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mardi 31 août 2010

Chacha, l'hystérique du supermarché

Tu ne sais peut-être pas qui est Chacha, hein, mais je m'en vais te l'expliquer. Chacha, c'est mon fils, 4 ans et des brouettes. La plus belle chose qui me soit arrivée en ce bas monde après sa soeur. Chacha a toujours été le bébé convivial par excellence et encore aujourd'hui, il arrive à se mettre dans la poche n'importe quel passant qui passe.

Chacha, c'est la joie de vivre incarnée, le charmeur absolu de ces dames, le bon pote de ces messieurs, foi de maman, il n'y en a pas un(e) qui ne craque devant lui. Il fait fondre tout le monde comme de la guimauve embrochée au-dessus d'un feu de bois. Du velours, ce gosse.

SAUF dans les supermarchés. Chaque fois que je suis obligée de trimballer ma progéniture pour faire les courses, j'en ressors en me disant PLUS JAMAIS. 

Chacha, c'est bien simple, il rentre dans un de ces grands hangars à consommation à outrance, il pète un câble. En direct.

Il me remplit le caddie de merdouilles, il court partout, il se planque. Il se met au milieu de l'allée centrale et chante à tue-tête. C'est bien simple, pour lui, le supermarché, c'est une scène gigantesque où monsieur se donne en spectacle, c'est Disneymammouth à tous les étages, le parc d'attractions of ze world.

Evidemment, impossible de faire des courses pendant ce temps, tu t'en doutes. J'ai tout essayé : 
- le briefing avant d'entrer dans le magasin : "tu sais, Chacha, je compte sur toi pour être calme cette fois-ci, tu es un grand garçon".

Mais de fil en aiguille, ça dégénère forcément : 
- la négociation : "si tu es mignon, tu auras un bonbon"
- le chantage : " tu vois ta sucette, là? Je te signale que tu as 4 ans, mon coco, alors si tu continues ton cirque, je la mets direct à la poubelle et plus jamais de ta vie tu n'arriveras à t'endormir!!!!"
- les cris : "ça suffit, nom de Zeus, maintenant tu restes à côté de moi, tu ne me lâches plus la main!!!!!!!" ==> arrivée à ce stade, je promène un gamin en larmes comme si j'étais la marâtre du 21ème siècle et je vois tous les clients lui jeter un regard compatissant, pauvre enfant, regardez donc ce gros chagrin, elle pourrait le consoler quand même. Ouais, quand même...

Mais tu veux que je te dise? Rien, non absolument rien ne l'arrête, cet enfant devient complètement fou à peine franchi le seuil du magasin, il se jette sous les roues des caddies, se cogne la tête contre les étalages (il a fini la tête en sang à Monop, si, si). Quand j'arrive en caisse, je n'en peux plus, je suis en sueur, au bord de la crise de nerfs, je le ligote tant bien que mal sur le siège bébé du caddie dans lequel il ne rentre déjà plus et là il pleure parce qu'il n'a pas le droit de mettre les courses dans les sacs. Et quand je finis par sortir de ce temple maudit et que je peux enfin le sermonner "nom de Dieu de bordel à chiottes, t'es insortable!!!!!!!"  "mais pourquoi tu fais ça?", il se recompose un visage angélique et me répond, très simplement : "oh, j'en avais marre d'être dans le magasin...".

Terroriste, ayatollah du caddie!! Faire les courses avec Chacha, c'est un grand moment de solitude, crois-moi. Et comme il fait pareil avec son père, ça ne vient pas de moi (ah, ah, je te voyais venir!). Si un jour tu as envie d'un peu d'animation pendant tes courses, je te le prête. Si, si, j'insiste.
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lundi 30 août 2010

Mais qu'elle est belle, mais qu'elle est belle mais qu'elle est bleue...

La mer, l'océan... Mon rêve depuis toujours. Vivre au bord de la mer, dans une petite maison à flanc de colline, de laquelle je pourrais admirer le mouvement infini des vagues, l'eau bleue brillant de mille paillettes ensoleillées ou reflétant la colère du ciel sous la tempête.

S'asseoir sur la plage, faire couler le sable dans ma main tout en égrenant le fil de mes pensées, me permettant ainsi de remettre de l'ordre dans ma tête. Calmement, posément.

Observer le mouvement perpétuel de l'océan sans jamais me lasser. Me sentir toute petite face à l'immensité de cet élément naturel.


Rêver de voyages, d'autres terres, d'autres mondes à découvrir.


Pas de vacances sans aller tremper le bout de mes pieds dans l'eau salée.


Le seul endroit sur terre où la grande anxieuse que je suis trouve enfin la sérénité, la sagesse.

Ceci est ma contribution au concours de Maria pour fêter les 4 ans de son blog, El Mundo de Maria.
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vendredi 27 août 2010

De la réforme de l'enseignement

Bientôt la rentrée... Celles et ceux qui, comme moi, ont des enfants scolarisés se demandent certainement quel enseignant va prendre en charge la classe de leur(s) enfant(s)... C'est toujours un peu angoissant je trouve, quand on est parent, on a juste envie que notre enfant se sente assez bien dans sa classe pour avoir envie de travailler et d'apprendre. Car, malgré la conjoncture - chômage, diplômes dévalorisés, cursus universitaires avec peu de débouchés - l'instruction reste quelque chose de fondamental, elle permet à un enfant de trouver sa place dans la société, d'acquérir des connaissances et de se développer intellectuellement, socialement, culturellement.

Alors oui, disons-le franchement : à chaque rentrée, on croise les doigts pour que notre chérubin tombe sur un enseignant compétent, compréhensif, sympa! Surtout quand, comme moi par exemple, on a des enfants qui ne rentrent pas forcément dans le moule...

La rentrée 2010 est une année transitoire dans l'enseignement : en effet, dès le 2 septembre, de jeunes enseignants fraîchement lauréats du concours depuis juillet, vont prendre la responsabilité des classes, sans forcément avoir été formés pour cela. Car la formation des enseignants a été réduite à peau de chagrin.

Concrètement, aujourd'hui, vendredi 27 août 2010, il y a, quelque part en France, de futurs professeurs qui sont encore en vacances et qui, dans 6 jours exactement, vont devoir affronter une trentaine de gamins déchaînés et les instruire, sans jamais avoir été, pour certains, confrontés à cette situation. 

De futurs professeurs à peine sortis des études, qui n'ont pas forcément d'enfants et qui, en même temps qu'ils enseignent, se retrouvent également en position d'apprenant : apprendre à gérer une classe, apprendre à préparer un cours, apprendre à gérer les conflits, apprendre à communiquer avec des parents soucieux pour leur progéniture.

A fortiori, pour bien apprendre, à mon sens, il faut faire des erreurs et c'est en les corrigeant qu'on peut évoluer. Ces futurs enseignants vont donc se faire la main, tester des méthodes de travail, des techniques d'apprentissage jusqu'à trouver leur rythme de croisière. Ça peut être très rapide comme cela peut durer des années.

Là où je me fais du soucis, c'est pour nos enfants qui vont servir de cobayes. Déjà que c'est pas jojo dans l'Education Nationale depuis quelques années, comment vous dire, je ne le sens pas.

Alors, je ne jette pas la pierre à ces futurs enseignants bien évidemment, qui, sauf quelques cas qui ne songent qu'aux vacances, ont l'étoffe de kamikazes se jetant dans la cage aux fauves (jamais, au grand jamais, je ne pourrai faire ce métier, plus de 4 gamins pour moi et c'est un séisme puissance 9 sur l'échelle de Richter). Enseigner, quand on aime ça, c'est quand même un don de soi.

Alors jeudi 2 septembre, ce sera la surprise : un ancien? un tout nouveau? tadam! Nous verrons bien. Je croise les doigts pour que tout se passe bien, quelle que soit la personne qui sera amenée à instruire mon enfant. 

Et si ça se passe mal? Il va falloir que je m'occupe de l'instruction de mes enfants, en plus de leur éducation. Je ne sais pas faire, c'est un métier en soi, mais j'improviserai. Et encore, j'ai de la chance, car il y aura des milliers de parents qui ne pourront pas faire comme moi, qui n'auront pas les bases pour improviser et qui se retrouveront complètement démunis face à l'échec scolaire de leur enfant.

Les dés sont jetés...

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jeudi 26 août 2010

De l'interprétation des rêves

Je suis, à la base, une personne assez cartésienne et, tel Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois. Les mondes parallèles, les phénomènes paranormaux, les croyances maraboutiques et autres hallucinations collectives, ce n'est pas ma tasse de thé. Etant également dotée d'une culture chrétienne basée sur un rationalisme exacerbé, je ne crois pas non plus aux esprits ni aux fantômes, ni aux amulettes porte-bonheur.

Je peux concevoir que l'on puisse interpréter les rêves : mais attention, seulement à la manière de Freud, en se basant sur le vécu, l'inconscient, le psychisme. Le dictionnaire des rêves de la collection France Loisirs, je n'y crois pas une seconde.

Néanmoins, je suis une femme curieuse de nature et j'aime m'intéresser, de façon toujours très rationnelle, aux mythes, aux croyances, aux superstitions. Le mystérieux m'attire!

Tandis que le mois de juillet touchait à sa fin, que j'étais tranquillement en vacances au bord de l'Atlantique dans un cadre serein et apaisé, je me réveille un matin la boule au ventre et un tantinet angoissée. Je venais tout juste de sortir d'un rêve que je n'avais jamais fait auparavant. Je ne suis pas sujette aux rêves, d'ordinaire, je m'en souviens rarement ou je n'y prête pas attention.

Mais ce matin-là, impossible de m'en défaire. J'avais rêvé que je perdais mes dents. Deux énormes molaires du haut, d'un coup de langue, tout simplement. Hop, perdues comme des dents de lait. Tout à coup, des réminiscences de lectures des salles d'attente : perdre ses dents, cela signifie qu'une personne de son entourage va mourir.

Je n'en menais pas large et je me suis confiée à Jules au petit-déjeuner. Encore plus sceptique que moi, il me demande d'où je tiens toutes ces salades et que si c'est encore des trucs que je tiens de ma mère, non merci. C'est un rêve, point barre. J'essaye de m'en convaincre et je passe une journée sans trop y penser.

En début de soirée, à l'heure du rosé et de la tapenade, je ne peux m'empêcher, toutefois, de saisir mon téléphone, feignant regarder l'heure. Bien évidemment, je craignais juste d'avoir eu un message dans la journée... Sous le regard de Jules, je saisis  le portable. Rien. Deux secondes plus tard, la sonnerie d'un texto, là, dans ma main. Ma mère, qui, avec son tact habituel, venait m'annoncer la mort de mon oncle, un frère de mon père, âgé, que je connais peu et avec qui je n'ai pas de lien particulier. Je montre le message à Jules et je reconnais dans son lever de sourcils toute la perplexité masculine. Il est quand même à deux doigts de croire que la nature m'a dotée d'un 6ème sens!

Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à trouver quoi que ce soit de rationnel à cet événement. A part le hasard, la coïncidence, je ne vois pas. Pourquoi cet oncle en particulier, alors qu'il n'y avait quasiment pas de lien affectif entre nous? Comment le fait de perdre mes dents dans un rêve peut-il annoncer la mort d'un être humain?

Tout cela me laisse perplexe et me fait pas mal cogiter. Ce qui m'a le plus troublée, c'est surtout d'avoir saisi le téléphone au moment même où je recevais le message. Comme une sorte de télépathie entre ma mère et moi. Ce qui me laisse aussi penser qu'avec Jules, on est les rois de la télépathie, ce qui nous fait souvent rire, mais bon.

Mon esprit cartésien réclame des explications scientifiques et n'en trouve pas, pour le moment. Y en existe-t-il, seulement?
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mercredi 25 août 2010

Ah, si j'étais riche!

Eh bien, oui, ça y est, c'est officiel, JE SUIS RI-CHE! Merveilleux retour de vacances dimanche où j'ai découvert, dans la boîte aux lettres, cette somptueuse nouvelle qui m'enlève une épine du pied, si vous saviez!

Lettre n° 1 : "chère Madame Sophie, nous avons l'honneur de vous annoncer que vous êtes trop riche pour percevoir l'Allocation de Rentrée Scolaire. Félicitations!!" Merci la CAF!

Lettre n°2 : "chère Madame Sophie, vous allez enfin payer des impôts!" YES! Fini le congé parental, les crédits d'impôt des modes de garde, la prime pour l'emploi, tout ça, tout ça. Je suis redevenue quelqu'un de STABLE et NORMAL, elle est pas belle la vie?

Alors, évidemment, je suis ravie, vous vous en doutez. Comme je payais déjà plein pot la cantine et le centre aéré, ça faisait un peu tâche de ne pas être imposable, quoi. Je vais enfin pouvoir dire adieu à mon LEP et me réconcilier avec mon livret A!

Du coup, me sachant riche, je fais de nouveaux projets!

Plan A : devenir propriétaire! Le nec plus ultra de ces dernières années, si tu n'as pas aaaaaaaacheté, tu es un loser. Quitte à acquérir un placard et à s'endetter sur 30 ans, c'est pas grave, l'essentiel est de ne plus jeter l'argent par les fenêtres. Oui, mais, problème : ma banquière n'est pas d'accord. Pas assez de sous, me dit-elle. Mais zenfin, je suis riche, oui ou non???

Plan B : rester locataire mais déménager dans un F4! Oui, une chambre pour chaque enfant, c'est pas la mer à boire, hein. Ah ben si, en fait, c'est 300 euros de loyer en plus par mois. Bon, bon, bon...

Ne me reste plus que le plan C :  me serrer la ceinture pour payer mes impôts! Et accessoirement, me racheter un grille-pain, car le mien a rendu l'âme et je ne peux plus faire griller mes tartines le matin, oui, tu sais, les tartines avec le pain de la veille, pour ne pas gâcher. Le petit-déjeuner du pauvre, quoi!

Vraiment, je suis une femme comblée!

N.B. j'ai une étude sociologique en cours sur le temps et l'argent, je n'oublie pas!
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mardi 24 août 2010

L'ange des ténèbres de Caleb Carr

Une de mes lectures de cet été. J'avais acheté ce livre dans un vide-grenier au mois de mai, je me souviens l'avoir payé 1 euro. Je l'ai acquis pas pur hasard : en fait, je voulais me trouver un Maxime Chattam, par curiosité, car je n'ai jamais lu cet auteur. Mais, je ne devais pas être bien réveillée ce jour-là et j'ai confondu les deux noms...

J'aime beaucoup les polars, mais je suis un peu difficile, il me faut du suspense jusqu'au bout, j'ai horreur de deviner la fin d'un roman, alors pour un polar, c'est un minimum.

La 4ème de couverture m'a séduite. L'histoire se passe à New-York, à la fin du 19ème siècle, et il est question d'une psychopathe (les psychopathes, c'est ce que je préfère dans les polars, je dois être un peu névrosée).
Autant vous dire que je n'ai pas été déçue! L'intrigue est bien montée et m'a tenue en haleine jusqu'au bout. J'ai adoré cette ambiance new-yorkaise à une époque assez lointaine pour ne pas avoir de préjugés. L'enquête menée par un petit groupe de protagonistes aussi différents les uns que les autres mais apportant chacun sa pierre à l'édifice est bien rythmée.

Un livre que j'ai dévoré presque aussi rapidement que Shutter Island, de Dennis Lehane.
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lundi 23 août 2010

On the road again...

Et c'est reparti pour un tour... J'avais besoin de faire une pause avec mon blog, histoire de profiter un peu de mes vacances, de mes enfants, de Jules, pouvoir bouquiner un peu et avoir des choses à raconter à mon retour.

Et pour ce qui est de profiter, je n'ai pas laissé ma part au lion, croyez-moi. Je suis d'abord allée goûter les embruns de l'Océan Atlantique : 


C'était calme, c'était reposant, c'était magique... Il faut dire que je suis une fille de la mer, moi.

Puis, je suis allée tremper mes pieds dans les douces rivières du sud-Est de la France : 


C'était de toute beauté, il faut bien l'avouer. Mais chut, je garde mon petit coin de baignade secret, c'était tellement appréciable de ne pas être obligé de se faire piétiner la serviette par le voisin ou de supporter la mauvaise musique crachée par le MP3 d'une greluche.

Enfin, comme ce n'était pas suffisant, j'ai fini par me prélasser quelques jours au bord d'une piscine : 


Et aujourd'hui, je reprends le train-train quotidien. J'avoue, j'ai bien profité, je suis encore gorgée de soleil. Mais il fallait bien faire le plein, parce que l'année va être longue jusqu'aux prochaines vacances.


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