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mardi 13 juillet 2010

L'envie d'un troisième

Nom de Zeus, depuis quelques jours, ça me prend aux tripes et me met la tête à l'envers.
Pourtant, je me suis bien juré de m'arrêter à deux enfants, j'ai ma Lolotte, j'ai mon Chacha, en plus le choix du roi, que demander de plus?
Quand on me connaît, on sait que je suis loin (mais très loin, hein) d'être un modèle de patience avec les enfants. Je les aime plus que tout, mes mômes. Mais j'ai besoin d'un espace vital autour de moi, pouvoir dormir, bouquiner tranquille, avoir un minimum de contraintes. Lolotte et Chacha sont grands maintenant, ils sont plus autonomes, ont compris quelle mère j'étais et, à moins de vouloir me faire rager exprès (ce qui arrive assez souvent, bande de salopiots), savent respecter ma personnalité.
Attention, je suis là pour mes enfants, je passe du temps avec eux, j'essaye de faire un maximum de choses pour eux, je les bichonne, je les câline. Mais quand je dis stop, il faut me ficher la paix. Ça vaut mieux pour tout le monde.

Alors oui, je le dis haut et fort, je souffle depuis que j'ai revendu tout mon matériel de puériculture : adieu le babycook, la chaise haute, le lit à barreaux, le maxi cosy, et même la poussette!! Au bout de 8 années de vie commune, j'ai enfin retrouvé une vie sociale, je peux enfin me balader sans prothèse postnatal, sans un sac plein de couches, de lait, de liniment, de bavoirs. Je peux enfin aller à des concerts avec mes enfants, sortir plus tard le soir, dîner sereinement chez des amis. Et ma Lolotte et mon Chacha sont enfin capables de mentaliser les choses, à leur niveau bien sûr. J'ai plus ou moins retrouvé une silhouette digne de ce nom, bref, je suis au top, bien dans ma peau, presque bien dans ma tête.

Et voilà que tout à coup me reprend l'envie de pouponner!! Et ce n'est même pas un coup de tête! Là, maintenant, je ressens le besoin intrinsèque d'enfanter, de bercer, de nourrir, d'être à nouveau le centre du monde pour un enfant. Communiquer avec le regard, m'esbaudir devant le premier sourire édenté, pouvoir souffler des mots doux à mon bébé, le porter comme s'il faisait encore partie de mon corps. Aimer un troisième enfant, l'aider à grandir, soulager ses peines, lui apprendre les choses de la vie, l'accompagner jusqu'à ce qu'il quitte lui aussi le nid.

Mon esprit cartésien me dit que ce n'est pas raisonnable, que je ne pourrais pas offrir à cet enfant tout ce que je souhaite sans priver les deux autres. Alors, quand l'envie me prend, je demande à Jules de me rappeler pourquoi on a décidé de s'arrêter à deux enfants. Mais c'est dur de lutter contre cet instinct quasi animal.
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mercredi 7 juillet 2010

Putain de réalité

Ce week-end, j'ai vécu des moments magiques. J'ai posé deux jours de congé lundi et mardi pour pouvoir prolonger un peu tout cela.

Pendant 4 jours, j'ai vécu à fond, travaillant bénévolement, dormant à peine 5 heures par nuit. 20 personnes à prendre en charge, c'est du boulot!

J'ai fait des rencontres, échangé des sourires, parlé de musique, j'ai soigné tout ce petit monde, servi du café, rassuré les enfants. J'ai couru partout, géré de la logistique, transporté des clefs, négocié des places de parking avec mon plus joli sourire.

Je suis rentrée hier soir, épuisée, mais heureuse. Enrichie par cette expérience humaine comme il n'en existe plus beaucoup. Ravie d'avoir été "utile" pendant ces quelques jours, contente d'avoir pu, pendant quelques heures à peine, participer à donner du bonheur à certaines personnes.

Et ce matin, encore tout endormie, j'ai repris le chemin du travail, de la routine, tout ce qui est bien sécurisant et me permet, justement, de faire des petites digressions de temps en temps dans un autre univers.

Mais ce matin, ce matin... Je me permets de retranscrire le dialogue auquel j'ai eu droit en arrivant, si mes collègues se reconnaissent un jour, sachez que vous êtes loin d'être de mauvais bougres, mais quand même...

- Collègue A : "hannnnn, tu devineras jamais, y a Monique qui vient s'installer dans le couloir!"
- Collègue B : " Même qu'on va transformer la salle de repos en bureau pour elle, j'ai été obligé de déplacer la cafetière, groumpf!"
- Collègue A : "en plus, elle est jalouse parce que, dans le bureau de Gérard, il y a DEUX fenêtres, et dans le sien, il n'y en a qu'une!"
- Collègue B : "dis, au fait, tu pourrais pas nous trouver des surligneurs avec un gros réservoir?"
- Collègue A : "t'as vu, il y a la photo de l'électricien dans le nouvel agenda!"

J'ai soupiré et j'ai souri. Et j'ai eu une profonde pensée pour Zoé Shepard.

Faut vraiment que je fasse autre chose de ma vie.
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jeudi 1 juillet 2010

L'été des festivals




Moi, j'adore l'été et son offre de festivals en tous genres. Le reste de l'année, je n'ai pas trop le temps ni les moyens de m'offrir des spectacles. En été, je trimballe les enfants avec moi, comme c'est souvent en plein air c'est plus agréable pour eux.



J'adore les ambiances festivalières, le fourmillement des spectateurs attendant le début du spectacle, l'ébullition et le trac qui monte derrière le rideau.



J'aime pouvoir partager un grand moment d'émotion avec des dizaines, des centaines, voire des milliers de personnes en même temps.



J'aime quand ça applaudit à tout va, quand la foule se lâche, quand elle laisse fuser les émotions instinctivement, parce que ça touche directement le coeur sans qu'on puisse lutter.

J'aime tomber au coin d'une rue sur un spectacle qui va me kidnapper, m'enchanter et me relâcher le sourire au lèvres.
J'aime le regard émerveillé de mes enfants qui n'en perdent pas une miette : ils ont tellement l'habitude maintenant!

Et puis surtout, surtout (mais chut, c'est un secret!), j'ai parfois la chance de me retrouver en backstage et de croiser quelques artistes: j'en profite alors pour m'inventer une vie de star, en m'imprégnant de toutes ces ambiances. Pas grand'chose, juste de quoi me faire un peu rêver!




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