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mardi 26 octobre 2010

Du baume au coeur


Il y a quelques mois encore, j'étais au fond du trou. Loin, bien loin. Plus envie de rien, plus envie de vivre.
Évidemment, il y avait toujours moyen d'en sortir, de ce trou, mais je n'avais plus assez de forces.
Ce n'est pas vraiment facile de parler d'une dépression. Moi-même, jusqu'à ce que cela m'arrive, j'étais persuadée que j'étais invincible et que j'étais assez forte pour y échapper. D'ailleurs, je n'en parle pas autour de moi. Quelques personnes sont au courant, ma belle-famille (mais pas ma famille, va comprendre...), ma nounou qui a grave assuré le temps que je me remette sur pied, une ou deux copines, c'est tout. Mais je n'évoque jamais le sujet. 
Mon orgueil m'a toujours empêché d'avouer mes faiblesses, mais j'étais acculée, il me fallait de l'aide extérieure. C'était tout simplement une question de vie ou de mort.

Ce matin, dans ma messagerie électronique, il y avait une bonne, une excellente nouvelle. Et j'ai alors compris que j'étais en train de remonter la pente. Je sentais bien, depuis quelque temps, que je retrouvais goût à la vie. Les personnes qui m'ont suivie ces derniers mois et que j'ai revues à la rentrée m'ont trouvée en forme. J'essaye aussi de sortir de ma bulle, de m'ouvrir aux autres. J'ai retrouvé, dans les bras de Jules, un bonheur indicible qui s'était estompé pendant ces quatorze dernières années. Pas le même bonheur qu'au début, non, quelque chose de différent, mais de sincère et de profond.

Et ce matin, cet email plein d'espoir. Juste de l'espoir, hein, rien de concret, rien de palpable. Juste la possibilité de donner une autre tournure à ma vie professionnelle. D'apporter une nouvelle touche à mon épanouissement. Un email que je n'osais plus espérer recevoir.

Aujourd'hui, mardi 26 octobre 2010, je suis debout et enfin en train d'avancer sur la voie de la guérison. Prudemment, pour ne pas glisser. Mais avec une confiance que je ne me connaissais pas jusqu'à présent.
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jeudi 21 octobre 2010

Quand la colère gronde

Mardi 19 octobre 2010... Nouvelle journée de galère en prévision pour les usagers. Nouvelle journée de mobilisation pour les grévistes.

Les lycéens sont en colère, les routiers s'y mettent aussi et je ne te parle même pas de ceux qui sont mobilisés depuis le début et qui vont toucher peanuts sur leur fiche de paie à la fin du mois.

Ça casse, ça bloque les raffineries, ça fait des opérations escargot sur l'autoroute, ça refuse de conduire les transports en commun, Alors oui, ça fait suer beaucoup de monde, c'est pas marrant, faut trouver des solutions pour faire garder les enfants / aller au travail / prendre le TGV pour un énième colloque, j'en passe...


Oui, je déplore les vitrines cassées dans le centre de Lyon et la violence à l'égard du citoyen lambda qui a eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais moi aussi je suis en colère. Très en colère, même. Parce que depuis vendredi, j'entends, je vois et je lis un bon paquet d'âneries dans la presse.

Des jeunes qui veulent "en découdre avec la police" : ah ouais, ça pète ça, dans un reportage!

Ou encore, lu ce matin dans la presse lyonnaise un article sur le profil des fauteurs de troubles : "dans la majorité des cas jusqu'à hier soir (où la population était beaucoup plus hétérogène), il s'agissait de jeunes issus de l'immigration maghrébine, âgés entre 14 et 18 ans."
Ou comment stigmatiser encore une fois une partie de la population, attiser la haine et la peur. Bravo, je vous applaudis des deux mains.

J'ai, bien entendu, un point de vue partiel sur la situation, mais ce que je peux confirmer c'est que les tensions ont commencé jeudi 14 octobre dans le quartier le plus bobo de Lyon. Pas en banlieue, non. Pas dans les "3V" : Villeurbanne, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, qui ont bon dos chaque fois. Et puis, petit à petit, les tensions sont descendues vers la Presqu'île où les jeunes à l'initiative de ces violences ont été rejoints par d'autres.

Voilà, pour le reste, normalement les journalistes sont censés faire leur métier. Encore faudrait-il qu'on leur en laisse la liberté... La France est 44ème dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF, 33 places perdues depuis 2002. Juste une confirmation de plus que notre société marche sur la tête.

Et après on s'étonne que les Français soient en colère... Triste monde...



(crédit photo : Renaud Moisson-Leclerc, sur Flickr)
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mardi 19 octobre 2010

Monsieur Pascal Chaumeil est un arnacoeur

(Oui, oh, je sais, j'ai mis du temps à le voir, l'Arnacoeur!)

Oui, donc, je disais, Monsieur Pascal Chaumeil est un arnaqueur. Un manipulateur. Encore pire que son personnage, Alex.

Je ne sais pas pour toi, mais moi, je suis tombée dans le panneau direct. A la fin du film, j'avais l'impression d'être la nunuche dans le désert qui se fait avoir par Romain Duris, "merci, tout simplement, merci".

Ouais sauf que... je l'ai démasqué le Pascal Chaumeil! Faudrait voir à pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages!

Je démonte le stratagème? Allez, je démonte.

Ficelle n° 1 : prendre deux acteurs trentenaires et célèbres pour jouer les protagonistes. Romain Duris, tombeur de ces dames, le rebelle pas forcément beau mais qui a un charme fou et du chien. Vanessa Paradis, celle que beaucoup de nanas de 30 ans et plus envient depuis son Joe le Taxi, mais surtout, surtout, parce qu'on aimerait bien toutes être à sa place pour se taper Johnny Depp. Voilà c'est dit! Alors, tu penses bien, tu mets les deux ensemble, c'est de la brochette de guimauve au-dessus d'un feu de bois, tu fonds direct.

Ficelle n° 2 : en plus, ils sont gentils tous les deux, lui il fait juste son job et elle, riche héritière, n'a même pas une tête à claque, elle est douce, belle, irréprochable. Fais chier.

Ficelle n°3 : Monaco!! Pas seulement pour le côté riche héritière, hein, mais parce que Monsieur Pascal Chaumeil sait qu'il faut faire un peu rêver les dames qui ne disent jamais non à un peu de luxe et de raffinement. Et cerise sur le gâteau : le message subliminal. Parce que toi, là, qui est une femme et qui a la trentaine, ça te rappelle quoi, Monaco? Ça te rappelle la Princesse Stéphanie qui nous saoulait avec son ouragan dans les années 80. Ça te saoulait, oui, mais avoue que tu avais enregistré cette chanson quand elle passait sur les ondes avec ton vieux radio-cassette! Et que sa royale-attitude te laissait songeuse, toi qui croyais encore au prince charmant.

Ficelle n° 4 : les références culturelles hautement intellectuelles. Parce que, toi aussi, dans les années 80, tu étais une gamine,  tu aimais George Michael et tu connaissais tes premières émotions amoureuses en regardant Dirty Dancing. Alors là, je dois avouer, Pascal Chaumeil a mis la barre très haut avec Dirty Dancing, difficile de trouver mieux pour faire ressurgir la midinette qui sommeille en toi.

Ficelle n° 5 : Happy end, c'est beau comme chez Disney, tu pleures, tu peux pas lutter.

And last but not least, ficelle n° 6 : le générique de fin! Histoire de bien en rajouter, monsieur Pascal Chaumeil te balance le bon vieux Joker de Steve Miller Band, que tu connais PAR COEUR parce que tu avais adoré la pub Levi's. Si ça, c'est pas de la stratégie pour gagner ton coeur à tout jamais!

Dites-donc, mon petit Pascal, vous n'avez pas honte, quand même de faire le joli coeur, comme ça, avec les petites dames trentenaires que nous sommes? Parce que, c'est pas pour dire, mais vous avez fait un peu dans la facilité quand même. Ce qui est frustrant c'est que vous parvenez à vos fins, le film est bien ficelé, plein d'humour et de rebondissements, je savais dès le départ que j'allais tomber dans le panneau et je n'ai même pas essayé de résister. Pourtant, les comédies sentimentales c'est pas mon truc, d'habitude... Et, vexage  (néologisme) suprême, Jules a bien aimé lui aussi, oui Jules, qui ne jure que par Fritz Lang et Wim Wenders.

Chapeau bas, Monsieur Chaumeil, l'Arnacoeur n'est pas ce que j'appelle un grand film, mais assurément un bon film.
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lundi 18 octobre 2010

Largage de mômes en eaux troubles

Bientôt les vacances de la Toussaint, un repos bien mérité pour les têtes blondes qui triment à l'école depuis début septembre. Parce que ça ne rigole pas, hein, ça bosse dur! Sans parler du brouhaha de la cantine et de la garderie, tu récupères ton môme à 18 heures avec des triples cernes et une nervosité puissance 10... Et puis, se lever le matin devient de plus en plus difficile, il fait nuit, il fait froid... Il est grand temps de recharger les batteries!

Et grand temps aussi d'assurer un mode de garde pendant ces quelques jours. Je suis devenue professionnelle en la matière, j'ai écumé toutes les possibilités. En voici quelques unes :

Option n° 1 : tu prends des vacances, toi aussi! Mais ce n'est pas toujours du goût de ton employeur qui ne va pas spécialement t'accorder 16 semaines de vacances dans l'année pour que tu puisses t'occuper de ta progéniture. Dans la vie, faut savoir faire des choix  !(sauf si tu es prof, tu as peut-être fait le bon choix, peut-être!)

Option n° 2 : tu as un budget à toute épreuve et une nounou (mieux, une jeune fille au pair!!) qui va se charger d'occuper tes enfants toute la semaine, de les trimballer au cinéma, au spectacle, leur faire plein de petits ateliers créatifs, tout ça, tout ça. Tu sais quoi? Tu es un(e) sacré(e) veinard(e)... (tu as vu comme je respecte bien la parité hommes / femmes?)

Option n° 3 : tu as un budget un peu plus restreint et tu inscris tes enfants au CLSH, aka Centre de Loisirs Sans Hébergement, le centre aéré, quoi. 

Ma Lolotte (8 ans) est une grande fan, tu penses, tout est programmé, des activités en-veux-tu-en-voilà, je suis sûre qu'elle passera son BAFA dans 10 ans, celle-ci, une vraie G.O. dans l'âme. 

Mon Chacha (4 ans), ben il n'aime pas le centre aéré, "parce que ze me fais touzours gronder". Ecoute-moi bien, mon Chacha : si tu pouvais éviter de faire des claquettes et d'imiter Michael Jackson pendant la sieste, tu aurais beaucoup moins de problèmes. Si, si, je t'assure.

En attendant, avec le centre aéré, tes mômes continuent de se lever à la même heure que pour aller à l'école, le soir ils sont à ramasser à la petite cuillère et toi aussi, par la même occasion... Je ne suis pas sûre que ce soit l'idéal pour recharger les batteries!

Option n° 4 : les baby-boomers adorés!!! (épisode 1 ici, épisode 2 and stay tuned, je peux te garantir que la saga n'est pas terminée! Du suspense, du suspense!) Ahhhh, qu'il est loin le temps où les enfants passaient les vacances scolaires avec une mamie qui prépare de bons gâteaux et des goûters avec de la confiture maison, et un papy qui raconte des histoires tandis que le feu crépite dans la cheminée et réchauffe les coeurs! Ahhh, qu'elle est loin, la solidarité familiale!!!

Chez nous, c'est clair et net, les meilleures vacances du monde, selon les enfants, c'est chez papy et mamie. Wouhou! T'as pas plus simple comme demande? Remarque, moi aussi j'aime bien quand vous êtes un peu loin, ça permet de réviser un peu le Kamasutra sans craindre d'être surpris au détour d'un soupir un peu trop langoureux. Nan, parce que nous, on attend toujours la phrase magique qui soulage tout le monde : "ça nous ferait plaisir d'avoir les enfants pendant les vacances, ça fait tellement longtemps qu'on ne les a pas vus, on ne les voit pas grandir!" Nan, nan, tu peux te brosser, Martine. Si tu ne demandes pas, tu peux toujours attendre. Si tu demandes, tu as deux sous-options, oui DEUX!

  • Option n° 4-1 : les baby-boomers n°1, dynamiques, ceux qui acceptent du bout des lèvres, oui mais quand même, faudrait voir à trouver une autre solution pour les prochaines vacances parce qu'ils n'ont pas que ça à faire. Ceux qui t'imposent leur planning de retraités, tu ramènes tes gosses seulement  quand ça les arrange parce que tu comprends, ils ont beaucoup de boulot, EUX (pas toi, nan, pas toi, c'est pas pareil, le baby-boomer a TOUJOURS plus de travail que toi). Ceux qui, quand tu les appelles le soir pour prendre de  nouvelles, sont capables de te sortir dans la même phrase que tes mômes "sont vraiment épuisants, jamais vu ça, mal élevés les gosses de nos jours ah et sinon on vous a dit qu'on part faire un trekking dans l'Himalaya aux prochaines vacances? Ah zut, ça tombe pile au moment des vacances scolaires, c'est pas de bol, hein. Oui, mais on a pas le choix. Dites-donc, sont crevants, vos gosses, on n'est plus tout jeunes, nous! " Le bonheur, quoi.
  •  Option n°4-2 : les baby-boomers n°2, les gentils, ceux qui ne te proposent jamais un coup de main, mais qui ne rechignent pas à en donner. Ceux-là vont se taper un trajet aller-retour pour te ramener tes enfants à la fin des vacances, 10 heures de train, vraiment sympa. Et en plus, ils paient le train, cela va de soi. De la vraie solidarité familiale, quoi. Mais il y a des contre-parties, hein, faut pas rêver non plus. Pendant une semaine, tu sais que ton Chacha va manger des frites à tous les repas en regardant la télé du matin jusqu'au soir. Tu sais que ta Lolotte va procéder à un chantage des plus ignobles avec sa mamie, "si tu veux que je sois mignonne, tu me donnes tout ce que je te demande". Et la mamie ne sait pas dire non. Tu sais que tes enfants seront mal attachés dans la voiture ("45 ans que je conduis, tu vas pas m'apprendre!") et qu'ils se promèneront au bord de la rivière sous une surveillance plus que douteuse... Le bonheur, bis.

Tout un programme, n'est-ce pas? Et toi, tu choisis quelle option pour les vacances scolaires?
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Changement de décor

Hop, hop, on change les meubles de place, on remet un coup de peinture, on accroche de nouveaux tableaux aux murs...

Je revisite l'apparence de mon blog, en ce moment, pour qu'il me corresponde au plus près. C'est encore un peu en chantier, merci de ton indulgence. Mais tu peux entrer et visiter à ta guise, la porte reste ouverte pendant les travaux.
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mercredi 13 octobre 2010

Mes Bacri-Jaoui adorés, revenez!

Bientôt deux ans que je suis allée voir Parlez-moi de la pluie au cinéma, je n'en peux plus d'attendre leur prochain film! Pas une info, pas un projet de synopsis, rien. Et pourtant, je suis à l'affut! (et si j'ai raté quelque chose, dis-moi vite où et quand).

Bacri-Jaoui et moi, c'est bien plus qu'une passion. Jules et moi, nous leur vouons un culte vraiment particulier. Nous leur ressemblons un peu (un peu, j'ai dit, je ne voudrais pas sembler présomptueuse) : nous défendons les mêmes valeurs, nous portons le même regard sur la psychologie humaine,  nous aimons la même musique, nous travaillons de la même façon - sur quelques projets ensemble (et on forme une sacrée équipe!) et en cavaliers solitaires à d'autres moments.

Le moindre petit bout de dialogue dans chacun de leur film me va toujours droit au coeur. J'ai rarement vu autant d'humanité au cinéma. Je ne me lasse pas de regarder leurs films, même après la énième rediffusion à la télévision. Je savoure alors chaque scène, en la devançant parfois du bout des lèvres avec la réplique qui suit. Et ça ne manque pas, chaque fois je redécouvre un passage ou un dialogue qui m'avait échappé et je tombe en pâmoison.

Sans parler de ce talent pour sublimer les acteurs (Zabou, Sam Karman, Catherine Frot, Darroussin, Alain Chabat, je ne les cite pas tous mais je les ai tous en tête!) qui excellent chacun dans leur rôle en donnant le meilleur d'eux-mêmes.

Vraiment, mon tandem Bacri-Jaoui me manque énormément. Je lis fébrilement la moindre actualité cinématographique pour ne rien perdre de leur activité. Ensemble, ou séparément.

Un jour, je prendrai le temps de te parler de la passion que je voue au cinéma français, en tout cas, dans mon Top Ten, les Bacri-Jaoui sont en premier.

Et si un jour tu veux réaliser un de mes rêves, juste une soirée avec eux et mon Jules pour pouvoir leur dire toute notre admiration et je serai une fan comblée.

N.B : je ne connais pas l'auteur de cette magnifique photo mais je n'ai pas pu m'empêcher de la publier. Avec mes excuses pour ce manquement à la déontologie.
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mardi 12 octobre 2010

Le paraitre, c'est le mal...

... et je suis gravement atteinte,  mince alors.

Si tu as déjà lu mon blog, tu commences à me connaitre un petit peu, hein. Je suis plutôt du genre à défendre des valeurs profondes plutôt que de débattre sur la couleur ad hoc du string par -30°C, à faire celle qui a une culture générale ça comme plutôt que de pondre un billet sur cette blondasse d'Amélie qui te dit qu'elle voulait pas épouser Senna, mais qu'on lui a pas laissé le choix (bichette)...

En vrai, je suis d'une futilité stupéfiante. 

En vrai, je lis toutes les actualités pourraves sur les stars - parce que j'aime bien me tenir au courant (on ne sait jamais, c'est toujours intéressant à placer dans une soirée) et puis parce que j'aime bien savoir qui couche avec qui, comment s'appelle le dernier-né de telle ou telle star. Le strass et les paillettes, ça me fait -aussi- rêver, que veux-tu...

En vrai, je ne peux pas porter le même vêtement à moins de 15 jours d'intervalle (tu me suis? - mon petit haut du jour, là, je ne le remettrai pas avant le , hum, attends, 26 octobre). Ce qui fait que ma garde-robe est garnie en conséquence. Enfin, en théorie, parce qu'en pratique, mon banquier n'est pas du même avis. Parfois Souvent, je manque à mes principes. Et je me sens mal fagotée toute la journée.

En vrai, je suis prise d'une crise compulsive de shopping à chaque début de saison. Je maitrise le "hannn nan, j'ai rien à me mettre!!!" et Jules aussi, je crois, à son grand désespoir.

En vrai, j'aime que tout soit coordonné : les bonnes chaussures, avec le bon sac, la bonne écharpe, le bon maquillage, tout. Je suis une psychorigide du coordonné. Parfois je n'ai pas le temps, et le résultat est affligeant.

En vrai, je n'assume pas mon physique et j'essaye  toujours de paraître au top. Pour qui, pour quoi? Je me le demande encore. Ça relève vraiment du T.O.C, de ne pas se supporter à ce point.

En vrai, vendredi soir, je vais dîner au resto avec une bande de blogueuses que je ne connais pas et ça y est, j'en suis malade, je ne sais pas comment m'habiller!!!!!!!!!! Je vais passer ma semaine à coordonner tout ce que je possède déjà (parce que la banquier est formel - point de nouvelles tenues tu iras t'acheter). 

En vrai, tu trouves pas qu'elles sont jolies, quand même, ces petites bottines? 



Et cette petite tunique?  N'est-elle pas tout simplement wunderbar?
 



Comment faire pour résister??


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lundi 11 octobre 2010

L'hypocrisie, l'art de vivre du 21ème siècle?

Plus j'avance en âge, plus je me demande s'il est encore possible d'avoir des relations sincères entre êtres humains. Mais justement, est-ce lié à l'âge ou à notre époque?

Le constat est bien triste, dans mon entourage : si tu veux entretenir de bonnes relations avec les gens, sois hypocrite, dis-leur ce qu'ils ont envie d'entendre et tout se passera bien.

Ainsi, mon ex-chef, dégoulinant de mièvrerie afin d'obtenir quelque chose. Quand je travaillais encore avec lui, je l'entendais conspuer tout le monde, "et celle-ci c'est une feignasse" , "et celui-ci c'est un bon à rien", etc... Mais arrivait forcément un jour où la feignasse ou le bon à rien (qui, au passage, ne pouvaient pas l'encadrer non plus) devait lui servir à quelque chose. Alors là, le discours était tout autre, et vas-y que je m'inquiète de ta santé, et vas-y que je te promets une promotion / une piston / tout ce que tu veux du moment que tu me dépannes. La feignasse et le bon à rien, motivés par des raisons qui leur sont personnelles et sur lesquelles je ne porterai pas de jugement, se mettaient tout à coup à faire le dos rond, des courbettes et des grosses bises à tout va. Mon ex-chef avait effectivement du pouvoir, même celui de vous mettre au placard, d'ailleurs il ne s'est pas gêné avec moi le jour où je lui ai dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Cela m'a valu un grand moment de solitude (quelle solidarité professionnelle!). Mais je suis toujours debout et je peux le croiser dans les couloirs la tête haute (cet imbécile, je crois que mon professionnalisme lui manque un peu!)

Ou encore, cette personne de ma famille proche, qui passe sa vie à brailler, à râler contre tout et tout le monde, à porter des jugements sans se soucier du mal que cela peut faire. Qui impose, à chaque réunion de famille, ses discours grandiloquents et ses opinions très tranchées, son intransigeance. Et que vois-je? Tous les autres qui se taisent, qui laissent dire, "de toute façon, elle est comme ça, on ne la changera jamais". Moi, je suis gentille à la base, mais quand on m'attaque et surtout quand on me manque de respect, mon sang ne fait qu'un tour et je me défends. Évidemment, je m'en prends plein la poire. Et les autres membres de la famille qui me disent que je tends le bâton pour me faire battre...

"Laisse courir", "Laisse-le parler, ne réponds pas", "fais preuve de diplomatie" me dit-on. Ben je ne sais pas faire, les gars! C'est quoi le secret? L'hypocrisie et le manque de respect m'insupportent au plus haut point, tant quand cela me touche directement que pour les autres. Suis-je donc si naïve et inadaptée à la société actuelle? Si c'est le cas, je veux bien l'accepter. Mais que quelqu'un m'explique alors comment faire pour contrôler cette colère qui gronde en moi face à chaque injustice, car je suis désemparée.
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jeudi 7 octobre 2010

Mais que fait la police?

Mercredi, tandis que je tentais de rentrer dans mon home sweet home avec mon Chacha, 4 ans, au bout du bras,

tandis que je slalomais entre les voitures, les vélos, les piétons, les terrasses de café, les badauds, les crottes de chien, les cadavres de churros et les flaques de vomi de ces adolescents qui aiment se mettre l'estomac à l'envers après avoir ingurgité une bouteille de vodka, un peu comme ça,




je me suis engagée, oui, tu as bien lu, engagée sur le trottoir qui me permet de rejoindre mon immeuble.

Il se trouve que ce trottoir est également une espèce  en voie de disparition de voie de circulation afin de desservir un service public à proximité (enfin, c'est écrit nulle part.) Mais c'est avant tout un trottoir, et même pas une zone piétonne où certains véhicules sont autorisés à circuler. Ce qui ne l'empêche pas d'être squatté en permanence par tout type de 4x4 ou autre engin à plusieurs roues.

De ce fait, lorsque j'aperçois cette voiture immatriculée dans un autre département qui s'engage sur le trottoir, et qui ne ralentit pas spécialement en me voyant marcher avec mon petit bonhomme, j'ai soupiré un peu trop visiblement avant de me pousser pour laisser passer ledit véhicule. Ben ouais, ça me gonfle prodigieusement qu'on me fonce dessus, d'autant plus qu'un abruti de teenager à vélo venait juste de manquer de renverser mon Chacha alors que j'étais sur un passage piéton, bordel. Donc, j'en avais, comme qui dirait, ras le pompon de ce manque de respect notoire, assumé et décomplexé.

(on pourrait croire, à première vue que les ados me sortent par le nez, pas du tout, ce sont surtout les parents qui les éduquent - ou pas!)

Sache qu'il est très dangereux pour ton intégrité de manifester publiquement ton mécontentement en soupirant. Car la vitre du passager s'est baissée à mon passage et un monsieur  m'a tendu sa carte bleu, blanc, rouge. Et Monsieur l'agent de la police nationale, un inspecteur en civil, m'a fait la leçon parce que je n'avais pas à soupirer devant sa voiture banalisée, qu'il était sur une voie de circulation et qu'il était dans son droit. J'ai beau respecter ce corps de métier, je dois avouer que le ton condescendant de Monsieur l'Inspecteur m'a franchement déplu. J'ai donc argumenté très poliment que le piéton était avant tout prioritaire, que je ne suis pas censée deviner qu'il s'agit de la police et que, s'il y a urgence, il suffit de sortir le gyrophare. Moi, quand je vois le gyro, je bouge mes fesses illico.

Ben il n'avait pas l'air très convaincu ni très content, Monsieur l'Inspecteur, je dirais même que si je ne m'étais pas éclipsée vite fait, j'aurais fini en garde à vue. 

Dans ma grande naïveté, je croyais qu'on pouvait discuter avec les autres êtres humains, quels qu'ils soient, et même être en désaccord, du moment que la politesse et la courtoisie sont de mise. Monsieur l'Inspecteur s'est senti "agressé" par mon soupir, il n'a pas compris que moi, je me suis sentie agressée par sa voiture, qui est quand même un poil plus dangereuse que le souffle qui sort de ma bouche (sauf éventuellement au réveil, je veux bien te l'accorder, je fais concurrence à une horde de poneys, mais là n'est pas le sujet). Mais enfin, on peut discuter quand même, non? Pourquoi ce besoin impérieux de me sortir sa carte histoire de me replacer vite fait au rang de citoyen lambda qui ne détient pas le pouvoir? Zut, quoi!


Le point positif dans tout ça - quand même - c'est que moi aussi j'ai une carte bleu, blanc, rouge. Eh ouais... Donc, si tu n'es pas d'accord avec mon billet, ben tu te tais, c'est comme ça. Quand je pense à toutes ces années perdues à discuter avec les gens alors que j'aurais pu leur fermer le clapet chaque fois! 
(ah merde, j'ai bien la carte, mais c'est pas le même ministère, pas grave, je ferai du bluff!)

Nan mé ho!


(c'est vrai, quoi, c'est super agressif une voiture qui te fonce dessus, nan?)
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L'embarras du choix

Tu te souviens, il y a quelques jours, je te parlais de mon envie de sortir de ma bulle? Eh bien, j'ai frappé à tellement de portes que  je ne savais plus quelle activité choisir!! Courant septembre, mon téléphone n'a pas arrêté de sonner, des ateliers auxquels je m'étais pré-inscrite qui me rappelaient pour savoir si j'avais envie de faire un cours d'essai...

Après avoir essayé la zumba, la danse, la chorale, mon choix s'est arrêté sur le théâtre. Premier cours hier soir, j'en suis sortie avec un grand sourire et une pêche d'enfer. Et pourtant, c'était loin d'être gagné avec moi, ma timidité maladive étant un sacré frein à toute forme d'expression. Mais je me suis amusée, j'ai rencontré des personnes fort sympathiques et avec qui je suis susceptible d'avoir des affinités. Et je suis heureuse de m'inscrire dans un projet, une activité qui aura un but : une représentation théâtrale à la fin de l'année.

C'est donc parti pour la grande aventure du théâtre, j'ai déjà hâte d'être au prochain cours!
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mardi 5 octobre 2010

Ronds et rondeurs

Lorsque Chrys a proposé son concours Tout en rondeurs afin de gagner ce magnifique bijou






tant de choses m'ont traversé l'esprit que je ne savais plus par où commencer.

J'aurais pu parler tout simplement de moi, pleine de courbes et de rondeurs. Mais je suis encore trop complexée pour les assumer.

J'aurais pu parler de mes enfants, tout aussi ronds que moi, aucun angle chez ces gosses, des yeux ronds, un nez ronds, une bouche ronde, des joues rondes. On en mangerait!

Mais la semaine dernière, un reportage sur Istanbul m'a rappelé à quel point cette merveilleuse ville était, elle aussi, tout en rondeurs. Des rosaces, des plafonds, des dômes arrondis sur les mosquées, des ronds de lumière mais aussi des gâteaux ronds à s'en lécher les babines ou encore ces jolis petits verres à thé pleins de courbes qui les différencient des verres à thé du Maghreb.

Voici un petit aperçu de toutes ces belles rondeurs : 




De beaux souvenirs tout ronds, en attendant impatiemment de pouvoir y retourner!
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