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lundi 20 décembre 2010

A l'année prochaine!


Non, je ne t'abandonne pas et je ne suis pas bien loin. Mais je m'accorde une petite pause pendant les vacances, parce que j'ai des milliards de trucs à faire, envie de passer du temps avec mes enfants et Jules et une inspiration au ras des pâquerettes.
On se revoit donc en 2011!

Bonnes fêtes de fin d'année!
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jeudi 16 décembre 2010

L'addiction peut commencer très tôt...

Qui ne connaît pas cet objet qui a trouvé sa place dans bon nombre de foyers?

Tandis que les Américains lui donnent le doux nom de Pacifier, comprendre "Pacificateur", je l'appellerais plus volontiers le "fiche-moi la paix". Si au départ, la tétine est supposée répondre à un besoin de succion du nouveau-né, elle est aussi un des meilleurs moyens pour faire taire l'enfant lorsque ses pleurs dépassent l'entendement des parents.


Pas de méprise entre nous, je ne suis pas en train de juger les parents qui en font usage. Je suis la première à avoir craqué pour cet objet dès l'arrivée de Lolotte, qui nous sciait littéralement les nerfs car elle n'arrivait pas à gérer la douleur due à son reflux. Il fallait bien trouver un moyen pour l'apaiser, cette pauvre enfant, et nous de même car le manque de sommeil commençait doucement à nous surchauffer le cerveau et le pétage de plombs n'était pas bien loin.

J'ai malheureusement replongé à la naissance de Chacha. Lui ne souffrait que du manque de succion, pour compenser je l'allaitais à la demande. Oui, mais bon, 20 heures par jour avec un schtroumpf scotché au bout du téton, ça va un moment : il fallait aussi s'occuper de la grande soeur et, comment dire, je n'ai pas 4 bras! (certaines me diront que j'étais mal organisée, c'est probable, après j'ai fait avec les moyens du bord).

Va comprendre pourquoi, la tétine doit avoir un petit goût de reviens-y : quand le bébé est petit, on ne se tracasse pas trop, puis vient l'entrée à l'école et là, tout de suite, le port de la sucette devient  plus compliqué. 

D'une part, il faut assumer le regard  plein de pitié et de méprise des autres parents qui eux ont réussi à faire passer l'objet sus-cité à la trappe. Ouh, la mauvaise mère, elle donne encore du "fiche-moi la paix" à son grand garçon! 

D'autre part, notre enfant grandit et arrive à oublier la tétine le temps de la journée, mais la réclame quand arrive le soir. Sauf qu'elle n'est pas toujours à sa place... Et c'est là que les emmerdes commencent...

Tu as beau essayer de convaincre ton petit bonhomme qu'il a grandi et qu'il n'en a plus besoin, qu'il va réussir à s'endormir tout seul, lui-même a beau essayer de s'auto-persuader qu'il peut le faire sans aucune mauvaise foi masculine, ben ça marche pas.

Pourtant, après moults pleurs, l'enfant finit toujours par s'endormir d'épuisement. Et toi, tu cries victoire!! Tu es fière de ta progéniture (quelle volonté, quel courage, cet enfant! Comme sa mère!) et tu peux enfin te détendre un peu pour profiter de la soirée déjà bien entamée (car il est 21h53, la crise de larmes a duré un peu).

Jusqu'à minuit et 14 minutes, moment précis où tu t'apprêtes à éteindre la lumière et te glisser dans les bras de Morphée : ton petit bonhomme met en route la sirène d'alarme, et jure de ne pas se rendormir tant qu'il n'aura pas sa tututte. A ce moment précis, dans ton cerveau, il y a comme un court-circuit qui te fait perdre tout bon sens et toute dignité et tu te retrouves à mettre à sac toute la maison à la recherche du fameux "fiche-moi la paix"...

Alors ce matin, après avoir peu dormi, je me pose mille questions autour de cet objet : est-ce que j'ai bien fait de leur donner une tétine dès le plus jeune âge? Est-ce que je dois assumer maintenant jusqu'à ce que l'enfant se sèvre de lui-même? Au contraire, dois-je l'accompagner dans son sevrage?

J'ai déjà essayé plein de choses, l'histoire de la tétine de Nina, donner la sucette au Père Noël, ne pas en racheter quand la dernière rend l'âme... J'ai déjà l'expérience de ma grande qui a plus ou moins abandonné toute seule (mais qui régresse parfois en piquant la tétine de son frère...). Je n'arrive pas à lutter contre le gros chagrin de mon bonhomme qui réclame sa sucette. Je sais, je suis faible.

Des solutions? Des idées?

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mardi 14 décembre 2010

Compter les minutes...

9h46, 9h47, 9h48...

Il y a des jours où je prends mon mal en patience, je me dis que je suis au chaud, que je suis payée à la fin du mois, que des millions de personnes rêveraient d'être à ma place.

Et puis, il y a des jours, comme aujourd'hui, où j'ai envie de tout claquer, de prendre mes affaires et rentrer chez moi.

Des jours où j'aurais plus de plaisir à étendre mon linge et récurer mes chiottes pour que ma petite famille rentre ce soir dans une maison bien propre, plutôt que de rester là, sur mon fauteuil moelleux, à être sous-employée.

Pourtant, mes chefs ne cessent de rivaliser d'idées pour me donner du travail, encore la semaine dernière, j'ai eu le droit à la mission qui devait m'occuper jusqu'à fin janvier... En 2 petites heures, c'était torché. 2 putain de petites heures. Regard désespéré du grand chef, "mais qu'est-ce qu'on va faire de toi et de ton rendement totalement inadapté à notre établissement?"

Du grain à moudre, il me faut du grain à moudre... Me sentir utile, servir à quelque chose.

J'ai beau avoir mis en branle tout un plan de carrière pour évoluer, j'ai beau savoir que cela va bien finir par se mettre en route, le temps me paraît si long, si long...

Allez, demain est un autre jour...
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vendredi 10 décembre 2010

Coup de coeur #3 : Karimouche

Comme je vis un peu dans ma bulle, je découvre parfois des talents tardivement. Là, j'ai vraiment eu un coup de coeur pour Karimouche! Je trouve que ce qu'elle fait est super frais, j'aime le style musical, j'aime le texte, j'aime son délire!

C'est mon petit  I love, I share du soir, tu peux aussi la retrouver sur Myspace ou sur Facebook. Et comme elle ne cesse de tourner en ce moment, elle passera peut-être vers chez toi, dans ce cas cours-y!

Enjoy!

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jeudi 9 décembre 2010

Premier enterrement

(ou comment je vide mon sac sur la blogosphère, âmes sensibles s'abstenir, second degré inside).

Il y a quelques jours, j'ai appris le décès de mon chef et collègue. J'étais son assistante, son fils et le mien sont copains d'école, je connais sa femme, je m'entendais bien avec lui, pour toutes ces raisons, j'ai souhaité assister aux obsèques, je me devais d'y être, pour le saluer une dernière fois.

Sauf que je n'avais pas pris en compte un facteur somme toute important : je n'avais jamais assisté à un enterrement. Évidemment, j'ai les notions de base, ce qu'il convient de faire ou pas, pas de problème pour cela. Mais je suis aussi atteinte d'une vertu qui peut être un défaut dans certains cas : l'empathie.

Empathie qui a le don de provoquer en moi des crises de larmes assez incontrôlables. J'ai passé le temps de la cérémonie le nez dans mon mouchoir : je regardais le cousin, je pleurais, je regardais l'ancien copain de lycée, je pleurais, je regardais mes collègues, je pleurais, je regardais la famille, je pleurais. La honte internationale. Même la veuve et les orphelins étaient plus dignes que moi. On me consolait presque plus qu'elle. La honte, je vous dis.

Puis est venu le moment de l'inhumation et c'est là que j'ai vraiment réalisé que je ne reverrais plus mon chef : il était là, dans sa boîte en sapin (c'est de saison), j'ai vu une échelle, des cordes, et tu sais ce qui m'est venu à l'esprit à ce moment-là? Je me suis dit : "Merde, il va avoir froid là-dessous, il fait -5°c..."

....
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Putain, si je devais mourir un jour (comment ça, c'est inéluctable?), je refuse qu'on me mette six pieds sous terre! Plutôt crever de chaud que de froid! Et qu'on n'oublie pas de lâcher mes cendres au-dessus de l'océan, pour me garantir un repos éternel.

Voilà, c'est fait. Il est parti. il ne viendra plus déconner dans mon bureau, ni alourdir le plancher du couloir de son pas lourd. Ce billet avec quelques notes d'humour noir lui aurait plu, je le sais. Adieu, chef.


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mercredi 8 décembre 2010

Contre attaque de Noël n°2 ou la victoire du vintage

Lolotte, 8 ans : "Maman, tu sais, pour Noël, j'aimerais bien une Wii et une Nintendo DS" Riposte n°1 ici.

Lolotte, toujours 8 ans, toujours gourmande : "Maman, tu sais pour Noël, j'aimerais bien avoir un MP3, pour écouter de la musique dans mon lit" (ben tiens!)

En même temps, je la comprends cette petite, elle veut faire comme les copines, elle veut tout posséder tout de suite, être dans la place, pouvoir crâner, normal, quoi!  J'aimerais juste qu'elle comprenne que dans la vie, on n'obtient pas tout en claquant simplement des doigts et que certains objets ont plus de valeur à mes yeux - à nos yeux de parents -  que d'autres. Donc, si elle n'avait rien de rien, je pourrais encore comprendre, mais elle est loin d'être malheureuse, cette petite, elle va bientôt avoir son ordinateur perso, moi j'ai quand même dû attendre mes 33 ans pour y arriver! 

Ceci étant dit, je ne souhaite pas brimer ma fille, alors j'ai retourné mes placards pour retrouver de quoi écouter de la musique tranquilou dans son plumard!

Regarde un peu : 

Et il fait radio et tout!!

16 ans, j'ai dû attendre pour l'avoir ce walkman, et encore je me le suis payé avec MON argent! Alors hein, bon!!

Mais ce n'est pas tout!  


Qu'est-ce qu'on peut trouver dans cette magnifique boîte géante Chupa Chups?


Et tu sais quoi? Ma Lolotte, elle est heureuse comme tout avec toutes ces cassettes! C'est concret, ça se manipule, ça a une odeur, ça chuinte.

Le MP3 peut bien aller se rhabiller, tiens!

Allez, avoue que je t'ai mis des frissons partout avec mon Revival musical!

Et toi, tu les a gardées, tes vieilles cassettes?
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mardi 7 décembre 2010

Suis-je née pour écrire?

Il y a quelques jours, je te parlais d'une vieille photo que j'avais retrouvée au fond du tiroir de la chambre que j'occupais quand j'habitais encore chez mes parents. 

Ce même jour, tandis que je rangeais les quelques vieilleries qui encombrent ma chambre d'ado, j'ai retrouvé un carton à dessin, dans lequel j'avais glissé une petite pochette pleine de papiers...

Flash-back immédiat : 

C'est le week-end, les devoirs sont faits. J'ai 8 ans, peut-être 9 mais guère plus, et je m'ennuie profondément.

Dans ces moments-là, je prenais toujours un grand plaisir à sortir la vieille machine à écrire de mon père. Je la posais sur la table de la salle à manger (elle était lourde!), j'allais dérober une feuille toute blanche  et je la glissais dans le rouleau de la machine. Je tournais les mollettes avec délectation, je reniflais l'odeur du ruban plein d'encre.

Les idées fusaient dans ma tête et je me mettais à écrire des histoires. Mes mains dansaient sur le clavier, tac, tac, tac, tac, tac, ding, faisait le rouleau quand j'arrivais vers la marge de droite. Mes copines d'école devenaient des héroïnes, je m'inventais une vie en Californie, je détournais des patronymes malgaches pour en faire des îles perdues dans le Pacifique.

J'ai gardé quelques textes, là, dans cette pochette. Une vingtaine, peut-être. Une lubie qui n'a pas duré bien longtemps, car quelques années plus tard, l'adolescente boutonneuse et complexée que j'étais, étalait ses états d'âme dans un journal intime, avec une belle plume et des lettres bien rondes. 

Puis, l'ordinateur a chassé la machine à écrire (que j'ai donné à quelqu'un, sans sourciller, va savoir pourquoi) et est devenu un outil de travail. Travail pendant lequel je n'ai jamais cessé d'écrire, finalement : rédaction de mon mémoire, traductions littéraires... Avec mon premier blog, j'ai renoué avec l'écriture, pour le plaisir. Avec celui-ci, je continue et j'ai le bonheur de pouvoir le partager et d'avoir des retours plus ou moins positifs.

Il me manque encore l'imagination débordante de mes 9 ans où tout était possible sur une feuille de papier. Aujourd'hui, j'ose moins me lâcher, je suis plus critique, moins téméraire. Avec le temps, cela reviendra peut-être...


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lundi 6 décembre 2010

La Saint-Nicolas

Petite, lorsque j'allais à l'école, là dans la contrée reculée dans laquelle j'ai grandi, Saint-Nicolas venait nous rendre visite dans la classe chaque année, le 6 décembre. 

Je me rappelle très bien, à l'école maternelle, du stress qui m'envahissait quand on m'annonçait sa venue : il venait distribuer des cadeaux aux écoliers qui avaient été sages et, va savoir pourquoi, je n'avais jamais la conscience tranquille. 

Le Père Fouettard restait toujours dehors, dans le froid, soit-disant pour surveiller l'âne qui accompagnait Saint-Nicolas. Ca, c'était le gros mensonge inventé par les maîtresses pour que les petits se tiennent à carreaux le temps de la visite : parce que, tu penses bien, il n'y avait ni Père Fouettard et encore moins d'âne.

Il n'empêche que dès l'arrivée de l'automne, j'attendais cette journée du 6 décembre avec une réelle impatience et , le jour venu, mes mains étaient moites et mon coeur battait la chamade. Tu imagines, la visite en personne de Saint-Nicolas, la star du mois de décembre, je tombais presque en pâmoison.

il nous apportait toujours des images et des douceurs : pain d'épices, clémentines, petite pièces en chocolat et des manalas, ces petites brioches en forme de bonhomme.

Ce week-end, j'ai décidé à la fois d'installer le sapin et de faire moi-même des petits manalas, avec Lolotte et Chacha. 

Voici la recette que j'ai testée et qui est absolument délicieuse : 


500g de farine 
100g de sucre semoule
100g de beurre
25g de levure boulangère
2 oeufs entiers
1 jaune d'oeuf
200g de lait
5g de sel fin

PRÉPARATION

Faites tiédir la moitié du lait, et versez-le dans un récipient. Délayez la levure dans ce
lait. Versez-y 100 grammes de farine, puis mélangez. Couvrez le récipient d'un linge
propre, et laissez lever 20 minutes. 

Dans une casserole, faites fondre le beurre, sans le
faire bouillir avec le reste de lait, le sucre semoule et le sel. Laissez tiédir. Introduisez
cette préparation au levain précédemment préparé, tout en pétrissant. Incluez ensuite
les 2 oeufs entiers et le reste de farine. Pétrissez énergiquement pendant 10 à 15
minutes. Couvrez le récipient avec le linge et laissez lever pendant 30 minutes. 

Mettez
la pâte sur un plan de travail fariné et formez des petits cylindres de 3 centimètres de
diamètre et 15 centimètres de longueur. Incisez ces pâtons aux ciseaux afin de
former la tête, les bras et les jambes. Posez les pièces sur des tôles beurrées. Dorez-les
avec le jaune d'oeuf restant, puis formez les yeux et le nez avec des petits raisins secs
ou des pépites de chocolat. 

Laissez lever 20 minutes.
Enfournez.

CUISSON

Four moyen. Thermostat 5/6, (sur chaleur tournante: thermostat 6/7), pendant
25 minutes.

Et voilà le résultat!
Bon, c'est vrai, je te l'accorde, ils sont un peu plus funky que le manala traditionnel!

Eh bien, ça n'a pas changé, c'est toujours aussi bon!!


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mercredi 1 décembre 2010

Des flocons et des larmes

Le mois de novembre a fini sous la neige, il fait froid dehors, mais dans mon coeur aussi. 

Mon chef, mon collègue, nous a quittés ce matin. Brutalement. Sans crier gare. 
En un mois, comme ça. Merde.

Nous n'étions pas spécialement proches, mais assez de connivence s'était installée entre nous pendant nos 6 années de collaboration. Il était gentil, il était respectueux, il était charismatique.

Je pense à sa compagne, je pense à ses enfants, à son petit garçon de 4 ans. Comme mon Chacha. C'est même le copain de Chacha...

Le couloir me semble bien vide depuis qu'il n'est plus là pour l'investir de sa présence. Il faut du temps pour réaliser qu'il ne reviendra plus jamais.

Pourtant, je sais qu'il n'est pas loin, juste de l'autre côté du chemin...


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