais le serveur va bien nous briefer! Ce qu'il fait derechef en nous expliquant que le dimanche midi, c'est formule brunch!

(entre nous, j'adoooooooooore les brunchs, c'est pour moi un des musts du dimanche cocooning, une façon de bousculer  la routine de la semaine et d'être, un peu, en vacances...).

Jules se lève pour suivre le serveur vers le buffet afin d'admirer les victuailles très joliment présentées. Quant à moi, je l'attends dans l'arrière-salle, vers les cuisines. Tiens, d'ailleurs, le cuisinier passe sa tête par la porte, pourquoi il me jette ce regard pas très amène, d'abord? Et puis, pourquoi il n'y a pas de bruit, en cuisine? Normalement, ça bouillonne, ça frémit, ça s'agite dans tous les sens, rien que d'imaginer tout ce petit monde devant les fourneaux me met l'estomac en joie!

Jules revient vers moi, l'eau à la bouche, on a une de ces faims! Mais c'est là qu'arrive le coup de massue du serveur : "la formule est donc à 30 euros par personne, avec le cocktail maison (alcoolisé) et les vins compris. Ce sera évidemment un peu moins cher pour les enfants" (nan, c'est vrai? c'est trop sympa...).

Dans ces moments-là, il faut avoir le cerveau en ébullition et réfléchir vite, très vite. Ce que Jules n'est visiblement pas en mesure de faire, tellement il est abasourdi par le baratin du serveur... Dans mon cerveau à moi, ça donne ça : 

1. pour moi un brunch, c'est avant tout un petit déjeuner amélioré avec du salé, là, en l'occurrence, il n'y a que du salé et des desserts. C'est une formule adoptée par certains restaurants mais moi, là, sur le moment, je n'ai aucune envie, mais aucune, de me mettre la tête à l'envers (ou de me mettre sur le toit, comme dirait Jules) avec du rhum et du vin rouge.

2. 30 euros par personne, ça fait 60 euros à nous deux, plus 15, non 20 euros par enfant (la patronne est une rapiat), ça nous fait un total de 100 euros...

3. Et qu'est ce que tu as, pour 100 euros à 4? Tu as les restes de la semaine, réchauffés "à la bougie" sur une jolie desserte, ce qui explique pourquoi il n'y a pas un bruit en cuisine...

Je ne fais jamais cela, mais là pas choix : je remballe les blousons, les écharpes, les parapluies, et nous voilà repartis. Payer 100 euros et me faire prendre pour une conne par la même occasion, il y a des limites, quand même. Et visiblement, je ne dois pas être la seule à penser cela, puisqu'il n'y avait pas un seul client!

Alors si tu as envie de bruncher ce weekend, et que tu vas dans un resto que tu ne connais pas, fais quand même attention au prix et à ce qui va t'être servi! C'est la crise pour tout le monde!

(toute la semaine, je me suis demandée si j'allais balancer le nom du resto ou pas... mais je n'arrive pas à être foncièrement médisante, je le garderai donc pour moi)

Sinon, le brunch c'est quand même drôlement sympa, et, fort heureusement, il y a encore plein de patrons de restaurants qui travaillent sérieusement! Tu peux consulter de bonnes adresses ici!

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mardi 11 janvier 2011

Nan, je suis pas sympa, et alors?

"On ne t'a pas vue au buffet de Noël!"
"On ne t'a pas vue à la galette!"

Le moins qu'on puisse dire, c'est que depuis que j'ai décidé de boycotter les moments conviviaux dans cette boîte, on n'a jamais autant remarqué que j'existais...

Non, vous ne me verrez plus au buffet de Noël, ni à la galette, ni au pot de fin d'année.

Non, vous ne saurez pas combien de verres j'ai descendu en une heure. Ni si j'ai repris du foie gras ou si j'ai piqué le saumon fumé de Monique.

Non, vous ne pourrez plus médire sur mon compte, sur mon poste, sur mes rondeurs, sur mes relations amicales, sur le nombre de cigarettes que je fume par jour.

Non, je ne fais plus partie de votre "grande famille", qui se "serre les coudes dans les moments difficiles" tout en manipulant, en calomniant.

Non, je ne souhaite plus partager un moment convivial plein d'hypocrisie, de velléités, de sourires fielleux. 

Je fais mon travail, je suis polie avec tout le monde. Je souris aux personnes que je crois sincères.  Les autres, les toxiques, continueront d'aller "à la galette" et trouveront bien une nouvelle cible pour planter leurs fléchettes pleines de venin.
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lundi 10 janvier 2011

Tagguée! Résolutions 2011

Mon premier tag, je suis toute émue! Pourtant, j'avais juré de ne pas prendre de bonnes résolutions pour 2011, mais Lucky Sophie ne me laisse pas le choix, et les copines, tu sais ce que c'est, faut pas les laisser en plan (message subliminal à l'attention des mes 4 victimes en bas de page...). Cerise sur le gâteau, ce sont des résolutions qu'il faudra tenir, arff, comme toutes les bonnes résolutions, non?

C'est parti!

En 2011, je jure de tout mettre en oeuvre pour me faire à nouveau inviter à dîner à l'Arc en Ciel, parce que, la dernière fois, j'étais enceinte et j'ai dû refuser le vin, le foie gras, le fromage!! Ahh quelle torture! J'adore ce restaurant!



En 2011, je promets que je n'achèterai qu'un seul sac à main, et non quatre comme d'habitude, un pour chaque saison...



En 2011, c'est décidé, je n'arrêterai pas de fumer, parce que je n'en ai pas envie, et puis c'est tout!



En 2011, promis juré, je vais laisser ma belle-mère tranquille...


  Voici ma modeste participation!

* Donnez-nous à lire 4 bonnes résolutions pour 2011 que vous comptez bien entendu tenir, quelles soient, farfelues, délirantes, réalisables ou pas à vous de voir...
* Trouvez au moins une image pour illustrer vos projets, farfelue(s), délirante(s), réaliste(s) ou pas…
* Faites passer le tag à au moins 4 de vos copinautes : allez, je dis Chocoladdict, la Parisienne , Mariposa et LeoetLisa
 
 
 
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jeudi 6 janvier 2011

Comment Philippe Katerine a sauvé ma santé mentale

(oui je sais, dit comme ça, ça peut paraître absurde, mais c'est possible!)

15 jours de vacances à Noël, quelle chance! C'était tellement trop qu'avec Jules, nous avons décidé de repeindre notre appartement (c'était aussi une question de survie, mais j'y reviendrai dans un autre billet).

Moi, ultra positive, voire carrément à côté de la plaque : "15 jours, c'est énoorme, c'est carrément faisable, il faut en profiter".

Moui. Enfin, c'est 15 jours avec deux réveillons au milieu, deux enfants dans les pattes et squatter dans l'appartement qu'on repeint.

C'est aussi 250m2 de murs à repeindre, si tu comptes les deux couches. Avec une hauteur de 4 mètres sous plafond, sinon ce ne serait pas drôle.

Les premiers jours, c'est rigolo, j'étais ultra motivée, j'enfilais ma tenue modes et travaux dès le matin, je protégeais mon joli parquet, je pratiquais le rechampissage (le rechampi, pour les intimes, Valérie Damidot sors de ce corps), je taquinais du rouleau et du pinceau.

Au bout du quatrième jour, c'est nettement moins drôle : marre d'être en permanence en haut d'un escabeau ou au ras des pâquerettes à repeindre les plinthes. Marre de devoir nettoyer le matériel tous les soirs. Marre de cette odeur toxique (peinture inodore, qu'ils disent, mouarf, laisse-moi rire). MARRE, quoi!!

Mais le chantier est lancé, je l'ai voulu et il faut que j'assume (tu penses bien que Jules aurait préféré passer ses 15 jours de vacances au coin du feu dans un chalet en montagne...). Le pétage de plombs n'est pas loin, j'ai envie de tout laisser tomber.

Jules, qui depuis le début fait en sorte que les travaux se passent en musique, décide alors de nous mettre le dernier album de Philippe Katerine, celui-là : 

déjà, rien que de regarder sa tronche, ça me met de bonne humeur!


Je l'avais déjà un peu écouté dans la voiture, je me rappelle l'avoir trouvé "distrayant". Mais en fait, ce n'est pas seulement distrayant, c'est carrément de la bombe, cet album!! J'ai pu hurler des insanités à mes murs pour me soulager ("liberté, mon cul!" / "j'aime tes fesses!" /  "je suis la reine d'Angleterre et je vous chie à la raie!" ==> je précise, à toutes fins utiles, que ce lâchage verbal de ma part avait lieu en l'absence des enfants, déjà que dans la voiture on se prend d'énormes quintes de toux avec Jules pour couvrir les grossièretés...)

Mais surtout, surtout, j'ai découvert le vrai poète qui se cache en Philippe Katerine, à travers des chansons comme Parivélib ou Vieille chaîne, mais aussi une musicalité très recherchée. Cet album a rencontré un accueil très mitigé à sa sortie en septembre 2010, je trouve quant à moi que Katerine est un chanteur libre des contraintes commerciales de l'industrie musicale, et que sa musique est loin d'être minimaliste, comme beaucoup peuvent le penser.

Grâce à Philippe Katerine, j'ai fini mes travaux et je connais ce magnifique album par coeur.

J'adooooore!!!
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mardi 4 janvier 2011

Frileuse!

Deux paires de chaussettes, des bottes, des semelles en moumoute, un damart (oui, tu as bien lu), un t-shirt à manches longues, un gilet.

Le radiateur au gaz du bureau à fond, le radiateur électrique à mes côtés à fond aussi, la porte du bureau fermée pour conserver la chaleur.

Et malgré tout, toutes mes extrémités sont glacées!! Le nez, les doigts, les orteils! J'ai froid, nom d'une pipe en bois, j'ai froid! Je suis un frisson sur pattes...

J'ai envie de faire pipi toutes les heures, alors hors de question de me réchauffer avec un thé. Et puis, aller aux toilettes, ça veut dire quoi? Ça veut dire sortir de mon antre surchauffée pour un couloir glacial!

Comment ça, il fait 25°c dans mon bureau? Alors pourquoi j'ai froid? Hum, pourquoi? Parce que Chacha a bouleversé mes hormones lors de ma deuxième grossesse. Voilà pourquoi! Les remèdes anti-frilosité devraient être remboursés par la Sécu, j'ai rien demandé moi! 

Je ne vais quand même pas venir travailler avec une cagoule et des mitaines, si? Allez hop, je me rajoute une épaisseur...

Et j'ai une sincère pensée pour ceux qui travaillent dans le froid, pour ceux qui vivent dans le froid, pour ceux qui dorment dans le froid... c'est inhumain!
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lundi 3 janvier 2011

De l'ombre à la lumière

Il y a un an, quasiment jour pour jour, j'étais au 36ème dessous, pas bien du tout, du tout, du tout. Je voulais disparaître, tout simplement. Ainsi débutait mon année 2010. Ouais.

En 2010, j'ai remonté la pente.
En 2010, j'ai repris goût au travail.
En 2010, j'ai lancé des pistes pour améliorer ma vie professionnelle.
En 2010, j'ai appris à mieux connaître mes enfants.
En 2010, j'ai appris à aimer Jules différemment, mieux, toujours mieux.
En 2010, j'ai commencé ce nouveau blog.
En 2010, j'ai rencontré des blogueuses extraordinaires.
En 2010, je me suis inscrite à un atelier de théâtre où j'ai rencontré d'autres personnes extraordinaires.
En 2010, j'ai dit à super connard que c'était vraiment un super connard, wouh, ça fait un bien fou!
En 2010, j'ai refait mon appartement.
En 2010, j'ai appris à aimer la vie.

3 janvier 2011, je suis toujours là, plus en forme que jamais. Et dire que j'ai failli rater tout ça... nan mais quelle conne, je vous jure!

Pas de bonnes résolutions pour 2011, pas de projets particuliers, pas de défis. En 2011, je savoure ma victoire sur la vie, en espérant que cette nouvelle année m'apportera autant de belles choses que 2010.

Et je vous souhaite tout pareil!
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