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lundi 29 mars 2010

Une escapade à Istanbul la magnifique (1)

La saison de la Turquie en France s'achève après-demain.  Et j'ai eu la chance, quant à moi, de visiter Istanbul en octobre dernier. Je suis tombée amoureuse de cette ville, de ses lumières, de ses gens, de sa culture à multiples facettes. Évidemment, quand on a peu de temps, on a du mal à sortir des sentiers battus. Alors, comme beaucoup, j'ai fait le tour des sites à ne pas manquer. Et puis, j'ai quand même eu le temps de saisir des moments inoubliables, des ambiances très caractéristiques de la ville, et paradoxalement, j'ai trouvé une douceur de vivre malgré l'effervescence permanente, malgré la foule qui tourbillonne et le flots de voitures qui klaxonnent sans cesse.

Tu ne sais pas où aller pour ton prochain voyage? Voici quelques images qui te séduiront peut-être !


Pour commencer, petite ballade à Sultanahmet, difficile de ne pas visiter la magnifique Ayasofya, qui fut d'abord une église chrétienne, puis une mosquée et aujourd'hui un Musée. Comme il est apaisant de voir se côtoyer, dans la même bâtisse, icônes chrétiennes et musulmanes...










Ensuite, tu peux aussi aller visiter la Mosquée Bleue qui se trouve juste à côté : 






J'ai préféré, quant à moi, visiter la Nouvelle Mosquée : 


Après les lieux de culte, il faut absolument faire un saut au Grand Bazaar. C'est plein de touristes en short et appareil photo autour du cou, mais le lieu est tellement  magnifique qu'il en vaut le détour. Si, comme moi, tu n'aimes pas trop la foule, il faut y aller à la première heure. J'ai passé une heure à négocier un jeu d'échec avec un certain Omar qui m'a fait la totale, mais qui a quand même baissé son prix de 60%! J'ai passé un très bon moment, même si j'ai payé mon jeu d'échec certainement plus cher que sa valeur, mais quel spectacle!













 Hop, un petit coup de tramway , on traverse la Corne d'Or pour se retrouver dans la partie européenne d'Istanbul. En partant de Taksim, on descend la célèbre Istiklal Cadessi, rue piétonne la plus célèbre d'Istanbul, pleine de vie, pleine de monde, de magasins, de restaurants, de cafés très branchés.




On continue de descendre la colline (à pied!) et au passage, on s'arrête vers Beyoglu, pour admirer les magnifiques magasins de musique.


Avant de se retrouver sur le quai, on en profite pour monter tout en haut de la Tour de Galata qui offre un point de vue incomparable sur la ville :


Et on retourne vers le quai pour traverser, cette fois-ci, la Corne d'Or à pied, en empruntant le pont de Galata. La nuit tombe et il faut absolument s'arrêter pour prendre le pouls de la ville qui bat son plein, tout en regardant ces pêcheurs qui traquent le poisson dans la nuit, face à d'énormes paquebots qui font escale...






 Après avoir traversé le pont et être retourné dans le quartier historique d'Istanbul, avant d'aller avaler d'excellentes pide toutes chaudes en buvant un thé, on fait un petit détour vers la Gare de Sirkeci, la gare du fameux Orient-Express, toujours en fonctionnement aujourd'hui, mais qui a malheureusement perdu de sa superbe...




La suite, une prochaine fois, je vous ferai traverser le Bosphore! Magique!

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vendredi 26 mars 2010

Les journées n'ont pas assez d'heures...

Difficile d'arriver à tout concilier, vie professionnelle, vie familiale, vie de couple, tout en trouvant le temps de s'occuper un peu de soi... Pas grand-chose, hein, juste écrire un petit article sur son blog, trouver le temps d'épiler ses sourcils, d'aller racheter la crème hydratante qui arrive à sa fin... 

Non, ce n'est pas facile, j'ai à peine le temps de constater que j'ai un milliard de choses à faire, qu'il faudrait que j'hydrate mes jambes, que je n'ai toujours pas pris le rendez-vous chez l'orthoptiste, que les vacances de printemps approchent et que je ne sais toujours pas où je vais caser mes enfants... Même dormir, je n'y arrive plus, dès que je ferme les yeux, mes rêves sont hantés par tout ce que je n'ai pas trouvé le temps de faire, c'est assez cauchemardesque, finalement...

Bon, ce qui me meut est globalement positif, quand même : j'essaye de faire évoluer ma carrière, de développer des projets avec Jules, de passer un maximum de temps avec les enfants, surtout avec cette météo clémente (jusqu'à présent) qui nous a permis de nous venger de l'hiver en pique-niquant à tout va en manches courtes! La vie, quoi!

Je m'étonne juste d'avoir le sentiment de déplacer des montagnes chaque fois et de ne plus avoir la réserve d'énergie qui me caractérisait tant avant. Avant quoi? Avant, tout simplement. Est-ce passager ou suis-je tout simplement en train de vieillir? Je verrai bien avec le temps, mais comme disait le poète, avec le temps va tout s'en va... En tout cas, il va me falloir trouver une nouvelle organisation, c'est certain!

Ce weekend, je vous abandonne, je m'en vais chercher mon petit coin de paradis... Si je le trouve, j'en parlerai, mais je préfère ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué... En tout cas,  je pars avec des papillons dans le ventre, l'envie que ça marche, que le rêve devienne réalité...
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mercredi 17 mars 2010

Autopsie du mammouth : sauve qui peut!!

Ça y est, j'ai enfin fini Autopsie du mammouth, de Claire Mazeron. J'ai pris mon temps, ce n'est pas mon genre. En même temps, j'ai développé un trouble obsessionnel du vocabulaire avec ce bouquin. Oui, ma bonne dame. J'ai dû subir, au fil des pages, la présence récurrente d'un mot dont je ne connaissais pas le sens. Ça m'a rendue malade. 

Il faut dire que je lis surtout le soir, dans ma mezzanine. Qui dit mezzanine, dit escalier à descendre. Et qui dit lecture du soir, dit endormissement dans la foulée, n'est-il pas. Tu te doutes bien, cher ami(e) lecteur/trice, qu'il était hors de question pour moi de quitter ma couette pour aller fouiller dans mon dictionnaire là en-bas, tout en bas, et trouver le sens de ce mot mystérieux : thuriféraire. Je n'ai pas honte de mon ignorance, oh non, mais alors, ça m'a gâché ma lecture!! J'avais l'impression que Claire Mazeron me narguait : "pauvre nouille, tu ne sais même pas ce qu'est un thuriféraire, mais retourne donc à l'école!" Hé, hé.

Blague à part, Autopsie du mammouth est un très bon livre : Claire Mazeron y dresse un état des lieux très précis du système scolaire actuel. Oui, tu sais, celui que l'on sert tous les jours à tes enfants.

J'ai toujours défendu avec beaucoup de ferveur l'École de la République. Mais là, je dois avouer que je regrette, plus que jamais, de ne pas avoir les moyens d'inscrire mes enfants chez Montessori ou Steiner. Quant au débat école publique / école privée, je préfère ne pas en parler, quand on sait que les enseignants sont formés de la même façon, je ne sais même pas si le débat a lieu d'être.

Bref, ça va mal, très mal. A force d'ériger l'enfant au centre de tout, les parents démissionnent, les enseignants démissionnent. Et évidemment, qui va trinquer? Nos enfants. Allez, faut se remuer les bretelles, les gens, sinon les petits Français du 21ème siècle seront plus incultes et illettrés que leurs aïeux qui n'avaient pourtant pas accès aussi facilement à l'instruction. On mérite mieux que ça, non?

PS1 : si toi aussi tu as la flemme d'ouvrir ton dictionnaire, je t'offre en cadeau bonus la définition de thuriféraire : "flatteur, laudateur, louangeur" au sens figuré et, au sens propre, celui qui porte l'encensoir lors des cérémonies religieuses. Ça t'en bouche un coin, hein?

PS2 : si ça ne t'en bouche pas un coin, ose me dire, ici et maintenant ,que tu connaissais déjà la définition de ce mot magique. Tu recevras, en cadeau, tout mon respect et mon admiration, cadeau inestimable, cela va sans dire.
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mardi 16 mars 2010

Une histoire d'angine (beurk)

Bon, je m'énerve ou pas? Je vais essayer de ne pas m'énerver...

J'ai toujours voué un véritable culte au corps médical, pleine d'admiration devant ces femmes et ces hommes qui ont le pouvoir de sauver des vies, de nous guérir de nos maux, de panser nos blessures. Si j'avais pu faire Médecine, je l'aurais fait, hélas, j'ai toujours eu très peu d'affinités avec la filière scientifique, dont acte.

Depuis la naissance de mes enfants, je ne cesse de me répéter que J'AURAIS DU faire médecine. J'ai la chance énorme d'avoir des enfants en bonne santé et je n'ai eu à faire qu'aux petites maladies bénignes qui se soignent surtout avec beaucoup d'amour et de câlins, accessoirement du paracétamol.

Mais j'aimerais qu'on m'explique, là, tout de suite, maintenant, comment ont été formés les médecins qui soignent MES enfants. Parce que, plus le temps passe, plus je vais d'aberration en aberration. Il ne s'agit pas de faire une généralité, mais bon, j'avoue être perplexe.

Parlons peu, parlons bien, prenons un exemple concret. Chacha, mon p'tit gars, a passé les vacances de février chez ses grands-parents, à la campagne. Et il en a profité pour attraper une angine. 39° de fièvre pendant 5 jours, des maux de tête et des gémissements à n'en plus finir, comme la gente masculine sait si bien le faire. Belle-maman, soucieuse de me rendre un enfant en bonne santé, n'a pas dormi de la semaine et a couru les médecins pour savoir de quoi souffrait mon bonhomme. Voyons ce que ça donne : 

Médecin n° 1 : le médecin de campagne. N'a jamais vu un enfant souffrir comme ça. Écarte l'hypothèse de la méningite. Remarque des points blancs au fond de la gorge. Fait un streptotest qui se révèle négatif. Pas d'angine bactérienne, donc. Mais dans le doute, prescrit des antibiotiques. Ah bon.

Médecin n°2 : les urgences pédiatriques de la "ville moyenne". Diagnostic  : l'angine n'est pas virale, DONC, on arrête les antibiotiques. Re-ah bon.

Médecin n°3 : les urgences pédiatriques de la "grande ville". Constate la curieuse gorge pleine de points blancs, décide de refaire un streptotest, toujours négatif. Suspecte une mononucléose.

RESULTAT DES COURSES  : une prise de sang et 150 euros plus tard, Chacha pète la forme et nous a fait une angine virale, ni plus ni moins.

Forte de mon expérience, quand Lolotte ma fillotte, toute patraque, se plaint de maux de gorge en ce lundi, j'inspecte la gorge et je décide, à contrecoeur, de l'emmener chez le médecin. A contrecoeur, parce que pour moi, ce n'est rien. Mais en même temps, j'ai peur de passer à côté d'une angine bactérienne et donc de mettre la santé de ma fille en danger. Le médecin, c'est plus raisonnable.

Médecin n°4 : pour fillotte, donc, cette fois-ci, le généraliste de la grande ville. Inspecte la gorge, palpe le ventre, décrète qu'elle a une angine + une gastro (mais en fait, elle n'a pas de gastro) et du coup, prescrit des antibiotiques. Les bras m'en tombent. 
Moi : "mais comment vous savez que c'est une angine bactérienne?"
Lui : "ben, ça se voit!"
Moi : "mais vous ne lui faites pas un streptotest pour en être sûr?
Lui : "oh non, ça ne se fait plus, vous savez!"

Je repars donc avec des antibio et de quoi soigner une gastro que fillotte n'a pas attrapée. JE SUIS RAVIE. Je n'exclus pas le fait que je suis une mère TRÈS chiante, mais quand même.

Hein, dites-moi, c'est pas exagéré, ça?
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jeudi 11 mars 2010

Un déni de maternité?

Non, rassurez-vous, je ne vais pas polémiquer une énième fois sur les propos d'Elisabeth Badinter. J'ai juste envie de vous raconter un truc qui m'est arrivé et dont j'ai pris conscience il y a peu de temps. Quelque chose de très intime. Mais j'ai besoin de le mettre par écrit, pour mieux le comprendre et l'intégrer.

Lolotte, ma fillotte, a débarqué dans ma vie il y a 7 ans et demi. Le choix d'avoir un enfant avait été mûrement réfléchi, même si ma vie de couple n'était pas tous les jours un long fleuve tranquille. Rapport à mon sale caractère.  J'étais relativement jeune, à l'époque, mais Jules était à mes côtés depuis plus de 5 ans déjà et puis bon, voilà, j'étais folle de lui, je voulais un enfant. Lui moins, il n'était pas contre mais c'était un peu comme se jeter dans le vide : une fois que tu décides de le faire, tu ne peux plus revenir en arrière.

L'arrivée de Lolotte a donc été préparée comme il se doit, tels de futurs parents dignes de porter ce nouveau titre, nous sommes rentrés à fond dans les joies du pouponnage et du maternage. Il fallait assurer et nous avons assuré. Tant bien que mal, mais toujours avec l'envie de bien faire.

Oui, mais voilà, ma Lolotte, j'avais beau l'aimer de toutes mes forces et l'admirer comme la huitième merveille du monde, j'avais souvent besoin de m'en "débarrasser". J'avais besoin d'air, besoin de travailler, besoin d'être seule, besoin de vivre. Oui, vivre, car je me sentais esclave de mon enfant. Je l'ai envoyée très tôt  en vacances chez ses grands-parents et elle ne me manquait pas vraiment. J'étais bien sans elle. Je sais que c'est terrible de tenir ces propos, mais je n'en étais pas consciente à l'époque.

Quand Chacha, mon p'tit gars est né, cela n'a pas vraiment résolu le problème. Problème que je niais, bien évidemment. J'étais persuadée que tout allait bien, que c'était légitime d'avoir besoin d'être seule. Et pourtant, j'étais mal. Mal dans ma peau, mal dans ma tête. Mal dans mon couple. Je ne trouvais pas ma place de maman. Pour moi, ces enfants que je chérissais plus que tout au monde m'avait volé ma liberté : je ne pouvais plus sortir comme je voulais, faire ce que je voulais, tout se transformait en contrainte et me pesait profondément. Du coup, je me plongeais corps et âme dans le travail, trouvant toujours un prétexte pour ne pas avoir à m'occuper des enfants et je me sentais moins coupable puisque c'était pour faire avancer ma carrière professionnelle et donc en faire bénéficier mes enfants.

Et puis, il y a eu ce burn out, l'année dernière. Un épuisement monumental. Suivi d'un pétage de plombs haut en couleurs. Une envie de tout quitter, faire reset et tout recommencer, autrement. A ramasser à la petite cuillère.

Et Jules m'a ramassée à la petite cuillère. Doucement, mais sûrement. A grands renforts de "tu ne vas pas bien, tu ne veux plus de moi, mais je suis là quand même et je reste à côté de toi." Jules, dans toute sa splendeur.

Aujourd'hui, je suis debout. Je récupère doucement et je dors beaucoup :-) . 

Mais surtout, surtout, je revis. Je revis car j'ai envie de rentrer chez moi le soir et de serrer Lolotte et Chacha dans mes bras. Car j'ai envie d'aller me balader en famille le weekend, de leur lire des histoires. Car je n'ai plus envie de les éloigner de moi. Bien sûr, mon activité professionnelle reste fondamentale pour mon bien-être, tout comme les dîners en tête à tête avec mon Jules ou les restos entre copines. Bien sûr, il me reste encore des petites choses à régler pour être pleinement épanouie.

Mais j'ai enfin accepté que ma vie ne soit plus comme avant, comme avant les enfants. Ça y est, ils font partie de ma vie et j'y trouve enfin du sens. Et j'arrive enfin à en parler.
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mardi 9 mars 2010

Welcome, le film

Ma vie de femme active, maman et compagne ne me laisse pas beaucoup de temps pour aller au cinéma. Depuis la naissance de mes enfants, j'ai toujours un train de retard au niveau de l'actualité cinématographique. Alors, pour ne pas perdre le fil, je me constitue une "liste-de-films-à-voir" et, de temps à autre, je vais faire un tour au vidéo-club pour me payer une tranche de bonheur. Mon vidéo-club, c'est pas un guichet automatique, hein, c'est une petite boutique tenue par un type plein d'humour, qui a des milliers de films en stock et surtout, un avis sur chaque film. C'est assez sidérant.

 Mais revenons à nos moutons, car il n'est pas question de vidéo-club aujourd'hui. Il est question de la "super promo" de chez Free qui permet d'avoir accès au bouquet de chaînes Canal et ce jusqu'au 15 mars. Je ne suis pas abonnée à Canal. c'est un parti pris. Par contre, cette semaine, je remplis mon disque dur de "nouveautés de l'année dernière" (oué, on fait comme on peut, hein), histoire de faire le plein de belles images et ce, gratuitement.

Toute cette fastidieuse introduction pour vous dire qu'hier, j'ai regardé Welcome de Philippe Lioret, avec Vincent Lindon. Que ce film m'a bouleversée, m'a émue, m'a fait pleurer. Il traite du problème des immigrés qui se retrouvent "coincés" à Calais, arrêtés par la police alors qu'ils tentaient de traverser la Manche pour se rendre en Grande-Bretagne. Rêvant d'une nouvelle vie, pleins d'espoir. Tout le monde en a entendu parler, le centre de Sangatte, la "Jungle". Ce film  aborde la question d'un point de vue profondément humaniste. Avec, en fond de toile, deux histoires d'amour qui finissent... qui finissent, je n'en dirai pas plus. C'est subtil, plein d'humilité, de respect, d'émotions.

Bref, si t'as Free ou Canal, t'as tout compris (mouarf, mouarf), tu en profites, c'est rediffusé jusqu'au 22 mars (mais attention, la promo s'arrête le 15!!)
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lundi 8 mars 2010

C'est TA journée

Comme c'est formidable d'avoir une journée dédiée à soi. Profitons-en, car ce n'est qu'une fois dans l'année. L'initiative est louable, certes, j'ai même appris aujourd'hui (et je me coucherai moins bête ce soir) que la Journée de la Femme fête ses 100 ans. Eh bé... 

Quand on voit l'évolution des mentalités en un siècle, certes il y a eu une avancée, mais quand même! Des salaires toujours inférieurs à ceux des hommes, des numéros de téléphone toujours en vigueur pour les femmes battues, des femmes toujours humiliées dans le monde entier, le droit à l'avortement toujours pas reconnu partout. Est-ce qu'une journée par an est suffisante pour faire changer les mœurs? Je n'en suis pas persuadée. Je dirais même que cela ressemble presque à une aumône, "tenez les filles, amusez-vous le 8 mars et cessez de nous faire suer le reste du temps".

Je ne suis pas convaincue, cependant je respecte le travail de toutes celles et ceux qui luttent pour les droits des femmes, au quotidien. Que ce soit clair.

Alors, comme c'est ma journée, j'ai décidé de faire comme d'habitude: me lever avant tout mon petit monde (même avec du retard, voir ici!), courir dans tous les sens pour être à l'heure et travailler toute la journée. Ah non, que dis-je, pas comme d'habitude, aujourd'hui est un jour spécial! C'est lundi, les beaux jours arrivent (mais si, mais si, regardez donc ce beau soleil) et, comme chaque année, je célèbre la Journée de la Femme en cédant au diktat de la mode et de la minceur et je commence mon régime "perdons les 4-5 kilos de l'hiver!" 

D'autant plus qu' hier, une copine de ma fille (8 ans, la mignonne) lui a dit que j'étais grosse. Et ma fillotte me l'a rapporté. Et j'ai eu les boules (même si Lolotte ma fillotte m'a dit que "c'est pas vrai, t'es juste enveloppée", merci ma grande) et les larmes aux yeux. Parce qu'après un siècle de lutte, une gamine de 8 ans, qui a de l'éducation et une ouverture d'esprit trouve que porter une taille 42, c'est être TROP gros.

C'est pas gagné...

(ci-dessus, mes gambettes de "grosse")
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samedi 6 mars 2010

Hé, hé, hé

Ahhhhh, j'adore les samedis après-midi comme celui-ci. Ça ne tient à pas grand-chose, mais qu'est ce que ça fait du bien!!

Jules est au travail, les enfants sont invités chacun à un anniversaire, pile sur les mêmes horaires. Et moi, qu'est ce que je fais moi? Le ménage? Le repassage? La cuisine? 

Meuhhhhh non, les magasins, bien sûr!! Je rentre tout juste, après avoir raisonnablement dépensé un peu d'argent. Pour moi, cette fois-ci. Pas pour les enfants, ni pour Jules. Pour moi. Juste de quoi renouveler temporairement ma garde-robe. Juste quelques basiques pour accompagner mes tenues on ne peut plus sobres (eh oui, je m'habille classique,  rien d'extravagant chez moi, j'aimerais bien, mais j'ai toujours l'impression que ça ne me va pas). Du marron, du gris, du noir, un peu de parme.

Deux mois que je ne m'étais rien acheté!! J'étais au bord de la crise de nerfs! Y en a qui ne se rendent pas compte, quand même. Je ne peux décemment pas entamer une saison sans porter du neuf! Impossible pour moi. 

Allez, un petit thé et je file chercher les enfants!
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jeudi 4 mars 2010

Au lit!

J'ai passé 30 ans de ma vie à lutter contre le sommeil. J'ai toujours été une petite dormeuse. Je me rappelle ces dimanches où j'étais réveillée à 6 heures et demi et que je m'auto-collais devant la télé pour permettre à mes parents de se reposer un peu (et dire qu'aujourd'hui je peste contre mes enfants qu'il faut tirer du lit en semaine et qui fichent un bazar du tonnerre à 7h30 le week-end...)

J'ai toujours eu ce grand besoin de profiter à fond de mes journées. Debout à 6 heures  les jours de boulot, je savourais ma douche dans le calme et dégustais mon café en solitaire en écoutant les infos à la radio. Puis, je préparais le petit-déjeuner et je m'en allais réveiller tout mon petit monde. A grands renforts de bisous, cela va de soi. 

En hiver, j'aime être debout alors qu'il fait encore nuit, j'aime voir le jour se lever, j'ai un peu l'impression de vivre des moments insaisissables pour ceux qui dorment encore. En été, je prends un malin plaisir à ouvrir la fenêtre et à me délecter de la fraîcheur du matin, des pépiements des oiseaux, du bruit de la ville.

Le soir, je retrouve un autre moment à moi toute seule. Après avoir couru toute la journée (maison - école - boulot - école - maison) puis après avoir configuré les enfants pour la nuit (faire les devoirs - prendre le bain - préparer le repas - dîner - lavage de mains - brossage de dents - petite histoire - dernier pipi avant la nuit) je trouve enfin le moment de souffler. Seule, ou avec Jules lorsqu'il ne travaille pas, je m'adonne à des activités toutes aussi diverses que variées et ce jusqu'à point d'heure.

MAIS, depuis deux mois, je me suis transformée en marmotte. Je ne fais que dormir. C'est juste improbable. On dirait que mon corps vient de me rappeler à l'ordre après toutes ses années fastes et qu'il tente de rattraper tout le temps de sommeil perdu. Alors que je bondissais hors de mon lit dès l'aube, voilà que je repousse mon réveil de 9 minutes chaque fois, et ce pendant une heure!! Puis, je me fais violence pour m'extirper de sous la couette et je n'arrive à émerger qu'après le café du matin. Impossible de disserter sur le botulisme avant 9h30, mes aïeux! Quand vient le soir et que je suis enfin seule, je n'ai qu'une envie : m'endormir sous la couette en regardant une bêtise à la télé. Genre, vers 21h30. Et le week-end, cerise sur le gâteau, pompon sur la Garonne, je m'octroie des grasses matinées jusqu'à 10 heures et je retourne me coucher à 14h, pour deux belles heures de sieste avec Chacha, mon p'tit gars.

Avec tout ça, je n'ai presque plus le temps de rien faire!! Et je ne culpabilise même pas : qui veut aller loin, ménage sa monture et charité bien ordonnée commence toujours par soi-même!
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mardi 2 mars 2010

Des joies simples

Ce matin, comme tous les matins depuis 5 ans, c'est la course pour arriver à l'heure à l'école ET au boulot. Lolotte, ma fillotte, est au CE1, Chacha, mon p'tit gars, en petite section de maternelle. Allez savoir pourquoi, ce matin spécialement, j'ai constaté plein de petites choses positives dans ma vie.

Première joie (très basique) : les deux écoles sont dans le même groupe scolaire. Je dépose donc Lolotte dans la cour et j'accompagne Chacha dans sa classe. Finalement, c'est un sacré gain de temps et, en plus, mes enfants peuvent se retrouver parfois dans la cour commune et ils adorent ça.

Deuxième joie : quasiment tous les matins, nous sommes 2 à accompagner nos enfants à l'école, Jules et moi. C'est quand même bonheur, ça, et ce n'est pas donné à tout le monde. Souvent, les familles doivent s'organiser, le papa le matin, la maman le soir, plus une nourrice au milieu. Parfois, la nourrice voit plus souvent les enfants que les parents eux-mêmes.

Troisième joie : contempler le visage radieux de Chacha qui, du haut de ses 3 ans et demi, est invité à un anniversaire et se réjouir pour lui!

Quatrième joie, et pas la moindre : au détour d'une conversation, je me suis rendue compte que beaucoup d'enfants dans la classe de Chacha (et même dans celle de Lolotte, d'ailleurs) avaient des parents séparés. Et, sans porter de jugement sur ces situations familiales plus ou moins complexes, j'ai réalisé que j'avais de la chance d'être toujours avec Jules, d'avoir réussi à traversé les épreuves de la vie, d'avoir surmonté les difficultés de notre couple, d'avoir toujours envie d'être ensemble et d'avoir des projets au bout de treize ans de vie commune.
Et pourtant, c'est loin d'être facile tous les jours. Alors profitons-en tant qu'on s'aime, ça ne durera peut-être pas éternellement (même si, secrètement, je rêve de finir mes vieux jours à ses côtés!) Encore un petit bout de chemin ensemble...

Des joies simples, donc, mais un grand pas pour moi vers la "guérison" de mes états d'âme. Et en plus, il y a du soleil, ô joie!
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