Pages

jeudi 30 septembre 2010

10 ans devant soi

Ces dix prochaines années, j'ai décidé de penser à moi, et rien qu'à moi.

C'est-à-dire aux autres. 

Parce que mon épanouissement passe par le don de soi. Aider, soutenir, accompagner, assister.

Je vais juste essayer de me donner les moyens de pouvoir mieux donner aux autres.

C'est compliqué, hein? Pas tant que ça en fait. Et c'est mon voeu le plus cher. Rendez-vous dans dix ans, je te dirai si j'y suis arrivée.

Ceci est ma contribution au concours 2010's de Libelul.
Rendez-vous sur Hellocoton !

La famille monoparentale serait-elle devenue la "norme"?

Loin de moi l'idée de porter un jugement sur le divorce ou la séparation. Chaque histoire de couple est personnelle, passionnelle et douloureuse aussi, parfois. Difficile donc de brandir des arguments aussi simplistes que les "pour ou contre" ou les "il faut que / il n'y a qu'à".

Je pars simplement de ce constat fait à partir de mes relations ou de mes connaissances, qui, je l'avoue, m'effraye un tant soit peu.

Depuis que Lolotte, ma fillotte, fréquente l'école, soit depuis 5 ans maintenant, j'ai vu des familles se déchirer, des parents rompre et des enfants se retrouver partagés entre deux maisons, deux modes de vie, deux familles. 

Combien d'invitations déclinées par les copains / copines parce que "samedi, je vais chez mon père..."
Combien de malentendus à l'école avec le maître ou la maîtresse parce qu'un des parents n'a pas fait passer l'info à l'autre... Par vengeance, par simple oubli, par étourderie...
Combien d'enfants qui trimballent un sac plein d'affaires pour cause de  garde alternée...

Alors, je me prends à regarder mon couple et la famille que j'ai fondée avec Jules et j'ai le sentiment d'être une espèce en voie de disparition. Je me demande également si je suis vouée au même sort, ce que je ne me souhaite pas particulièrement. Mais Jules approchant de la quarantaine, qui sait s'il ne va pas me péter entre les doigts et me quitter pour une plus jeune, plus belle, plus libre. Ou peut-être aurai-je envie de changement moi-même, peut-être vais-je rencontrer un homme qui va tant bouleverser mon cœur que je serai prête à abandonner tout ce que j'ai construit pour le suivre.

Fort heureusement, nous avons le droit, dans la société actuelle, de choisir notre âme soeur et d'en changer s'il n'y a plus d'amour, avant de s'engluer dans des conflits sans fin. C'est, bien évidemment, à mes yeux, une liberté fondamentale tant pour l'homme que pour la femme.

Fort heureusement, il y a des familles qui se recomposent et qui en sont heureuses, même si ce n'est pas toujours aussi simple que ça d'accueillir et d'accepter l'enfant d'un autre au sein de son foyer, ou de trouver l'équilibre et l'équité entre des enfants issus de différentes fratries.

Ce dont je suis intimement persuadée, c'est que nous, les enfants de la fin du 20ème siècle devenus parents depuis, sommes assez mal armés pour affronter les difficultés de la vie. Élevés à base de facilité (nouvelles technologies, surconsommation, mondes virtuels), nous contournons chaque obstacle à notre liberté et notre bonheur, mais nous ne savons pas lui faire face et essayer de le vaincre.

Ainsi, il semblerait qu'avoir un enfant constitue un obstacle dans la vie d'un couple qui, bouleversé et ayant perdu ses repères, n'arrive plus à retrouver la stabilité d'avant et préfère se séparer plutôt que d'avancer ensemble dans la difficulté.

Je ne dis pas cela en l'air, je le dis car je l'ai vécu moi-même, deux fois. J'ai deux enfants et chaque naissance a été un véritable déchirement dans mon couple, une source de conflits et d'incompréhension, nous poussant souvent au bord de la rupture. Jules et moi avons une vision assez vieille école de la famille, ce qui nous a fortement donné envie de tenter de résoudre nos problèmes ensemble plutôt que séparément. Et je crois que nous  sommes arrivés à trouver un équilibre entre notre vie de couple, nos enfants et notre liberté individuelle.

Même si j'en suis fière, je ne jubile pas, car je sais que notre société peut rendre cet édifice bien fragile d'un jour à l'autre. 
Je me demande simplement combien de parents sont vraiment heureux de se séparer sans considérer cela comme un échec.
Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 28 septembre 2010

La claque in my face

Ce matin, j'avais rendez-vous à l'Université... Cherche pas à comprendre, je ne t'en dirai pas plus.

Métro, tramway... Je me fonds dans la masse. J'ai le jean, j'ai les bottes, la veste de motarde, le chèche, la cigarette roulée à la main...

Vieille habituée des transports en commun, des ambiances estudiantines du matin, je navigue, je me meus avec le troupeau, je lis mon journal gratuit, feuillette la page culture avec attention, comme toujours.

Soudain, un éclat de rire, je lève la tête pour profiter de cette bonne humeur. J'observe les visages autour de moi, un à un,  et tout à coup, je me prends la bonne vieille claque dans la tronche : je ne suis plus étudiante depuis 10 ans... 10 ans... Pire!!! Je suis casée, mère de famille, j'ai des rides et des cheveux blancs. Je n'ai plus rien à voir avec ces jeunes, je pourrais presque être leur mère!

Ben tu sais quoi? Je n'ai pas vu le temps passer, je ne me sens pas spécialement vieille. Ça m'a remis la pêche, cette giflasse, tu n'imagines même pas!
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 24 septembre 2010

Je ne sais pas glandouiller...

Nan, décidément, l'oisiveté, c'est pas mon truc... Je ne sais même pas si je dois m'en réjouir ou pas. Fut un temps, ça m'a valu un joli burn out au boulot, mais il y avait aussi plein d'autres facteurs extérieurs, bref...

Je suis au taquet la plupart du temps, j'ai une vie bien remplie et de quoi occuper mes journées. Eh bien quand il y a moyen de ne rien faire, je suis PER-DUE.

Exemple : mes deux enfants sont invités à un anniversaire le même jour : c'est rare, mais quand ça arrive, justement, je suis totalement incapable de profiter de mon après-midi. Je tourne en rond à la maison, je traîne sur le net, je fais du ménage. Alors que je pourrais en profiter pour, je sais pas moi, dormir, faire du shopping, bouquiner des magazines futiles!

Si mes journées ne sont pas remplies du matin jusqu'au soir, ça manque d'équilibre pour moi. Il faut absolument que je rentabilise la moindre minute. J'ai rien à faire pendant 5 minutes  parce que je suis en train d'attendre quelque chose? (que Chacha ait enfilé ses chaussures, que le micro-ondes sonne, que Lolotte ait fini de se brosser les cheveux) Je trie du linge, je plie des chaussettes, j'envoie des machines, je range le courrier, je paye des factures, j'envoie un texto, je finis la vaisselle.

Et j'en ai d'autres, des sales habitudes comme ça : faire un tour de la presse le matin systématiquement, lire obligatoirement le soir même si je tombe de sommeil. 

Ou encore, il m'arrive parfois de regarder des conneries à la télé, en général je choisis mes programmes, mais j'avoue qu'un bon vieux Dr House de temps en temps n'est pas pour me déplaire. Sauf que, je ne PEUX pas regarder une connerie à la télé sans faire autre chose : du repassage, de la couture, de l'ordi. On est bien d'accord, le pied dans ce cas-là, c'est de se vautrer dans le canap' avec une tablette de chocolat, bé non, je sais pas faire!!

C'est quoi le secret de la glandouille, hein?
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 23 septembre 2010

Marre!

Une immense vague de ras le bol en cet après-midi.

Le net qui ne marche plus à la maison et le technicien de la Hotline, au fin fond de sa Moldavie, va faire le nécessaire. je vous en prie, Monsieur, faites-donc.

Des baby-boomers qui débarquent chez moi pour le week-end. Sauf que je ne sais toujours pas quand. Demain matin? Demain après-midi? En voiture? En train? "On te tient au courant", qu'ils disent. Ben c'est quand vous voulez, les gars. J'ai juste besoin de m'organiser un peu rapport à mon boulot, mon ménage, mes menus. Ohhh, je suis d'accord, pas la peine de se formaliser pour eux, après tout ils viennent voir les enfants, pas moi. Depuis juin 2009, il était temps!! Mes parents sont des ados attardés, c'est dit (peut-être un peu sous le coup de la colère, c'est vrai, quoique...)

Et cette envie de balancer sur la place publique le calvaire que je vis au boulot, mais je ne peux pas, je ne peux pas!!! J'ai une famille à nourrir, moi, je ne peux pas me griller comme ça!!

Allez, on va dire que ça ira mieux lundi, quand les baby-boomers seront partis...
Rendez-vous sur Hellocoton !

Ma filmographie de la semaine

C'est la folie du DVD chez moi, en ce moment, ou du cinéma, plus simplement. Quand je dis cinéma, je ne parle pas du lieu mais du 7ème art. Je ne vois plus beaucoup la couleur des salles obscures (arff, elle était facile, celle-là) depuis que mes enfants sont nés, mais je suis toujours aussi gourmande de films, alors je me nourris comme je peux!!

Cette semaine, sur mon écran, j'ai pu voir : 




Rapt, de Lucas Belvaux. Synopsis : "Homme d'industrie et de pouvoir, Stanislas Graff est enlevé un matin comme les autres devant son immeuble par un commando de truands. Commence alors un calvaire qui durera plusieurs semaines. Amputé, humilié, nié dans son humanité, il résiste en ne laissant aucune prise à ses ravisseurs. Il accepte tout sans révolte, sans cri, sans plainte, c'est par la dignité qu'il répond à la barbarie."

Grande prestation d'Yvan Attal dans ce film assez particulier. Tout semble se passer au ralenti, comme si le spectateur subissait lui aussi les interminables heures de détention. La brisure psychologique après ce type d'épreuve est le fil d'ariane du film.



Eden à l'ouest, de Costa-Gavras. Synopsis : "Comme dans l'Odyssée, c'est en mer Egée que l'aventure d'Elias, notre héros sans légende, commence. Sur la même mer, sous le même soleil et le même ciel qu'à l'aube de la civilisation. Après bien des péripéties, dont une escale au paradis et un bref séjour en enfer, son épopée finit magiquement à Paris. Paris, que chaque errant voit briller au plus profond de ses rêves dans son sommeil incertain."

Bon, déjà, je sais que je ne suis pas objective, mais j'adore Costa-Gavras. je n'ai pas souvenir d'un de ces films qui ne m'ait pas touché (je suis loin d'avoir tout vu...). Eden à l'ouest n'est pas forcément le meilleur, mais il traite  de l'immigration (un Albanais qui traverse toute l'Europe pour arriver jusqu'à Paris), de la désillusion, de la difficulté d'être un clandestin, de la solidarité. Bref, que des sujets qui me tiennent vraiment à coeur et dans lesquelles j'ai trouvé  l'écho  des valeurs que je défends.



Lost in La Mancha, de Keith Fulton. Ce documentaire retrace la non-réalisation du  projet de film de Terry Gilliam, L'homme qui a tué Don Quichotte. Dix années à mettre en oeuvre ce film et un parcours semé d'embûches. Un casting de rêve avec Jean Rochefort, Johnny Depp et Vanessa Paradis qui tombe à l'eau. Un petit documentaire bien sympa qui révèle bien le talent et la folie douce de Terry Gilliam, ce Don Quichotte du 20ème siècle. Pour l'anecdote, après avoir trouvé de nouveau acteurs pour tourner le film, Terry Gilliam a annoncé début septembre 2010 qu'il n'avait plus d'argent pour le financement! Toute la question est de savoir maintenant si oui ou non il arrivera à sortir son Don Quichotte ou si c'est plutôt sa quête du Graal!!
Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 21 septembre 2010

Accroche-toi, ça va te réconforter

Ahum, pas terrible ce titre et il n'a rien à voir avec la choucroute, mais je profite de ce petit billet pour participer à deux concours.

Tout d'abord, celui de Lucky Sophie, qui nous demande de lui raconter Lyon. Alors voici : 




Simplement une des mes photos préférées, l'ocre des immeubles illuminé par le soleil et derrière, l'orage menaçant. C'est un peu comme moi, quoi (c'est mon quart d'heure mégalo, c'est MON blog, je fais ce que JE veux!)

Et puis, Chocoladdict nous demande de lui raconter notre rituel réconfortant....
Alors, là, j'avoue, j'ai dû réfléchir pendant plusieurs jours... Des rituels, oui forcément j'en ai quelques uns, mais de là à dire qu'ils sont réconfortants...

Le café du matin en solitaire en écoutant la radio? Parfois, ça me donne un peu le bourdon...

La cigarette après le repas? Oui, celle-ci je l'aime, mais je ne peux pas m'en passer et c'est pourtant mon souhait le plus cher.

L'apéro du vendredi soir? Oui, tu sais, la bière ou le petit verre de vin qui marque la fin de l'interminable semaine de travail. Réconfortant, certes, mais ça fait un peu pochtronne quand même...

Alors, j'ai bien bien réfléchi et je me suis demandée : qu'est-ce que tu fais quasiment tous les jours et qui t'apporte du bien-être et de la sérénité?

Eh bien j'ai trouvé : tous les matins d'école, je me glisse dans la chambre de mes enfants pour les réveiller en douceur. Comme je suis d'ordinaire une pile électrique, je mets un point d'honneur à commencer la journée avec ce rituel plein de tendresse. J'entr'ouvre d'abord la porte de la chambre et je leur murmure "bonjour les enfants, c'est l'heure de se lever", toujours la même phrase, toujours sur le même ton. Puis, je les embrasse l'un après l'autre et je les serre dans mes bras : ils sont chauds comme de petits pains qui sortent du four, ils sentent la nuit, le repos. On en mangerait!! Puis je leur demande ce qu'ils veulent pour le petit-déjeuner et je les laisse finir de se réveiller tranquillement pendant que je vais leur préparer. Un geste banal et presque "obligatoire" quand on des enfants, mais qui m'apaise plus qu'autre chose.


Le rituel du soir où je referme la porte de la chambre après avoir couché mes deux tornades est tout aussi réconfortant, cela va de soi!!
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 20 septembre 2010

J'ai visité pour vous : l'Institut Paul Bocuse

Comme bon nombre de Français, j'ai profité, le week-end dernier, des Journées du Patrimoine pour partir à la découverte de sites que je ne connaissais pas. L'Institut Paul Bocuse ouvrait pour la première fois ses portes au public et il a tout de suite retenu mon attention.

Accueil chaleureux, visite des lieux, nous avons ainsi découvert cette École de Management de l'Hôtellerie, de la Restauration et des Arts Culinaires, située dans un magnifique château datant de la fin du 19ème siècle, aux alentours de Lyon.

Bien plus qu'une simple École de Cuisine, l'Institut Paul Bocuse bénéficie d'une renommée internationale et attire beaucoup d'étudiants étrangers. Dans un cadre très raffiné, l'école vise à former l'élite de demain dans le domaine de l'hôtellerie et de la restauration.

Dans le château, on peut découvrir différents espaces, différents salons, mais aussi le Restaurant Saisons, restaurant d'application des étudiants on l'on peut dîner à des prix très raisonnables, compte tenu du cadre et du prestige de l'établissement.

Un bâtiment plus moderne accolé au château est dedié à la pédagogie : des amphithéâtres, des cuisines ultra équipées, des salles spécialisées pour l'étude du café ou du thé. Un enseignement très pointu et qui se veut performant.



Enfin, dans les anciennes écuries du château, un laboratoire dedié à divers thèmes de recherches, en partenariat avec les établissements d'enseignement supérieur et de la recherche.



Bref, un établissement prestigieux et raffiné qui ouvre également ses portes au grand public en proposant des cours de cuisine.

Deux petits bémols :
- le prix de la formation, loin d'être abordable pour tous, mais en même temps, il s'agit d'un établissement privé. Le coût des cours de cuisine est assez onéreux également et moi qui voulait offrir 3 jours de cours à Jules, je ne pense pas pouvoir débourser 470 euros comme ça...

- Impossible d'aborder la question de l'alimentation bio, lorsque Jules a commencé à en parler, on avait vraiment l'impression que c'était un sujet tabou... En même temps, les partenaires principaux de l'Institut sont de grands groupes de l'industrie agro-alimentaire, CQFD?

En tout cas, une visite fort sympathique!
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 16 septembre 2010

Coup de coeur #1 : Le retour du Cirque Plume

Comme chaque année, en septembre, je feuillette toutes les programmations culturelles pour la nouvelle saison, histoire de mettre une option sur mon calendrier pour tel ou tel spectacle ou expo dans l'année. Quand on a deux enfants, une vie professionnelle, un Jules qui bosse beaucoup et principalement le soir, et des baby-sitters fluctuantes, ça demande un peu d'organisation.

C'est donc ainsi que j'ai découvert la nouvelle création du Cirque Plume : l'Atelier du Peintre. Je me frotte les mains, je me réjouis et j'attends avec impatience qu'il soit programmé vers chez moi (ce qui n'est pas encore le cas, à moins de se taper une heure de route). Autre point positif : je vais ENFIN pouvoir emmener les enfants avec moi et partager ce moment magique avec eux, maintenant qu'ils sont assez grands.

Avec le Cirque plume, pas d'animaux de ménagerie, pas d'auguste ni de clown blanc. Mais de belles performances circassiennes et surtout, surtout, beaucoup de poésie, d'humour et de belles musiques.

Après avoir vu L'harmonie est-elle municipale? et Plic-Ploc, à moi l'Atelier du Peintre!! Si le Cirque Plume passe dans ton coin, je te le recommande vivement!

Voici la bande-annonce du spectacle :



Et comme je sais que Plic-Ploc tourne encore, en voici quelques extraits :





Enjoy!
Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 15 septembre 2010

Ces baby-boomers qui nous prennent le chou #2

 (si tu cherches l'épisode n°1, c'est ici).

Ceci est un billet totalement subjectif et empreint d'énervement à destination de mes ascendants et de ceux de Jules à qui on ne peut rien dire. Quand je dis rien, c'est rien. Nada, tchi, que dalle, nib, makach.

YOUHOU, les gars, on existe!!! Oui, vous savez, nous, vos enfants, ceux que vous avez allègrement enfanté dans les années 70, après avoir acheté un frigidaire, un joli scooter, un atomixer et du dunlopillo. Bien sûr, bien sûr, il y a eu 2 crises pétrolières à l'époque, et puis les allocations familiales n'existaient pas, tout ce que vous avez obtenu, vous l'avez obtenu à la sueur de votre front. On le sait, tout ça, on le sait, on a fait des études, on vous écoute souvent nous raconter comment c'était dur, oui dur, à l'époque, nom de Dieu, tous les baby-boomers s'en souviennent, qu'est-ce qu'ils en ont chié!!

Nous c'est pas pareil, hein, on est de jeunes trentenaires, on a eu une enfance heureuse, on n'a manqué de (presque) rien, on est complètement assisté par la société. Et puis, on n'y connaît rien à la vie. Le chômage, tout ça, on ne sait pas de quoi on parle. La vie active, même pas en rêve. VOUS, oui, VOUS, chers ascendants, vous avez travaillé toute votre vie, nous c'est vrai, on ne fout rien! Maximum glandouille! Même que c'est pour ça qu'on n'a pas d'argent, parce que quand on veut on peut. Eh ouais!!

D'ailleurs, vous continuez de nous donner des leçons en nous infantilisant et en marquant de la distance : on ne vous a jamais aussi peu vus depuis qu'on a des enfants! Dommage que vous ne preniez pas le temps de partager votre expérience avec vos petits-enfants, mais c'est vrai que c'est dur la vie de retraité, on n'a pas une minute à soi!! Pas le temps de demander aux petits comment s'est passée la rentrée! c'est vrai qu'on pourrait appeler, nous aussi, mais comment dire, après une journée de taf + réunions à l'école + activités diverses et variées + gestion des mômes le soir + gestion de la maison, bah il est tout de suite 22h, et vous, vous dormez déjà!! Nous, on commence à peine à se détendre...

Alors, comme j'en ai marre de passer pour la chieuse de service, je braille un bon coup ici, puis je continue de vivre ma vie, dignement, sans rien demander à personne. Si vous me cherchez, vous savez où me trouver. Ça va mieux en le disant. Mais si je pouvais vous dire les choses en face sans passer systématiquement pour une fille / une bru (quel est le con qui a inventé ce mot?)  ingrate, ça irait encore mieux.
Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 14 septembre 2010

Roms, Roms, Roms

Roms, romanichels, gitans, bohémiens, manouches, tsiganes, jouates!

Autant de mots pour désigner la diversité et la richesse de ce peuple peu connu et qui inspire la peur parce que, justement, il ne rentre dans aucune case.

Dans mon quartier, il y a des Roms, plein de Roms. Cette petite dame assise à côté du guichet de banque qui demande "une pitite pièce pour manger". Ce joueur d'accordéon qui égaye la rue tous les jours. Des enfants. Des vendeurs de journaux. Quand je les croise, je ne peux m'empêcher de penser que ces personnes préfèreraient être ailleurs qu'en train de faire la manche. Je ne peux m'empêcher de penser à quel point la misère peut pousser les gens à faire des choses inimaginables.

Je connais peu les Roms. Mais j'aime leur culture. J'aime leur musique. J'ai adoré les films de Tony Gatlif, Gadjo Dilo, Latcho Drom. Les films d'Emir Kusturica, Le temps des Gitans, Chat noir Chat Blanc. Sans oublier la musique de Goran Bregovic, fortement inspirée de la culture rom et qui me met les poils immanquablement.

Alors, quand je vois l'actualité du moment, non seulement ça m'énerve profondément comme en plus je me sens complètement décalée.  Un peu toute seule aussi, à aimer cette culture. Mais je m'en fous, j'assume. Dont acte.
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 13 septembre 2010

Pereira prétend, Antonio Tabucchi

Lisbonne, 1938. Pereira, journaliste responsable de la page culturelle du journal Lisboa, mène une vie tranquille, routinière. Un homme qui avance dans la vie en faisant ce qu'il a à faire, sans trop regarder autour de lui. Comme beaucoup de gens. 

C'est en décidant un jour d'engager un stagiaire au journal, Monteiro Rossi, que Pereira va ouvrir les yeux et faire basculer sa vie.  Monteiro Rossi est un résistant de la dictature salazariste, il va solliciter l'aide de Pereira à plusieurs reprises pour le sortir de l'embarras. Peut-être tenté par l'envie de mettre un peu de piment dans sa vie sans saveurs, Pereira va aider son jeune stagiaire. Et découvrir ainsi les dessous de la dictature, les tortures, la censure, la résistance...

Le livre d'Antonio Tabucchi nous promène dans les rues de Lisbonne et dans la vie bien pépère de Pereira. Petit à petit, la pression monte, le lecteur découvre avec Pereira ce qui se trame. Puis, tout bascule. A lire, pour ne pas oublier que cela peut se reproduire, tout simplement.
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 10 septembre 2010

Complètement barré #2# : Dikkenek

Tu connais Dikkenek, ce film franco-belge sorti en 2006? Pour te résumer le contexte, c'est LE film que Jules et ses potes se visionnent en long, en large et en travers depuis quelques années. Au point de connaître les répliques par coeur et de se les balancer après quelques bières en pleurant de rire. Comme des ados approchant la quarantaine. Enfin, ça, c'est l'effet que ça me faisait avant que je ne vois le film. Même si leur hilarité était hautement contagieuse, je ne pouvais m'empêcher de penser que j'étais entourée d'une bande de barges qui tombait en pâmoison en citant des phrases telles que : "tu ne m'avais pas dit que tu roulais dans un Kinder!"

 Bref, un soir, cédant à l'insistance de Jules pour revoir Dikkenek pour la dixième fois (sachant que les fois précédentes je m'étais endormie sans scrupules), j'ai regardé le film jusqu'au bout. Puis, je l'ai revu une deuxième et une troisième fois. Et aujourd'hui, c'est moi qui balance des répliques avec l'accent belge tellement j'ai été gagnée par cet humour complètement décalé.

Florence Foresti y est magistrale en commissaire lesbienne, Marion Cotillard brille en maîtresse d'école hystérique, Mélanie Laurent est égale à elle-même, Dominique Pinon est un vrai régal, comme chaque fois, sans oublier Catherine Jacob, femme de riche qui aurait préféré travailler "dans le social, médecins sans frontières, tout le bordel..."

Si tu veux te faire une idées tu peux voir quelques extraits ici.

Après, on aime... ou pas, mais je t'aurai prévenu, c'est complètement barré!
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 9 septembre 2010

Sortir de sa bulle

8 ans que je vis enfermée dans mon monde... que tout tourne autour de mes enfants. Des contraintes de planning, l'envie d'être présente pour eux, l'envie de partager quelques soirées avec mon Jules. Et la frustration aussi, le manque d'épanouissement, une timidité maladive, un manque de contact social qui me pèse énormément.

Alors, depuis le début du mois, je prends sur moi et j'essaye de m'ouvrir aux autres. L'idée étant de me trouver une activité à moi, juste à moi, qui me permettrait de rencontrer des gens, peut-être de me faire de nouveaux amis, de partager une passion, un loisir avec d'autres.

Je me surprends moi-même à prendre des initiatives, à m'inscrire à des cours d'essai de théâtre, de chant, de danse, à rencontrer des personnes que je ne connais pas.

L'envie de crier au monde entier que j'existe en tant que Madame Sophie, et pas seulement à travers Jules ou mon rôle de maman.
L'envie de ne plus uniquement me cacher derrière ce blog et ne rencontrer que des personnes virtuelles, ou presque.

Vais-je avoir le courage d'aller jusqu'au bout? De vaincre ma timidité et mes complexes et de m'engager, cette année au moins, à partager des choses avec d'autres?
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 3 septembre 2010

Maîtresse à l'ouest ou maman désorientée?


Deuxième jour d'école ce matin pour Chacha, en moyenne section. Ma 5ème rentrée en maternelle, tous enfants confondus. Autant dire que je suis bien rodée.
32 enfants dans la classe, du lourd. Deux niveaux, des petits et des moyens. Ça demande une sacrée organisation.
La maîtresse est nouvelle dans l'école, elle a l'air sympa, quoiqu'un peu psycho-rigide, mais bon.

Ce matin, donc, j'accompagne Chacha, mon p'tit gars vers sa classe. Gros bouchon devant la porte d'entrée. Des gamins qui pleurent dans tous les sens, surtout des petits, rien d'anormal. En m'approchant, je me rends compte que la maîtresse fait barrière devant la porte et que les parents n'ont pas le droit d'entrer dans la classe. Un bisou sur le pas de la porte et au boulot. Dans la salle de classe, grande, spacieuse, vide, 15 enfants s'approprient des ateliers, seuls.

La maîtresse a certainement une bonne raison pour faire cela... MAIS, MAIS... Mon petit plaisir du matin, c'est de pouvoir accompagner mon enfant dans sa classe, partager un petit jeu avec lui, découvrir l'univers dans lequel il évolue toute la journée. Faire connaissance avec les autres enfants, discuter un peu avec les parents, tisser du lien social qui nous fait tant défaut depuis que l'ère numérique a envahi les foyers. Nous avons, Jules et moi, aménagé nos horaires de travail pour pouvoir être le plus présent possible à l'école. Il y a un paquet de parents qui ne peuvent pas se le permettre.

J'ai toujours pu être en contact avec mes enfants dans cette école et là, j'avoue que cela m'a refroidie. Mais peut-être ai-je pris de mauvaises habitudes...
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 2 septembre 2010

Chronique du règne de Nicolas 1er - Patrick Rambaud

S'inspirant de la prose et du talent de mémorialiste de Saint-Simon, Patrick Rambaud, dans ce premier tome, retrace l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007, dans un style très Louis XIV qui, finalement colle assez bien au personnage de "Notre Vénéré Président."

Patrick Rambaud est visiblement aussi sarkophobe que moi et c'est un vrai plaisir de le voir lui tailler un short en bonne et due forme.

Cette petite chronique est non seulement très agréable à lire, elle a aussi le mérite de retracer les événements politiques de façon chronologique et de nous remettre en mémoire, tout ce que nous avons déjà remisé dans un coin de notre tête, tant le sarkozisme est devenu envahissant et a écrasé le moindre soupçon de démocratie, tel un rouleau compresseur. Sans oublier les petites intrigues du Palais, avec ses pots-de-vin, ses passe-droits, ses privilèges, ses petites magouilles entre amis. Tout ce que les Français subissent sans même avoir le droit de broncher.

 Un point de vue que je partage totalement, le tome 2 attend déjà sur ma table de chevet.
Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 1 septembre 2010

L'aventurière

il y a deux ans déjà, au bord de l'océan : 



Cet été, elle a testé un nouveau sport, le catamaran : 






Lolotte, ma fillotte, une aventurière dans l'âme. Rien ne l'arrête, rien ne lui fait peur. Toujours enthousiaste, toujours prête à découvrir de nouvelles sensations. 

Tellement différente de moi, moi qui suis plus introvertie, plus timorée et bien plus poltronne.

Alors, je m'assois sur la plage et je l'observe de loin, pendant qu'elle dompte les vagues, qu'elle cherche le sens du vent. J'admire son courage et sa persévérance, sa volonté farouche de défier les éléments sans toutefois prendre de risques démesurés. Sûre d'elle, confiante.


Et je me prends à rêver qu'elle sera l'Ellen MacArthur du 21ème siècle. Je lui souhaite de continuer à avancer dans la vie avec toujours cette même détermination.

Ceci est ma contribution au concours de Maman@Home, ici.
Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...